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05/01/2012

Nazisme hier, libéralisme aujourd'hui !

Le 18 février 2008 le gouvernement français de M. Sarkozy a reconnu la province Serbe du Kosovo comme nation indépendante et ce, après avoir approuvé le démantèlement de la Nation Française par le traité de Lisbonne: comprenne qui pourra !

A moins de décrypter ces évènements à la lueur des intérêts stratégiques des USA et l'Allemagne.

   * Pour les américains, l'objectif était d'affaiblir deux puissances mondiales et donc deux rivales potentielles : l'Europe et la Russie. La Russie, en la ceinturant d'états musulmans hostiles (la fameuse ceinture verte). L'Europe et la Russie, en donnant un signal d'encouragement puissant aux nombreuses minorités (basques, bretons, corses, Ossètes...). (1)

   * Pour l'Allemagne, l'objectif était également d'affaiblir les états européens car tout le monde peut aujourd'hui le constater : plus l'Europe se développe, plus les nations s'atomisent et plus l'Allemagne se renforce.

L'Allemagne et ses principaux ex-alliés de la seconde guerre mondiale, Croatie et Italie, furent les premiers à reconnaître l'indépendance du Kosovo, bafouant le droit international ; Allemagne qui fut pourtant la principale responsable de la dislocation de la Yougoslavie et donc de la guerre opposant les Serbes aux Croates au début des années 90, en reconnaissant l'indépendance de la Croatie de manière prématurée (2). Malgré l'Europe supra-nationale et contrairement à la France, l'Allemagne n'oublie pas ses intérêts nationaux en renouant avec son ancienne Ost-politik.

Cette reconnaissance du Kosovo s'éclaire d'ailleurs d'une lumière nouvelle, au regard des évènements de la crise de la dette. Il semble de plus en plus évident pour beaucoup de Français que le gouvernement de M. Sarkozy (3), à l'instar du gouvernement de Vichy, a décidé de défendre, coûte que coûte, les intérêts allemands. Car défendre cette politique d'austérité au prix du sacrifice des peuples d'Europe du sud (et bientôt des Français), c'est évidemment défendre les intérêts allemands.

Il est d'ailleurs amusant que cette allégeance à la puissance allemande se fasse, comme en 1940, sur des bases idéologiques. Pétain répugnait à voir le monde ouvrier accéder petit à petit, à force de luttes, à un statut d'autonomie politique dans la société française. Il préféra donc s'allier au nazisme, ruiner son pays, sacrifier son peuple et asservir son propre pays plutôt que de voir les humbles accéder à la Démocratie, et donc, par voie de conséquence, à un certain niveau de vie (4).

Et c'est pour les mêmes raisons que nos élites n'ont eu de cesse, et ce depuis le Général de Gaulle, de confisquer la Démocratie, de la vider peu à peu de son contenu (5), car elles n'ont jamais supporté de voir le peuple français accéder, dans les années 60, à un tel niveau de vie et à un tel statut d'autonomie politique.

Nazisme hier, libéralisme aujourd'hui.

Et demain, le peuple français se réveillera t-il ?

 

(1) Il n'est d'ailleurs pas exclu que certaines minorités d'origine étrangère comme les minorités musulmanes de France réclament une autonomie partielle dans certaines régions françaises et ce dans un avenir très proche.

(2) La Serbie paya très cher son opposition aux nazis dans les années 40.

(3) On pourrait en dire autant des divers gouvernements depuis Giscard.

(4) Car si vous perdez la Démocratie, vous perdrez rapidement votre niveau de vie.

(5) Grâce à cette fameuse (fumeuse) Europe !

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