Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

24/05/2008

Un nouveau totalitarisme ?



L'Histoire ne serait-elle qu'un éternel recommencement ? Après avoir gangrené l'humanité au début du vingtième siècle, le prurit totalitaire semblait s'être apaisé. Il réapparaît aujourd'hui sous une nouvelle forme : l'Islam. 1cae1b8dd88cc53fa8ae96015876c41a.jpg


Ironie de l'Histoire, c'est ceux qui combattaient le plus farouchement la réaction religieuse -la gauche en l'occurrence mais pas seulement- qui s'en font aujourd'hui les plus ardents défenseurs.

Pourquoi ? Est-ce parce que cette nouvelle idéologie totalitaire ressemble presque trait pour trait au stalinisme le plus dogmatique :

- mêmes buts : une société totalitaire où l'individu disparaît au profit de la communauté (communisme), société policière et anti-démocratique où la vie humaine hors communauté n'a aucune valeur. Négation de la culture et des valeurs occidentales (individualisme, liberté d'opinion, liberté religieuse, droit de l'homme mais aussi respect de la femme, citoyenneté, rationalisme...)

- même méthodes : subversion, technique de guérilla, propagande, double langage, manipulation, endoctrinement, utilisation des faiblesses et des contradictions de la démocratie contre elle-même.
Il n'y a pas de doute, ces individus ont lu Lénine ("Que faire ?"), Mao ("La guerre révolutionnaire") et Hitler ("Hitler m'a dit" de Rauschning).bb9225ca1406106ce524ea48158daffa.jpg

Autre ironie de l'Histoire ; les Nations et les peuples européens refont les mêmes erreurs à l'identique, 70 ans après : l'Angleterre, fidèle à sa tradition libérale, pense que les mouvements extrémistes s'essouffleront d'eux-mêmes ; la France, fidèle à sa tradition chrétienne et universaliste, nie tout d'abord la réalité et l'importance du problème et pense qu'amour, compassion et dialogue suffiront à désarmer les méchants.
Le traité de Munich n'a pourtant pas empêché la deuxième guerre mondiale, bien au contraire : il fut un formidable encouragement adressé à Hitler.

0882b1340e977c32e6b1f053edf4e064.jpgL'Islam wahhabite, religion dominante dans les banlieues occidentales mais aussi dans la majeure partie des pays musulmans, est une idéologie totalitaire qui, à l'instar du communisme et du nazisme, a besoin de la violence et de la guerre pour exister. La violence n'est donc pas un moyen politique mais le but ultime.

Hélas, bien peu de nos concitoyens en ont aujourd'hui conscience (il est vrai que nos dirigeants et nos médias ne font rien pour éveiller les esprits).
Ce n'est pas en niant la réalité, en minimisant l'ampleur du danger, qu'on pourra répondre de manière mesurée à ce nouveau défi. Quand, de surcroît, les peuples européens renient volontairement leurs Histoires, leurs valeurs, leurs cultures et sabordent leurs nations, il y a là un effet démultiplicateur qui pourrait bien nous conduire à de grandes tragédies.

Il ne s'agit pas de dénigrer l'Islam en tant que tel, le wahhabisme n'ayant plus grand chose à voir avec la spiritualité musulmane (il en serait même la négation) ; c'est en fait une nouvelle mutation du mal totalitaire qui a pris l'apparence d'une spiritualité séculaire (l'Islam) afin de mobiliser les masses (car il n'y jamais eu et il n'y aura jamais de totalitarisme sans embrigadement des masses).

Les totalitarismes communistes et nazis furent les maladies infantiles (comme disait Lénine) des sociétés occidentales modernes (du moins, espérons-le !) qui avaient proclamé la mort de Dieu. Le wahhabisme est donc la preuve vivante que le monde musulman est entré de plain-pied dans la modernité, pour le meilleur comme pour le pire !

14/05/2008

Discrimination raciale en France : mensonge organisé ?

Je m'interroge souvent sur la signification de l'obsession des élites politiques et médiatiques françaises au sujet de la discrimination raciale.

Julien Landfried suggère, dans son dernier livre, que la dérive idéologique de la "gauche" française (qui de la lutte des classes a abouti à la lutte des races) serait essentiellement liée à la chute des systèmes communistes et donc à l'effondrement de l'idéologie marxiste.

Cette explication n'est pas fausse, mais comment justifier le fait que la "gauche" non totalitaire ne soit pas revenue vers l'idéal républicain qui fut pourtant la seule idéologie qui ait permis d'approcher, dans les pratiques, de l'humanisme universaliste des Lumières ?

La bêtise est évidemment une des explications, mais est-ce la seule ?

