Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/11/2007

Quelles leçons tirer des émeutes de Villiers le Bel

a2cb689af4fefc50368818428cf396be.jpg

Qui pourrait m'aider à comprendre ? Dès qu'une crapule décide de casser du flic et de brûler des voitures avec ses copains, tous nos curés de banlieues et autres travailleurs sociaux nous ressortent leurs psalmodies au sujet des ravages de la discrimination, de l'exclusion, du racisme, etc...

Il y a pourtant plusieurs choses qui me chiffonnent :
bbd3b870400de4875de7dbf0cf73bcca.jpg




Pouvez-vous m'expliquer pourquoi nos dirigeants politiques nous affirment que les violences de ces quartiers ont pour cause l'exclusion et la discrimination quand, dans le même temps, ils ont l'intention de faire appel à des étrangers pour pourvoir au manque de main-d'oeuvre dans certaines branches (comme le bâtiment où il y a des milliers de postes, avec ou sans qualifications, qui ne trouvent pas preneur) ?
9b9526db452e8d536d9198d48e60e0a2.jpg

Comment font nos compatriotes des banlieues parisiennes pour ne pas trouver de travail... à Paris, la ville de France où il est le plus facile de trouver un emploi, même et surtout s'il est peu qualifié ? Parce qu'ils sont de couleur ? Je connais pourtant des amis d'origine maghrébine (sans qualification particulière) qui m'ont toujours affirmé qu'il n'y a que ceux qui ne cherchent pas de travail qui n'en trouvent pas dans la capitale.
fa904b02b33ddf6ca0d23e3f1d05f85c.jpg


J'ai peut-être une explication qui est, en partie, basée sur l'expérience : pour avoir travaillé dans la grande distribution de nombreuses années, j'ai eu affaire à certains de ces jeunes de banlieue. Ils venaient occuper des postes sans qualification mais ils restaient rarement : soit parce qu'ils ne supportaient pas les contraintes du monde du travail, soit parce qu'ils ne savaient pas parler correctement le français ou ne savaient pas respecter un minimum de codes sociaux (vis à vis de la clientèle, les zyva et les batards, ça fait désordre !) ; enfin, certains d'entres eux qui venaient travailler au volant d'une mercedes à 50 000 euros ne comprenaient pas bien les "bouffons" qui étaient prêt à travailler pour 1000 euros alors qu'avec un peu de débrouille, ils pouvaient gagner dix fois plus sans efforts.


Je ne comprends pas non plus pourquoi nos élites sont aujourd'hui étonnées du comportement violent et irresponsable des jeunes de banlieue alors que, depuis 25 ans, elles ont encouragé les français à ne plus avoir de complexe vis-à-vis de l'argent, à justifier toutes les brutalités économiques et sociales par la fameuse loi du marché, à chanter à qui veut l'entendre que les fonctionnaires sont des parasites fainéants et privilégiés, à inonder les écrans de télévisions de séries US ou d'émissions qui prônent la loi du plus fort, à affirmer que la nation (et donc le sens du collectif) est une notion obsolète et que seule l'efficacité économique compte. Résultat : nos banlieusards ne pensent qu'au fric facile, s'en prennent aux institutions et agressent les représentants de l'Etat. CQFD
59457197f000d78e849ce5f6d95473f2.jpg
9e0f9759818fe8a1f75d9a6424ad7330.jpg

Nos jeunes des "quartiers" sont les enfants légitimes de ces docteurs Frankenstein, de véritables incarnations vivantes des théories ultra-libérales professées par nos gouvernants : individus qui ont pour seul objectif de s'enrichir par les moyens les plus simples et les plus rapides avec le minimum d'effort, le minimum d'investissement. Toute contrainte, qu'elle soit morale, sociale, institutionnelle ou sentimentale, est un obstacle au profit et donc superflue. Belle leçon d'efficacité économique ! 4e8a3382ac0120a6d9b8bf555ffb141c.jpg
28237016e787db899fff9be2efc53dd7.jpg


Cependant, une question se pose : combien de temps une société peut-elle survivre à une telle mentalité ?

Emeute : c'est la faute de la police ! La preuve par l'image.

Voici la preuve par l'image de la stupidité et de l'irresponsabilité de la classe politique et médiatique qui, depuis plus de 15 ans, nous embobinent sur la réalité des banlieues. Que ces quartiers cumulent les handicaps économiques et sociaux est incontestable, mais vouloir régler le problème des émeutes et de la délinquances par des discours de repentance, de mea culpa collectif et de déresponsabilisation des délinquants est non seulement la preuve d'une incompétence politique, d'une insondable stupidité, d'une incroyable irresponsabilité et surtout cela représente sun danger patent pour la paix civile et la Démocratie que plus personne (de sensé) ne peut aujourd'hui contester.
Nos gouvernants peuvent multiplier les caméras dans les lieux publiques, si il n'ont pas le courage d'affronter les réalités et d'accepter les situations conflictuelles, les violences ne feront que s'accroitre et se propager.
Plus le temps passe, plus la situation sera difficile à redresser, et plus la menace pèse sur nos libertés individuelles.

