Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12/02/2007

Election mai 2007 ou l'illusion de la démocratie.

Pourquoi tant de tapage pour une élection qui ne changera rien à rien ? 80 pour cent des lois étant décidées à Bruxelles, je ne vois pas en quoi cette élection est importante. Pouvez-vous m'éclairer ?
A moins que ce théâtre d'ombres ne soit là que pour nous divertir, et détourner notre regard des vrais centres de pouvoir, bien loin de cette désuette souveraineté populaire. A propos, alors que les gouvernants francais se sont peu à peu défaits de leur capacité de décision au profit de l'Europe, pourquoi le nombre de postes ministériels a-t-il crû de manière exponentielle ? Les honneurs sans les responsabilités peut-être, qui n'en a jamais rêvé ? Et bien, ils l'ont fait !

Commentaires

Serais- tu cher pericles en train de nous ressortir les arguments fumeux a la villiers et lepen sur le pillage de nos pouvoirs par l'Europe?
Bienqu'il soit vrai que nous avons delegues certains de nos pouvoirs a Bruxelles dans un soucis d'union face aux risques de la mondialisation pour faire jouer la preference communautaire, il est outrageusement mensonger que d'affirmer que nous ne disposons d'aucun levier d'action pour notre pays. POurquoi tant de tapages? Parce que cette fois ci, les francais votn devoir faire un choix? Une France de l'assistance ou l'on punit celui qui travaille, et une France du merite,du respect et de la recompense pour celui qui fait des efforts!

Écrit par : eneko | 11/02/2007

Monsieur Eneko votre esprit partisan vous aveugle. Je sais bien que Monsieur Le Pen est le principal danger pour Monsieur Sarkozy, mais le problème n'est pas là. Votre argumentation ressemble plus à un slogan anonné qu'à une véritable réflexion. Si Monsieur Le Pen dit une vérité, je ne vois pas pour quelle raison je dirai le contraire, d'ailleurs Monsieur Sarkozy ne s'en prive pas, sans avoir l'honnêteté de le reconnaître.
Selon vous, y-a-t'il des questions taboues ? Frapper tout discours contradictoire de lepenisme (et donc par association d'idée de fascisme), n'est-ce pas une manipulation ? Dans quelle France vivez-vous ? Je n'ai pas l'impression quand je regarde autour de moi (et pas à la télévision) que l'Europe nous protège de la mondialisation. J'ai de la mémoire et je me souviens des promesses du début des années 90 au sujet du traité de Maastricht ; je vois juste que les résultats sont à l'inverse . Et je n'ai pas besoin de Monsieur de Villiers pour ouvrir les yeux, mais apparemment, vous avez besoin de Monsieur Sarkozy pour avoir des arguments.
Enfin, si vous croyez que la valorisation du travail règlera la grave crise identitaire que traverse la France, je pense que vous faites erreur. Une Nation sans projet, rejetant son passé, reniant ce qui fait son identité et sa spécificité, n'a pas d'avenir. Comme comunauté d'hommes libres en tous cas.
J'aimerais que vous m'expliquiez les moyens d'action dont dispose la France au sein de l'Europe.
Merci.
Périclès
http://pericles.midiblogs.com/archive/2007/02/11/election-mai-2007-ou-l-illusion-de-la-democratie.html#c78195

Écrit par : PERICLES | 11/02/2007

Quel débat ! Je suis d'accord avec Pericles (pas forcément pour les mêmes raisons) tout est joué. Ailleurs et autrement... Tiens pour la peine, voilà ce que j'en pense moi de l'élection.
http://www.minervio.com/article-6038959.html

Écrit par : Argo | 16/03/2007

Cher Pericles, pensez ce que vous voulez de mon argumentation, mais rassurez vous, bienqu'elle puisse être partisane, n'ait pas pour autant un copier-coller de ce que dit NS.