972def577068f9979497e2a3ccc1310a.jpgPetit retour en arrière : à partir de quel moment la gauche française a-t-elle décidé d'abandonner l'idéologie marxiste ? Ce n'est pas en 1989, date de la chute du mur de Berlin, mais en 1984 que notre gauche s'est caviardisée sans complexes. Après avoir conquis le pouvoir avec des discours révolutionnaires et subversifs, il ne lui restait plus qu'à se débarrasser d'une idéologie devenue un tantinet encombrante.

Mais alors pourquoi ne pas revenir à l'idéal républicain ? Tout simplement parce que c'est également une idéologie subversive : l'homme et la collectivité humaine sont les buts suprêmes, l'argent et le profit n'étant que des moyens parmi d'autres. Mitterrand a très vite compris , en bon opportuniste, qu'on pouvait facilement embobiner le peuple mais pas les pouvoirs de l'argent (et comme le dit la maxime : on ne mord pas la main qui vous finance).58d4cd5af22aaef4e40659435c972058.jpg
J'ajouterais que les principes républicains n'éludent pas les conflits internes à la société (contrairement aux idéologies totalitaires comme le fascisme, le communisme ou le commutarisme) ce qui peut sembler dangereux pour toute personne ou organisation désirant garder le pouvoir pour le pouvoir.

Au moment même où elle accédait au pouvoir, et après avoir usé de toutes les ficelles de la démagogie, la gauche se voyait bien embarrassée avec ces deux idéologies qui pouvaient désormais se révéler à double tranchant. Face aux réalités du pouvoir, le temps des discours démagogiques était compté, la croisée des chemins était proche : il fallait désormais choisir entre l'éthique de la responsabilité avec tous les risques qu'elle implique, et l'éthique du mensonge, seule à même de garantir la conservation du pouvoir à moyen terme.

05290a6a1b96558aff83f7858417900e.jpgC'est en lorgnant du côté des USA que la gauche française a trouvé son nouveau crédo : la lutte contre les discriminations raciales et le retour aux communautés. Rien de tel pour diviser un peuple et occulter les problèmes économiques ; en effet, ces nouveaux dogmes présentaient l'immense avantage de limiter les conflits sociaux ascendants (revendications salariales pour n'en citer qu'un) et d'étendre les conflits transversaux (conflits inter-ethniques, religieux, sexuels...), tout ceci pour le plus grand profit des classes possédantes qui se voyaient libérées de toutes les pressions sociales que la République et le marxisme leur avaient imposées depuis 1944. Ce qui explique, en partie, pourquoi la droite française n'a, depuis, jamais vraiment contesté cette idéologie, se contentant de mimer la pantomime du conflit droite/gauche au grand théâtre des illusions cathodiques.

C'est donc dans la deuxième partie des années 80 qu'a commencé la propagande anti-raciste. Propagande digne de Staline ou de Goebbels, menée de main de maître par Mitterrand en personne. Goebbels était parvenu, en quelques mois, à faire croire aux Allemands qu'ils étaient antisémites ; Mr Mitterrand, quant à lui, a convaincu les français qu'ils étaient racistes tout en se faisant passer pour un humaniste : artiste diabolique..... mais artiste quand même.0e044be276c8525640083bec86560053.jpg

Je vois poindre sur les lèvres de nos bien-pensants l'objection qui, depuis trente ans, clôt tout débat sur le sujet : "Monsieur, vous êtes un raciste qui voudrait occulter les problèmes de la discrimination raciale dans notre pays" ?

Mon propos n'est pas d'occulter ce problème ; nul doute que le racisme existe dans notre pays (quel pays pourrait se targuer de n'avoir aucun citoyen raciste ?) et qu'il faut le combattre avec fermeté. Mais j'ai également l'intime conviction que cet intérêt récent de nos élites pour les problèmes raciaux cache des motivations moins avouables, disons plus sonnantes et trébuchantes !


Ainsi, il ne fait aucun doute dans mon esprit que le pseudo-combat contre la discrimination raciale n'est qu'une manipulation servant à occulter une autre discrimination tout aussi destructrice socialement , et qui est pourtant passée totalement sous silence : la discrimination politique et syndicale (1) dans les entreprises.

4ddae05faedeafbf246cec8a48682e3f.jpgPendant que les marionnettes de Mr Mitterrand criaient "Touche pas à mon pote", les entreprises licenciaient les syndicalistes à tour de bras et ce, dans un silence médiatique total.
Une coïncidence ? Un hasard ? Une contradiction à coup sûr pour un parti qui se disait socialiste ; quoique pour être en contradiction avec lui-même, il aurait fallu que Mr Mitterrand agisse à l'opposé de ses convictions, ce qui n'était pas le cas puisqu'il n'avait que le pouvoir comme objectif.