D'ailleurs cette insistance des élites à nier et surtout ne pas vouloir régler les problèmes de violence me semble de plus en plus suspecte.

Ceux qui font face aux policiers sont entrés dans une logique de guerre. Les méthodes sont militaires : armement, stratégie de la guérilla urbaine, propagande et manipulation par le vecteur du rap pour enrôler les jeunes désoeuvrés. Les beaux discours, l'appel à la raison et les petites sanctions seront désormais sans utilité : il est trop tard !

Mais il est encore temps d'agir fermement mais humainement pour régler ces problèmes. Encore faut-il avoir les idées claires, le sens des responsabilités et surtout ne pas craindre le conflit.

29/11/2007

Ce qui fonde notre Démocratie

Les changements socio-politiques et géo-stratégiques des vingt dernières années ayant rendu caduque le clivage gauche/droite dans le paysage politique français, il est devenu urgent de redéfinir une ligne de front permettant de combattre efficacement les politiques visant à la destruction de la Nation.

06db29ec42133a904a9d5b0df987ef56.jpg


Citoyen, citoyenne

Le temps des atermoiements est passé, le temps de l'action est arrivé. Le comportement du Président Sarkozy et de la classe politique au sujet du mini-traité a sonné le glas de toutes nos illusions : l'illusion d'une Europe qui serait démocratique.

Que faire ?

L'action politique ne s'improvise pas. Attendre éternellement que nos adversaires agissent dans l'intérêt de la France serait une erreur, une faute.
Notre première action doit être de définir nos buts.

Que voulons nous ?
Nous voulons :
- vivre dans un pays souverain et démocratique ; une France une, unie et indivisible assumant son passé, fière de ses valeurs et trouvant en elle-même les ressources spirituelles et matérielles pour aborder l'avenir. La pérennité du concept de nation est donc indispensable.
- vivre en paix avec nos voisins sans perdre pour cela notre âme. Une Europe confédérale est donc la seule solution raisonnable et viable si l'on veut prospérer ensemble sans risquer l'explosion.
- vivre dans une Démocratie basée sur la responsabilité de chacun à l'égard de tous.

Pourquoi ?

Tout choix politique contient des risques. La résurgence du nationalisme dans une Europe confédérale est évidemment une possibilité ; mais les risques d'une Europe supra-nationale sont désormais plus que des probabilités : effondrement du sens des responsabilités, du sens civique et de la solidarité, retour du tribalisme et des conflits ethniques, risque de guerre civile, perte d'identité qui pourrait déboucher, par réaction, à un retour au nationalisme dur (voire au totalitarisme).

Ces possibilités vous paraissent délirantes ? Les évènements récents en Belgique, la croissance exponentielle du nombre de femmes voilées (étendards de l'islamisme le plus fanatique et le plus violent), la multiplication des tensions inter-ethniques sur tout le continent européen devraient pourtant nous faire réfléchir.

N'oublions jamais que les nations, comme toutes les sociétés humaines, reposent sur des équilibres et des alchimies fragiles et souvent précaires qui se sont forgés au fil des siècles, souvent au prix du sang. Les éliminer de manière artificielle pourrait aboutir à des mélanges explosifs.

Citoyen, citoyenne, unissons-nous !

Notre mouvement, que l'on peut qualifier de national et de républicain (ces deux principes étant inséparables), existe mais il n'est pas conscient de lui-même. Il lui manque avant tout une (unité et des leaders.
Le temps du gauche/droite est, à ce jour, hors de propos. Le comportement de la gauche comme de la droite, au sujet du mini-traité, prouve bien que la ligne de fracture n'est plus là.

Il y a d'un côté le mouvement républicain et, de l'autre, les adeptes de l'idéologie de la mondialisation.

Ne vous y méprenez pas, il n'y a pas d'entente possible entre ces deux conceptions : leurs intérêts sont incompatibles et antagonistes. Il n'y a pas non plus d'autres alternatives possibles: se réclamer de la République et de la souveraineté quand on milite pour une Europe supra-nationale est une absurdité..