Vous avez en effet raison sur le fait que l'Europe a évolué et que l'Europe de 2007 est biensur très différente de celle de Schuman et de Monnet. Cependant, la France dispose de grands moyens au sein de l'UE, ne sous-estimer pas notre place. Membre de l'Europe historique, notre poix politique, démographique est toujours aussi important. Nous prenons par à de nombreuses décisions, même si cela est plus dur aujourd'hui car nous ne sommes plus 6 ou 15 mais désormais 27. Alors oui, l'Europe a des failles, mais non il n'y a pas de fatalités, je suis un européen convaincu, et je crois que l'UE est une chance à saisir, car c'est bel et bien unis que nous ferons face à l'émergence des grandes puissances comme la Chine, l'Inde ou encore le Pakistan. C'est ensemble, avec un nouveau traité Européen, une remise en question de la politique monétaire menée par JC Trichet que nous ferons évoluer positivement les choses, et non pas en nous retranchant, frileux, sur nos fantasmes identitaires, qui n'ont conduis comme le montre le passé qu'à affaiblir l'Europe est renforcé nos "rivaux" politiques et/ou économique.

Quant à la place du travail, oui je crois qu'elle doit occupé une fonction centrale dans notre societé avec les valeurs du mérite, du respect, de la justice, etc.

Nous n'avons pas à rougir de notre passé, nous avons fait des erreurs et les avons reconnu, je crois que la grandeur d'un peuple tiens dans sa nature à se tourner vers l'avenir plutôt qu'à avoir honte de son passé.

Mathieu Soliveres
http://liberal-democrat.midiblogs.com

Écrit par : liberal-democrat | 16/03/2007

cher Argo
Votre article (http://www.minervio.com/article-6038959.html) sur l'élection de 2007 est intéressant car il reflète bien le malaise d'une partie de la population française. La classe politique pense, depuis trois décennies, que la France est à l'abri de toutes les folies du monde et que gouverner est à la portée de tous ; qu'il suffit pour cela de se mouler dans un parti, de faire son "show" tous les cinq ou sept ans, de raconter n'importe quoi pour vendre sa soupe, et ensuite de se partager le gâteau sans prendre trop de risques pendant cinq ans, en faisant le moins de vagues possible.
Les hommes politiques pensaient, et pensent encore, que ce comportement irresponsable n'aurait jamais de conséquences.
Il parait évident que ces personnes n'ont jamais ouvert un livre d'Histoire.
Et c'est là que je suis en désaccord avec votre dernière réflexion : gouverner, c'est prévoir, et prévoir, c'est se projeter dans l'avenir. Pour illustrer ce propos, Bergson utilisait l'image du sportif : pour qu'un sportif qui fait du saut en longueur puisse se projeter loin en avant, il faut qu'il ait suffisamment de recul. En politique, le recul s'appelle la connaissance historique.
Hélas, nos dirigeants, dans leur grande majorité, non contents d'avoir des connaissances historiques très sommaires, ont la conviction que les hommes et les évènements du passé étaient de nature différente.
A la lecture d'ouvrages sur la Grèce antique, on peut s'apercevoir que l'homme n'a pas changé ; seuls l'environnement et la technologie ont évolué. L'Histoire est un éternel recommencement :
comparez les discours et l'action de Péricles (le vrai) qui vécut il y a plus de 24 siècles avec nos Bayrou, Royal...., les discours et l'action de Socrate avec notre BHL national. Vous mesurerez mieux le degré de médiocrité dans lequel sont tombés nos représentants et élites en tous genres.
Pour conclure, je rejoins le philosophe Castoriadis qui disait : "Il y a des moments dans l'Histoire où tout ce qui est faisable est un lent et long travail de préparation. Personne ne peut savoir si nous traversons une brève phase de sommeil de la société, ou si nous sommes en train d'entrer dans une longue période de régression historique."

http://pericles.midiblogs.com/

Écrit par : Péricles | 18/03/2007

Cher Périclès
Je me range avec vous derrière Castoriadis pour déplorer l'absence de création imaginative dans la politique telle qu'elle est actuellement pratiquée par nos représentants, plus préoccupés de s'arranger avec l'ordre existant, d'inscrire leurs pas au sein du triste et convenu cortège des contraintes culturelles, sociales, bureaucratiques, économiques ou électorales que de réellement imaginer un futur. Que l'imagination. " Débridée, défonctionnalisée ", revienne vite au pouvoir. C'est tout mon souhait.

Écrit par : Argo | 19/03/2007

Les commentaires sont fermés.