Toute personne ayant travaillé dans la grande distribution (2) à cette époque (grosse pourvoyeuse de fonds du PS dans les années 80) sait que les méthodes utilisées par ces enseignes pour décourager leur personnel de jouir de leurs droits (sociaux, économiques et politiques) étaient pour le moins brutales, inhumaines et, la plupart du temps, illégales. Toute personne ayant travaillé dans la grande distribution à cette époque sait que la corruption à l'égard des hommes politiques était tellement généralisée que personne n'aurait eu l'idée de se taire. La plupart des extensions de CDUC (3) étaient illégales, le droit du travail était interprété à la sauce "ultra-libérale", le harcèlement moral était préconisé comme un mode de management normal dans la formation des cadres...

Combien d'employés du commerce sur le carreau, dépressifs ou suicidés ? Combien de "unes" dans les grands médias ? Comme si la couverture médiatique était inversement proportionnelle à la représentativité du phénomène. Un hasard ou bien une nécessité pour nos élites ?

L'anti-racisme, nouvelle invention des possédants pour escamoter le concept de lutte des classes et combattre la démocratie républicaine, deux derniers obstacles idéologiques à leur hégémonie économique et politique à l'instar des élites américaines ! Car seules ces deux idéologies furent, dans notre Histoire récente, de puissants leviers qui permirent la remise en cause de l'ordre établi.



(1) Le citoyen syndiqué lutte pour partager les richesses créées par les entreprises. La démocratie républicaine avait comme idéal le vivre-ensemble dans une relative justice sociale. Deux états de faits qui ont toujours été combattus farouchement par les élites possédantes, adeptes des théories d'Adam Smith.


(2) Je précise : à un certain niveau de responsabilité.

(3) Surface commerciale autorisée à l'accès du publique.

08/05/2008

En hommage aux combattants de 39/45

454678597ba79524bd842ff69bbe0da5.jpg



b93a81b50d8c81e7aad18481eadb2938.jpg The War, documentaire américain retraçant l'engagement militaire des USA dans la seconde guerre mondiale, est diffusé tous les mercredi soir sur Arte. Je suis tombé dessus , par hasard, n'ayant pas suivi les précédents épisodes. L'épisode dont je vais parler (du mercredi 19 mars 2008)  relatait la campagne d'Italie de 1943/44. L'auteur semble avoir préféré endosser le costume de romancier à celui d'historien, privilégiant l'épopée à la description "objective" des faits historiques.

 

Ce qui est choquant n'est pas tant cette approche émotionnelle et subjective du conflit que cet écart entre la vision américaine et la vision française de leur histoire en général, et de leurs armées respectives en particulier.
L'une sait enjoliver, oublier les faits les plus dévalorisants, exalter les moments les plus héroïques. L'autre ne sait que8c790aa2df57e17c25b30b1018120d97.jpg dénigrer, ridiculiser, souligner les faits les plus sordides sous couvert d'objectivité historique.

 

Qui n'a pas appris à l'école que les généraux de 1914 (j'ai déjà évoqué le conflit de 1914/18 dans une précédente note) et de 1940 étaient des vieillards séniles et stupides, militairement incompétents et que seule la bienveillance et le génie américain nous aurait permis d'échapper aux désastres ?
Qui n'a pas appris à l'école que, contrairement aux USA et à l'Angleterre qui se sont comportés héroïquement, seule la France s'est lâchement agenouillée face aux nazis ?
0708c884ee76d5bcf1cc42235c820f16.jpg

 

Tous nos propagandistes oublient bien vite que l'Angleterre, si elle n'avait pas été protégée par la Manche, aurait subi le même sort , vu son impréparation militaire en mai 1940. Ils oublient également la lourde résponsabilité des USA et de l'Angleterre dans la défaite militaire française de mai-juin 1940.

 

Qu'en est-il du génie militaire américain durant la campagne d'Italie et des faits largement passés sous silence dans le documentaire "The War" ? Pendant la campagne d'Italie, les généraux américains (et anglais dans une moindre mesure), mais aussi les responsables politiques, commirent de lourdes fautes stratégiques et tactiques qui faillirent leur coûter un désastre.
Le commandement allié décida de l'invasion de l'Italie, à partir de la Sicile, en fonction de la couverture aérienne. Il orienta donc l'effort militaire principal sur l'orteil de la botte italienne, là où les allemands les attendaient le plus. Cette approche stratégique souligne l'académisme et le manque d'imagination des généraux alliés qui préféraient tabler sur la quantité de leurs moyens (tant pis pour la95b906ef64e1d3741e3a4b3742b1c1a7.jpg chair à canon) que sur leur génie tactique. Selon Sir Lidell hart : " Pour sêtre présenté là où  l'adversaire les attendait, les alliés subirent un échec coûteux , tant en vies humaines qu'en temps perdu ; et ils frisèrent un désastre qui ne fût évité que de peu".
Vu l'étroitesse du front, les allemands n'eurent pas de mal à stopper les alliés notamment devant Cassino. " ... l'attaque directe sur des fronts étroits n'amène généralement que des résultats négatifs. Même une grosse supériorité de moyens suffit rarement si elle ne dispose pas d'un espace de manoeuvre." Lidell Hart.