Méfions-nous du sens des mots:
- La souveraineté populaire ne peut exister sans une Nation, par conséquent Une Démocratie sans Nation est un non-sens
- Une République sans souveraineté est une Démocratie populaire comme l'était l'ex-RDA.
- Une République sans Démocratie est une République bananière.
La Démocratie, la République, la Nation sont des principes indissociables et indivisibles qui ne tolèrent aucun compromis.

A tous ceux qui pensent ou qui ressentent que la Nation, la République et la Démocratie sont, à ce jour, les bases indissociables et indispensables pour assurer la Démocratie, la paix et notre prospérité future, je leur demande de s'unir.

Même si le combat semble aujourd'hui loin d'être gagné, il n'est pas perdu. N'oublions jamais que l'idéologie post-nationale ne résistera pas à l'épreuve des faits (comme toutes celles qui l'ont précédée).

Lorsque l'essentiel sera sauvé, il sera bien temps de revenir à nos vieilles querelles.

21/11/2007

Pourquoi le procès de la France doit-il toujours être à charge ?

e566c465f545a8795b3ef6c11bb4d93f.jpg


Je ne vois pas en quoi l'Histoire des autres pays serait plus glorieuse ou plus digne que la nôtre.



Notre Histoire est pleine d'ombres et de lumières, comme toutes les autres.

Que des gouvernements étrangers, pour servir leurs intérêts, organisent des campagnes de dénigrement aux dépends de notre pays, cela est compréhensible. Que des hommes publiques sans idéaux et sans scrupules relaient ces inepties pour être "tendance" ou pour "coller au marché" est également dans l'air du temps.
06c8cb54fe5a0bf67681248fa81292d0.jpg



Mais nous, citoyens Français, qu'avons-nous à y gagner ?

Une vérité historique ? Laquelle ? Et dans quel but ?

Quels avantages avons-nous tiré de l'exhumation des périodes troubles de notre passé ? Plus de sérénité ?
Plus de paix ? Nous n'avons jamais autant parlé des erreurs du passé et pourtant nos divisions n'ont jamais été aussi grandes depuis les années 30.
4d721ede04d64f9a6c3c8dcfb0a962e1.jpg

Ces affirmations peudo-scientifiques (inspirées de la psychanalyse, religion du monde moderne), qui voudraient que toute guérison passe par la résurgence totale des blessures du passé, sont absurdes et dangereuses à l'échelle de la collectivité (voire de l'individu). Vieux relents positivistes qui voudraient que l'homme soit capable d'une maîtrise totale de ses passions dès lors qu'il se soumet aux prescriptions de la science.

Ces croyances, qui dénient le penchant irrationnel et potentiellement incontrôlable de l'homme en société, et donc qui ne veulent pas admettre le côté tragique de l'Histoire humaine, ont pourtant déjà fait la preuve de leur dangerosité tout au long du XXème siècle.



Lorsque nous aurons déterré tous les cadavres de l'Histoire de France, le monde sera-t-il meilleur ?

Cela nous évitera-t-il de refaire des erreurs (horreurs) ? J'en doute.

19/11/2007

Les USA sont-ils les vainqueurs de 14/18 ?

En ces jours de commémoration du 11 novembre, j'entends ou je lis parfois ce qui me semble être des contre-vérités historiques concernant l'engagement des USA dans le premier conflit mondial.

Je trouve d'ailleurs étonnant cet engouement de certains français pour les USA après avoir été en admiration pendant des décennies devant le modèle soviétique. Et ce qu'il y a de plus étonnant encore est le fait que ce sont souvent les mêmes ( n'est-ce pas Mr Kouchner, Adler, Gluksmann... bref tous nos pro-néoconservateurs français). Pourquoi ?

e797cf63de07a5b5ea8ed2c7a92f4e99.jpg


Quel explication donner au fait que ces citoyens français, après avoir été à genoux devant Moscou, se retrouve tous à plat ventre devant Washington...Après nous avoir servit Marx à toutes les sauces, pourquoi nous bassiner quotidiennement avec Tocqueville ? La soif d'idéologie simple et rassurante peut-être.
a3255e1d496fd9b5b118ce4bfb66ed12.jpg


Voici d'ailleurs une petite phrase toute faite sortie tout droit d'un de ces cerveaux rigides:
"Ce sont les américains qui nous ont sauvés lors des deux derniers conflits mondiaux. Grace à eux, la guerre 14/18 a été gagnée, et puis ils ont sacrifié leurs vies pour chasser les Nazis d'Europe et rétablir notre liberté."

