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28/11/2013

El Watan / Finkielkraut : quand la mauvaise foi n’a plus de limites…

Un récent incident a opposé chez Taddeï, « ce soir ou jamais », Alain Finkielkraut et le cinéaste fils d’immigrés algériens Abdel Raouf Dafri lequel, ne cessant d’interrompre notre philosophe, poussa ce dernier à lui crier de se taire. Voici le compte rendu qu’en fit dans le journal algérien El Watan du 21 novembre un certain Maurice Tarik Maschino.

Hors de lui, le visage en feu, la bouche tordue de haine, se balançant de droite à gauche et d’avant en arrière, quasiment possédé par une rage folle, Alain Finkielkraut paraît prêt à se jeter sur son contradicteur qui vient de résumer les propos de son dernier livre L’identité Malheureuse. »

Et notre finaud chroniqueur d’El Watan de résumer à son tour le résumé dans les termes suivants (ce sont des mots attribués au philosophe mais que ce dernier n’a donc jamais utilisés) : « J’aimais bien la France d’avant, mais celle de maintenant, je ne peux plus la supporter, il y a trop de négros et de bicots. »« Raccourci brutal », reconnaît M.Maschino, « mais vrai », affirme-t-il. Reprochant encore au philosophe de « jouer les universitaires qui fait mine de n’accuser personne », il conclut :  » prisonnier de ses phobies, ce minable (…), de livres en interviews, vomit les mêmes insanités. »

Faute de pouvoir dénoncer un racisme incontestablement avéré, notre journaliste colle donc de gré ou de force dans la bouche adverse les
mots qu’ils se languit tant d’en entendre jaillir. Voici le lecteur algérien informé au mieux sur cette France où un enseignant à Polytechnique (certes récent retraité) « phobique, minable vomissant négros et bicots, jouant les universitaires », anime par ailleurs impunément depuis quinze saisons une émission de haute volée sur France Culture, radio d’État.

Plus mystérieux encore, ces innombrables préfectures de l’ancien colonisateur, perpétuellement prises d’assaut par d’algériennes files en attente de Saint Graal : le permis de vivre et de prospérer en ce raciste paradis. L’on sent d’évidence une certaine amertume chez M. Maschino. Peut-être précisément celle d’une soupe dans laquelle l’on passe sa vie à consciencieusement cracher ?

 

Source : Boulevard voltaire.fr