 

Sur la bataille d'Anzio évoquée dans le documentaire "The War", l'erreur tactique est encore plus évidente : face à l'absence de toute opposition, le commandement allié préféra attendre pour renforcer ses moyens plutôt que d'exploiter rapidement l'avantage (erreur classique chez les généraux médiocres, quelque soit leur nationalité).
882ce070f4e296d1f83f43c6c046502d.jpg

 

Enfin, sur l'action de l'armée française dans cette bataille (sujet à peine évoqué dans le documentaire) : ce sont les troupes françaises du Général Juin, utilisant ses spécialistes des combats en montagne, qui permirent, par un effet de surprise, de désserrer l'étreinte allemande sur Cassino et mettre ainsi fin à 9 mois d'enlisement. Cette percée d'une dizaine de KM exécutée en trois jours fit l'effet d'un levier qui facilita l'action de la huitième armée britannique sur Cassino mais aussi l'action de l'armée US le long de la côte, creusant la brêche qui ouvrait la route des alliés sur Rome.

Les armées alliées ne brillèrent donc pas toujours par leur génie tactique et stratégique(contrairement aux armées allemandes) et la victoire ne fut obtenue qu'au prix d'une énorme supériorité de moyens (l'allemagne combattait sur une multitude de fronts avec des armées souvent dispersées : front Ouest, Est et Sud).

 

   Supériorité de moyens que la France n'avait pas en mai 1940.f9ab0072dffd07087fbce79bcd8819d0.jpg

 

 

Article déjà publié sur ce site en avril 2008

13/04/2008

L'avenir radieux de la mondialisation !

edc17eeef358740b9df826bebd121325.jpg

 

MONDIALISATION
Hénin-Beaumont : des reclassements au Brésil et en Turquie à 300 E par mois.

 

 Sept salariés de la teinturerie Staf à Hénin-Beaumont viennent de recevoir des propositions de reclassement au Brésil et en Turquie… aux conditions salariales en vigueur dans ces pays. Voilà qui laisse peu de place au rêve.
C’est le courrier qui fait mal. Un courrier qu’ont reçu samedi sept salariés de la teinturerie Staf à Hénin-Beaumont. En substance, il y est expliqué que la société doit faire face à des difficultés économiques importantes et qu’elle envisage, en conséquence, des suppressions de postes.
L’entretien préalable au licenciement est fixé au 15 avril.
Le même jour, les sept salariés ont aussi reçu une proposition de reclassement. Et quelle proposition ! Trois postes de teinturier en Turquie et quatre postes au Brésil.
Mais histoire de refroidir ceux qui étaient tentés de rêver, la suite du courrier était moins exotique : « Nous vous précisons que l’acceptation de cette proposition de reclassement entraînerait la modification de votre contrat de travail pour motif économique avec mutation dans le groupe, reprise de votre ancienneté. Par contre, votre salaire serait équivalent à celui des ouvriers occupant le même poste dans chacun des pays concernés.
 » Le salaire en question, c’est 315 E brut par mois pour le Brésil et 230E brut par mois en Turquie… « C’est inadmissible ! C’est plus qu’une provocation, c’est se moquer de la gueule des gens ! », vitupère Alain Leclercq, un des sept salariés concernés.
En Italie, du côté de la direction des ressources humaines de Sinterama dont dépend Staf, Renzo Raggio explique que son groupe n’a fait que respecter les lois françaises en vigueur en matière de propositions de reclassement.

« Pour sauver les autres postes » Invoquant des problèmes de réduction des marchés et une société Staf déficitaire, il se doute bien que les sept salariés n’accepteront pas les propositions : « Je le sais bien. C’est quelque chose que je n’aime pas faire mais c’est pour sauvegarder les autres postes de travail.
 » Lors de son arrivée à Hénin-Beaumont en 1998, la société Staf devait recevoir une aide à l’implantation du conseil régional s’élevant à 373 500 E pour la création de soixante-dix emplois. En 2004, comme l’entreprise ne comptait que trente-quatre salariés, le chiffre avait été revu à la baisse...
avec tout de même 170 743 E. Une aide qui, alors, n’était pas soumise à garantie.
Aujourd’hui, les sept salariés n’attendent plus que leur solde de tout compte. Et a priori, ce ne sera pas pour partir en voyage.
 