Petit rappel : les USA, comme tous les pays du monde, n'interviennent militairement dans d'autres pays que pour défendre leurs intérêts. Ils ont donc débarqué en 1944 non pour chasser les méchants nazis de France, comme nos journalistes le laissent croire, mais pour faire contrepoids aux risques hégémoniques soviétiques (et pour bien d'autres raisons encore...). Ils n'ont d'ailleurs pas hésité à recruter d'anciens SS criminels dans leurs services.
594c24afab734e44e88b74de860fa567.jpg


Certains de nos journalistes et intellectuels semblent confondre la recherche de la vérité historique avec la propagande (il est vrai qu'à genoux les mains jointes, il est plus difficile de réfléchir).
La guerre 14/18 fut une guerre d'usure (aucun historien ne le conteste), c'est à dire que la victoire s'est faite sur la durée dans une confrontation entre deux économies (je résume car la France et l'Allemangne n'étaient pas les seules nations en guerre) et les deux armées française et allemande. Les américains ne sont arrivés qu'en 1917. Même si les USA déclarèrent la guerre en avril 1917, leurs troupes ne furent opérationnelles que fin 1917. Je rappelle également à nos intellos admirateurs de la puissance, qu'à l'époque, l'armée française était l'armée la plus puissante du monde, et qu'elle a fourni une grosse partie du matériel de guerre aux américains qui en étaient dépourvus. Mon propos est donc de soutenir que c'est essentiellement la France (qui possédait par exemple plus de 10000 avions militaire en 1918) qui a fournit l'essentiel de l'effort face à l'Allemagne et non pas les USA.
dbea0e91b19efacf78dbab4427e09da8.jpg


Quand j'évoque l'armée la plus puissante du monde, je parle bien entendu de la fin de la guerre, et notamment au moment de l'armistice.. Il est évident que si tel avait été le cas en 1914, la guerre 14/18 ne serait pas devenu une guerre d'usure. Il est évident que en 1914, les deux coalitions se faisant face étaient de force et d'intelligence tactique égales, ce qui explique la perte de mobilité totale qui s'est produit dans les premières semaines de la guerre.
266108e882d27f445ee223550375e670.jpg

L'effet de l'engagement US fut donc essentiellement psychologique (ce qui n'est pas négligeable et ce qui n'enlève en rien la valeur de leur armée et des combattants). Cependant dire que ce sont les USA qui gagnèrent la guerre en 1918 est un mensonge et une insulte envers nos grands-parents.
Je vous invite donc à recompter le nombre de morts au combat français et de les comparer avec les morts américains (et pourquoi pas anglais aussi !) et vous verrez avec quelle légèreté les médias traitent de ce sujet.


Enfin aucun historien ne conteste que la guerre de 14 fut une guerre d'usure (militaire, économique, humaine), donc résumer la victoire de 1918 à l'intervention US relève plus de la propagande que de la vérité historique. Leur intervention a eu un impact psychologique incontestable au détriment des Allemands (comme le choc de la paix de Brest-Liktov sur les alliés), mais ils ne furent que la goutte d'eau qui fit déborder le vase. L'autre élément important fut la reprise de la mobilité tactique et stratégique grâce à l'arrivé du char d'assaut. L'ensemble de l'effort a donc été porté par la France, l'Angleterre et la Russie (principalement).
2836c3507a6be19e796f722e052ff3db.jpg


Le char d'assaut n'est pas une invention américaine comme je l'ai déjà entendu dire. C'est suite à la perte de mobilité sur le champ de bataille que les deux armées française et anglaise se mirent à réfléchir à la possibilité de rétablir la mobilité grâce au blindage.
Il fut employé la première fois le 15 septembre 1916 (bien avant l'arrivée de nos amis américains) lors de la bataille de la Somme. La seule erreur tactique de l'époque était qu'ils étaient utilisés par petits paquets (et ce jusqu'à la bataille de Cambrai) et perdaient donc leur capacité à rompre la cohésion physique et morale de l'ennemie. De plus une telle organisation ne leur permettait pas d'exploiter une victoire tactique sur le terrain.
28215745b354e02579348b06b54d1ec2.jpg


Le 8 aout1918, Ludendorff écrit (en faisant allusion au char d'assaut et non pas à la présence US) : "Le 8 aout marqua le déclin de notre force militaire et m'enleva l'espoir, étant donné notre situation au point de vue des réserves, de trouver des expédients stratégiques qui eussent pu consolider la situation en notre faveur"
Pour lui la guerre était perdu non pas à cause des américains qui étaient présents depuis plus d'un an, mais à cause du char.

ALors pourquoi les USA ont-ils débarqué en France, par amour pour le beaujolais peut-être ?
Je prétend qu'aucun pays ne fait la guerre sans avoir des avantage à gagner ou de solides intérêts à défendre ?
c149254f98976369b7cfd478d1226c42.jpg



La vérité est mère de la liberté. remercions nos alliés US pour leur aide précieuse mais Rendons à César...

