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13/04/2008

L'avenir radieux de la mondialisation !

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MONDIALISATION
Hénin-Beaumont : des reclassements au Brésil et en Turquie à 300 E par mois.

 

 Sept salariés de la teinturerie Staf à Hénin-Beaumont viennent de recevoir des propositions de reclassement au Brésil et en Turquie… aux conditions salariales en vigueur dans ces pays. Voilà qui laisse peu de place au rêve.
C’est le courrier qui fait mal. Un courrier qu’ont reçu samedi sept salariés de la teinturerie Staf à Hénin-Beaumont. En substance, il y est expliqué que la société doit faire face à des difficultés économiques importantes et qu’elle envisage, en conséquence, des suppressions de postes.
L’entretien préalable au licenciement est fixé au 15 avril.
Le même jour, les sept salariés ont aussi reçu une proposition de reclassement. Et quelle proposition ! Trois postes de teinturier en Turquie et quatre postes au Brésil.
Mais histoire de refroidir ceux qui étaient tentés de rêver, la suite du courrier était moins exotique : « Nous vous précisons que l’acceptation de cette proposition de reclassement entraînerait la modification de votre contrat de travail pour motif économique avec mutation dans le groupe, reprise de votre ancienneté. Par contre, votre salaire serait équivalent à celui des ouvriers occupant le même poste dans chacun des pays concernés.
 » Le salaire en question, c’est 315 E brut par mois pour le Brésil et 230E brut par mois en Turquie… « C’est inadmissible ! C’est plus qu’une provocation, c’est se moquer de la gueule des gens ! », vitupère Alain Leclercq, un des sept salariés concernés.
En Italie, du côté de la direction des ressources humaines de Sinterama dont dépend Staf, Renzo Raggio explique que son groupe n’a fait que respecter les lois françaises en vigueur en matière de propositions de reclassement.

« Pour sauver les autres postes » Invoquant des problèmes de réduction des marchés et une société Staf déficitaire, il se doute bien que les sept salariés n’accepteront pas les propositions : « Je le sais bien. C’est quelque chose que je n’aime pas faire mais c’est pour sauvegarder les autres postes de travail.
 » Lors de son arrivée à Hénin-Beaumont en 1998, la société Staf devait recevoir une aide à l’implantation du conseil régional s’élevant à 373 500 E pour la création de soixante-dix emplois. En 2004, comme l’entreprise ne comptait que trente-quatre salariés, le chiffre avait été revu à la baisse...
avec tout de même 170 743 E. Une aide qui, alors, n’était pas soumise à garantie.
Aujourd’hui, les sept salariés n’attendent plus que leur solde de tout compte. Et a priori, ce ne sera pas pour partir en voyage.
 

•  P.-L. F.  article publié le jeudi 3 avril sur la voix du nord.fr

 

Voici donc les premiers fruits de la mondialisation et de l'Europe libérale arrivés à maturité. Les Français n'ont, hélas, pas  compris (malgré la gifle du mini-traité) que la récolte n'était encore qu'à ses débuts, et ils s'apercevront tôt ou tard que ces fruits auront un goût amer pour nombre d'entre eux !

Les classes dominantes parachèvent leur oeuvre : supprimer tout ce qui faisait obstacle aux profits. Il suffisait pour cela de faire disparaître le sens du collectif dans notre société en favorisant  l'individualisme à outrance, en détruisant la Nation, la République, la famille, les syndicats..., bref en détruisant tous les liens de solidarité existant entre les individus.

Ce qui paraîtra incroyable, au regard de l'Histoire, c'est que ce démantèlement aura été exécuté avec la bénédiction du peuple français qui, pendant près de 30 ans, aura remis avec une extraordinaire constance son destin entre les mains de ses bourreaux.

Libre à vous de croire que ces changements étaient inévitables et que personne n'y pouvait rien.  De tout temps, les opinions dominantes ont toujours servi les intérêts des classes dominantes.

Après ses escapades du dix-huitième au vingtième-siècle dans les forêts de la liberté, le peuple français, aura été sagement remis dans son enclos. Qui lui expliquera qu'entre l'enclos et l'abattoir, il n'y a souvent qu'un pas ?

Commentaires

Je pense qu'on a créé de nouveaux espaces du "collectif" mais qui n'ont pas toujours grand chose à voir avec la France et sa société (voir comment les gens s'enflamment pour le Tibet dont on ne connait rien). Tout ça me sidère. Bien sûr on doit se sentir concerné par les horreurs perpétrés un peu partout dans le monde mais on devrait tout de même voir en priorité ce qui met en jeu notre vie et surtout celle de nos enfants.

Écrit par : Marie | 17/04/2008

perpétrées, désolée :-)

Écrit par : Marie | 17/04/2008

Charité bien ordonnée commence par soi même ! CQFD

Écrit par : Péricles | 20/04/2008

Les commentaires sont fermés.