•  P.-L. F.  article publié le jeudi 3 avril sur la voix du nord.fr

 

Voici donc les premiers fruits de la mondialisation et de l'Europe libérale arrivés à maturité. Les Français n'ont, hélas, pas  compris (malgré la gifle du mini-traité) que la récolte n'était encore qu'à ses débuts, et ils s'apercevront tôt ou tard que ces fruits auront un goût amer pour nombre d'entre eux !

Les classes dominantes parachèvent leur oeuvre : supprimer tout ce qui faisait obstacle aux profits. Il suffisait pour cela de faire disparaître le sens du collectif dans notre société en favorisant  l'individualisme à outrance, en détruisant la Nation, la République, la famille, les syndicats..., bref en détruisant tous les liens de solidarité existant entre les individus.

Ce qui paraîtra incroyable, au regard de l'Histoire, c'est que ce démantèlement aura été exécuté avec la bénédiction du peuple français qui, pendant près de 30 ans, aura remis avec une extraordinaire constance son destin entre les mains de ses bourreaux.

Libre à vous de croire que ces changements étaient inévitables et que personne n'y pouvait rien.  De tout temps, les opinions dominantes ont toujours servi les intérêts des classes dominantes.

Après ses escapades du dix-huitième au vingtième-siècle dans les forêts de la liberté, le peuple français, aura été sagement remis dans son enclos. Qui lui expliquera qu'entre l'enclos et l'abattoir, il n'y a souvent qu'un pas ?

02/04/2008

The War : subtil exercice de propagande ?

454678597ba79524bd842ff69bbe0da5.jpg



b93a81b50d8c81e7aad18481eadb2938.jpg The War, documentaire américain retraçant l'engagement militaire des USA dans la seconde guerre mondiale, est diffusé tous les mercredi soir sur Arte. Je suis tombé dessus , par hasard, n'ayant pas suivi les précédents épisodes. L'épisode dont je vais parler (du mercredi 19 mars 2008)  relatait la campagne d'Italie de 1943/44. L'auteur semble avoir préféré endosser le costume de romancier à celui d'historien, privilégiant l'épopée à la description "objective" des faits historiques.

 

Ce qui est choquant n'est pas tant cette approche émotionnelle et subjective du conflit que cet écart entre la vision américaine et la vision française de leur histoire en général, et de leurs armées respectives en particulier.
L'une sait enjoliver, oublier les faits les plus dévalorisants, exalter les moments les plus héroïques. L'autre ne sait que8c790aa2df57e17c25b30b1018120d97.jpg dénigrer, ridiculiser, souligner les faits les plus sordides sous couvert d'objectivité historique.

 

Qui n'a pas appris à l'école que les généraux de 1914 (j'ai déjà évoqué le conflit de 1914/18 dans une précédente note) et de 1940 étaient des vieillards séniles et stupides, militairement incompétents et que seule la bienveillance et le génie américain nous aurait permis d'échapper aux désastres ?
Qui n'a pas appris à l'école que, contrairement aux USA et à l'Angleterre qui se sont comportés héroïquement, seule la France s'est lâchement agenouillée face aux nazis ?
0708c884ee76d5bcf1cc42235c820f16.jpg

 

Tous nos propagandistes oublient bien vite que l'Angleterre, si elle n'avait pas été protégée par la Manche, aurait subi le même sort , vu son impréparation militaire en mai 1940. Ils oublient également la lourde résponsabilité des USA et de l'Angleterre dans la défaite militaire française de mai-juin 1940.

 

Qu'en est-il du génie militaire américain durant la campagne d'Italie et des faits largement passés sous silence dans le documentaire "The War" ? Pendant la campagne d'Italie, les généraux américains (et anglais dans une moindre mesure), mais aussi les responsables politiques, commirent de lourdes fautes stratégiques et tactiques qui faillirent leur coûter un désastre.
Le commandement allié décida de l'invasion de l'Italie, à partir de la Sicile, en fonction de la couverture aérienne. Il orienta donc l'effort militaire principal sur l'orteil de la botte italienne, là où les allemands les attendaient le plus. Cette approche stratégique souligne l'académisme et le manque d'imagination des généraux alliés qui préféraient tabler sur la quantité de leurs moyens (tant pis pour la95b906ef64e1d3741e3a4b3742b1c1a7.jpg chair à canon) que sur leur génie tactique. Selon Sir Lidell hart : " Pour sêtre présenté là où  l'adversaire les attendait, les alliés subirent un échec coûteux , tant en vies humaines qu'en temps perdu ; et ils frisèrent un désastre qui ne fût évité que de peu".
Vu l'étroitesse du front, les allemands n'eurent pas de mal à stopper les alliés notamment devant Cassino. " ... l'attaque directe sur des fronts étroits n'amène généralement que des résultats négatifs. Même une grosse supériorité de moyens suffit rarement si elle ne dispose pas d'un espace de manoeuvre." Lidell Hart.

 

Sur la bataille d'Anzio évoquée dans le documentaire "The War", l'erreur tactique est encore plus évidente : face à l'absence de toute opposition, le commandement allié préféra attendre pour renforcer ses moyens plutôt que d'exploiter rapidement l'avantage (erreur classique chez les généraux médiocres, quelque soit leur nationalité).
882ce070f4e296d1f83f43c6c046502d.jpg

 

Enfin, sur l'action de l'armée française dans cette bataille (sujet à peine évoqué dans le documentaire) : ce sont les troupes françaises du Général Juin, utilisant ses spécialistes des combats en montagne, qui permirent, par un effet de surprise, de désserrer l'étreinte allemande sur Cassino et mettre ainsi fin à 9 mois d'enlisement. Cette percée d'une dizaine de KM exécutée en trois jours fit l'effet d'un levier qui facilita l'action de la huitième armée britannique sur Cassino mais aussi l'action de l'armée US le long de la côte, creusant la brêche qui ouvrait la route des alliés sur Rome.

Les armées alliées ne brillèrent donc pas toujours par leur génie tactique et stratégique(contrairement aux armées allemandes) et la victoire ne fut obtenue qu'au prix d'une énorme supériorité de moyens (l'allemagne combattait sur une multitude de fronts avec des armées souvent dispersées : front Ouest, Est et Sud).

 

 Supériorité de moyens que la France n'avait pas en mai 1940.f9ab0072dffd07087fbce79bcd8819d0.jpg

14/03/2008

Les Oligarques: Essai d'histoire partiale

c1efefd2ae17435bc42cbc2e9f7e01b3.jpg

 

Ancien " poilu " de 14, ce militant notoire du rapprochement franco-allemand entre les deux guerres est révoqué par Vichy. C'est en 1942 qu'il écrit cet " hymne à la divine liberté perdue " qu'est les Oligarques (petite minorité d'Athéniens bien-nés qui à deux reprises vers l'an 400 avant notre ère exercèrent un pouvoir despotique sur leurs concitoyens au nom d'une conception aristocratique de la société).
Destiné aux Editions de Minuit clandestine, le livre parut pour finir après la Libération : entre les lignes de ce brillant et offensif exercice d'histoire partiale se lit un parallèle troublant entre deux époques séparées par plus de deux mille années. Avec, pour le lecteur d'aujourd'hui, cette interrogation fondamentale : l'histoire n'est-elle qu'un recommencement ? Et ce doute qui le saisit : pourquoi donc les bons triompheraient-ils nécessairement des méchants ?

 Les Oligarques: Essai d'histoire partiale

25/02/2008

Obama/Clinton/McCain ou la démocratie par procuration !

La France serait-elle devenue l'ombre d'elle-même ?

En effet, au moment précis où les députés français sabordent la Nation française, fondement même de notre démocratie, en capitulant à Versailles et mettant ainsi un terme à un peu plus de deux siècles de souveraineté populaire, on apprend que les français se passionnent pour les élections américaines (38% seraient pour Obama). Ces faits rappellent étrangement l'intérêt que portaient les peuples colonisés du XIXème siècle à l'égard des débats politiques secouant les Nations qui les assujettissaient!97012f09fa8f5dc1766764afc9f9e195.jpg

Y eut-il une différence, sur le traitement des indigènes, entre le Second Empire et la troisième République ?

Les bombardements des villages vietnamiens furent-ils si différents entre le règne de Kennedy et celui de Nixon ?

Les Français ont donc troqué leur liberté pour gagner quelques années de confort, de bonheur et d'illusions. Illusion de croire qu'un monde sans conflits est possible (est-ce seulement souhaitable ?) ; illusion de croire qu'on peut confier son destin et ses intérêts à des mains étrangères, sans les voir un jour menacés.

 

Cette politique française de servitude volontaire n'est pas nouvelle (1). Elle fut même l'une des marques de fabrique de la quatrième République. Ces abandons de souveraineté n'empéchèrent hélas pas les conflits, loin s'en faut (guerre civile de 1940/44 liée aux renoncements de la troisième République, guerre civile de 1955/62).

Seul De Gaulle, pourtant monarchiste de conviction, défendit les valeurs de la république et l'honneur de son peuple.

f0dfd23d9d79164a9afb465414d077fd.jpgHomme cultivé, il aimait citer les auteurs antiques comme cet aphorisme de Tite Live : "La servitude coûte plus cher que la guerre".

Formé aux humanités, ayant reçu une éducation classique, la rigueur, la précision mais aussi la profondeur de sa pensée avaient été acquises au contact des penseurs antiques. Ce qui peut, rétrospectivement, éclairer certaines de ses décisions.

Par exemple sa décision de doter la France de l'arme nucléaire contre la volonté farouche des USA s'éclaire d'un jour nouveau à la lumière de cette citation, tirée d'un ouvrage de Thucydide : "La jalousie ne refuse à personne de bien ménager ses intérêts lorsqu'il s'agit des plus grands risques".

L'antiquité devrait donc redevenir l'un des piliers  de la formation intellectuelle de nos élites. Car n'est-ce pas sa redécouverte qui, à partir du  XVème siecle, fut à l'origine du mouvement intellectuel des Lumières, aboutissant au renouveau démocratique en Occident ?

Car c'est bien l'inculture et la pauvreté intellectuelle (2), conduisant au dogmatisme (3), lui-même à l'origine d'une interprétation erronée et fanatique des théories de la guerre totale de Clausewitz (4), qui ont débouché sur les boucheries stériles de 14/18 et de 39/45 (5).

N'en déplaise à Monsieur Camille de Toledo (lire à ce sujet), la Nation n'y est pour rien.

Mais comme disait Paul Valéry, "les leçons de l'Histoire n'ont jamais servi à rien". 

 

(1) Cette volonté de perdre sa souveraineté est liée, selon moi, à une peur presque mystique du conflit (Entre sociétés mais aussi dans la société ). Cette peur serait, elle-même, liée au choc occasionné par le premier conflit mondial, selon certains  historiens. 

(2) ...et non pas le nationalisme ou le patriotisme comme le suggéra subtilement la propagande communiste dès 1917.  Cliché qui est, depuis, rentré dans les moeurs.

(3) De Gaulle attribuait déjà, en son temps, certains excès de la première guerre mondiale à la pauvreté intellectuelle de nombre d'officiers de l'armée française. Il n'était d'ailleurs pas le seul, Lyautey le déplorait également.

(4) lire à ce sujet le remarquable ouvrage de Sir Basil Liddell Hart : "Stratégie"

(5) Hitler reste l'incarnation par excellence de cette inculture.

21/02/2008

Les sectes sont "un non-problème", selon Sarkozy

 Alors que les laïques craignent le retour d'un catholicisme pourtant moribond,  Mr Sarkozy tente d'imposer sa spiritualité personnelle : la scientologie.  Il est évident que, contrairement au christianisme, la scientologie ne voit pas d'inconvénients au "fric sans états d'âme". Signe des temps !

Péricles 

 

L'hebdomadaire a publié une interview dans laquelle Emmanuelle Mignon déclare que les sectes sont "un non-problème", que "la liste établie en 1995 est scandaleuse" et qu'"on peut s'interroger" sur la menace représentée par la Scientologie. La directrice de cabinet avait démenti avoir tenu de tels propos.

Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Sipa)

Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Sipa)

Interrogé par nouvelobs.com, Marc Dolisi, rédacteur en chef délégué de l'hebdomadaire VSD a maintenu, mercredi 20 février, les propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.
Dans un communiqué, cette dernière avait démenti les propos que lui avait fait tenir le magazine mercredi. Je "n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD, selon lesquels 'les sectes seraient un non-problème en France'", avait affirmé la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.
"Interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République dans ce domaine, j'ai rappelé la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet", explique-t-elle.
"Soit ces mouvements et ces groupes troublent l'ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés -les moyens de rendre plus efficaces ces poursuites sont d'ailleurs à l'étude. Soit ils ne troublent pas l'ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience", résume-t-elle.
"Il semblerait que l'on soit entré dans l'ère du démenti. Bientôt il faudra la présence d'un huissier à chaque interview, comme pour les mariages", commente Marc Dolisi à nouvelobs.com.

"Scandaleuse"

L'hebdomadaire a ensuite fait parvenir un communiqué dans lequel il confirme bien les propos d'Emmanuelle Mignon. "Emmanuel Fansten, journaliste à VSD, a rencontré Mme Emmanuelle Mignon a son bureau de l'Elysée le mercredi 6 février de 11h15 à 12h00", indique le magazine.
"La rédaction de VSD confirme que les propos cités dans l'entretien ont bien été tenus, dans le cadre de ce rendez-vous", précise le communiqué.
VSD est paru mercredi matin avec une interview de cette proche du chef de l'Etat. Elle affirme que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème". "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, évoquant la liste des "mouvements sectaires" mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la Scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger", poursuit-elle selon VSD. "Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix". Les rapports parlementaires français considèrent que l'Eglise de Scientologie est une secte. La scientologie bénéficie toutefois du statut de religion dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis.

La Miviludes bientôt rattachée à l'Intérieur

Emmanuelle Mignon indique, selon VSD, que le gouvernement compte "transformer" la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), instituée auprès du Premier ministre, "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". "A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien", accuse-t-elle.
Selon la directrice de cabinet du président, "l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice".

"Assurer la liberté de croyance de tous"


Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes début février. Elle a notamment mis en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie.
Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et "assurer la liberté de croyance de tous".
Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées "émues et indignées" par ces déclarations.
L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de "violations de la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution.

"La croyance diffuse des valeurs"


La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril, a indiqué l'organisme samedi, précisant que c'est au chef du gouvernement qu'il revient de décider de rendre public ce rapport ou non.
Un document de travail, issu d'une réunion commune du conseil d'orientation et du comité exécutif de la Miviludes tenue le 7 février, a été transmis vendredi aux différents ministères concernés (Intérieur, Justice, Santé...).
Emmanuelle Mignon souligne par ailleurs que Nicolas Sarkozy est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société".
"La quête de sens n'a sûrement jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. La croyance diffuse des valeurs, et tout ce qui diffuse des valeurs est positif", assure-t-elle.
 
Publié Nouvel-Obs.com le 20 02 2008

18/02/2008

Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?

Devant nous l'an 2000. Quelques heures nous séparent.
N'en parlez pas m'a-t-on dit.
Et pourtant ce silence a comme un balancement maudit
Qui vous met la pendule à l'heure.
C'est le moment, c'est pas trop tôt
Pour parler des troisièmes couteaux.

Ils ne font rien, ils se situent.
Ils sont consultants ambigus
Des hydres multinationales.
Pas de nom, que des initiales.
Ils ont de grands ordinateurs.
Poules de luxe, hommes de paille.
Requins, banquiers, simples canailles.
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus compliqué est le réseau
Qui les relie à leurs affaires.

Il était grand, il était beau.
Il sentait bon son Lugano,
Mon gestionnaire.

Justement près de Lugano
Etait la banque Ambrosiano.
Là où les vierges vaticanes
Faisaient fructifier leur magot.
Loge P2 dans ses arcanes
A deux massifs cardinaux
Pour les consultations diaphanes
Avec de joyeux mafiosos.
Le fameux compte à numéro
Passe de Zurich à Lausanne,
De Bâle à Londres, près de Soho,
Rencontra le troisième couteau

Il était chauve, il était gros.
Il portait des fringues de chez Smalto,
Mon mercenaire.

Les politiques, drôles d'oiseaux,
Prennent toujours pour plan de vol
Les bulletins de la météo
Ils vont toujours où il fait beau.
Il fait beau dans les audimats,
Dans les sondages du Figaro.
Il fait très beau chez la misère
Et dans les oeuvres humanitaires.
Il fait beau sur les droits de l'homme.
Il fait beau sur l'intégration,
Le plein emploi, l'immigration.
On se les gèle dans le pognon.

Politiquement leurs idéaux
Sont très ciblés sur deux critères:
Entre Mad Max et l'abbé Pierre

Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus étonnant est le réseau
Qui les réunit entre frères.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils prennent, ils se gavent, ils se tuent,
Trivialité derrière les mots,
La réussite dans les crocs.
Ils sont là à tous les niveaux.
C'est le règne des troisièmes couteaux.
 
 
L'altérité existerait donc encore dans le monde "culturel" français ? Comment a-t-il pu résister au ravage du conformisme allié à l'inculture ? Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?

L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy

 

fc7f7248774e3ab17cce8ebc6053a18b.jpg L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy, roi de la politique gadget ! Ses initiatives politiques, mélange d'improvisation et d'amateurisme, ont de plus en plus de mal à cacher son absence de projet politique. Combien de temps  la politique marketing fera-t-elle illusion ? 

La shoah expliquée à nos petits enfants. Ou comment un petit garçon de 6 ans, arraché à sa mère , déshabillé de force,  mené dans une chambre confinée pour y être gazé au Zyclon B avant que son petit corps désarticulé ne finisse brulé dans un four crématoire, est devenu le correspondant de mon fils de 10 ans.

Quelle est cette nouvelle farce, grotesque et pathétique?

Rien ne nous sera donc épargné ?

Péricles 

                                                                           

 

 

 

ccd7b50d86235f583dc5deea9009e234.jpg"A la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. 

 

Interrogée par L'Express.fr, elle juge, vendredi 15 février, que cette proposition est"inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter." La suggestion de M. Sarkozy risque d'attiser les antagonismes religieux, dit-elle encore : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"Déportée à l'âge de 16 ans, elle témoigne : "Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants."

UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY

Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."

Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.

Article publié sur le Monde.fr (copié sur le site Le jeu de Gerri)