17/11/2007

Il a osé le dire !

"J'ai été autorisé par le peuple à faire ratifier le traité par le Parlement sans passer par le référendum !"

Nicolas Sarkozy mardi novembre 2007 à Strasbourg devant le parlement européen.

Avant l'oligarchie bafouait le peuple en prenant des gants; désormais elle le fait avec une belle arrogance et un sacré culot. La voila la véritable rupture de Mr sarkozy !

eb3372739a50c14eda94c03104fd7d2c.jpg

(Capture écran Public Senat)

04/11/2007

Depuis que le patronat français n'a plus peur du communisme...

J'ai déjà évoqué dans une précédente note le rapport étroit qu'il y avait entre l'apparition du communisme dans l'Histoire, et les avancées sociales dont ont bénéficié les Français de 1944 à 1989 (C'était au sujet de la sécurité sociale). Pour enfoncer le clou, j'aimerais vous suggérer de comparer, dans un premier temps, la courbe des écarts salariaux en France avec l'évolution de la puissance économique de l'URSS de 1944 à 1989.

6214d831785e90a250c7f9d0e574d3d0.jpg

 

Dans un deuxième temps, je vous propose cet article, publié sur objectif France,

Ces deux éléments démontrent bien que les avantages sociaux acquis par les Français, durant cette période, l'ont été parce que le patronat avait peur du communisme. Si vous voulez connaître les conditions sociales que nous concoctent nos élites, il vous suffit de vous replonger dans les livres d'Histoire évoquant le XIXème siècle; 

L'Histoire du XIXème siècle et du XXème siècle nous a montré quels étaient les risques d'un monde dominé par la logique marchande. L'ultra-libéralisme économique n'est pas une invention nouvelle ; il a déjà sévi au XIXème siècle. De par ses excès, il est à l'origine du totalitarisme communiste, puis fasciste. Il fut d'ailleurs, pour Bernanos, la première forme de totalitarisme.

42a9445613891382eb6ba1e00ac06ea3.jpg

76774049038568ff7d513fcba71a4833.jpg

 

Comme toutes les  idéologies totalitaires, la logique ultra-libérale est une machine qui n'a pas de limites. Ce que nous avons perdu n'est rien en comparaison de ce qui nous attend. L'homme du XIX ème siècle n'était pas d'une nature différente de nous.

Seule une idéologie humaniste cohérente peut éviter de nous fourvoyer. La refondation de l'esprit républicain est la seule réponse possible, à mon sens.

La Démocratie et la paix civile sont en danger, et peu de nos concitoyens en ont conscience. Elles sont en danger, non pas parce que des forces délétères existent (ce qui est dans l'ordre des choses), mais parce qu'aucune force (humaniste) structurée ne vient les contrebalancer.

269199b84525b1f26d850732c5a0b934.jpg

 

La paix et la prospérité ont toujours été dans l'équilibre des forces. Il va sans dire que la destruction programmée de la Nation et de la République Française par nos gouvernants participe à ce mouvement suicidaire.

f4163dc5581068927083d91f61d50c0e.jpg

 

L'aveuglement idéologique nous a déjà couté cher en 1914, en 1940 et pendant les guerres de décolonisation.  Chaque fois, il s'en est fallu de peu pour que la chute ne nous soit fatale. Saurons-nous réagir à temps cette fois-ci?

 

PERICLES 31/10/2007 

 

     Ci-dessous, un article publié le 16 octobre 2007 sur objectif France 

 

Denis KESSLER, idéologue en chef du MEDEF au côté d’Ernest-Antoine Seillières de 1994 à 1998, apôtre du projet de “refondation sociale” signe un éditorial dans le journal “Challenge” du 4 octobre 2007. Il propose, sans aucune arrière pensée, de liquider le modèle social construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit bien là d’une contre-révolution du gouvernement Fillon, comme le précise d'entrée Denis Kessler, tendant à "liquider" le modèle social français initié alors par le général de Gaulle et mis en œuvre tout au long de sa vie.

Les gaullistes de conviction ne sauraient accepter une telle trahison et Objectif-France les appelle à agir pour dénoncer ce texte et cet "homicide" contre de Gaulle et le gaullisme authentique.

2b297c15a22be00c8411bc5d558adabe.jpg

 

 

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…

A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d'historiques - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.

Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.

Cette architecture singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.

Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les tabouise en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après guerre apparaissent sacrilèges.

Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce.

Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse.

 

Article publié le 16 octobre 2007 sur objectif France 

01/10/2007

Mehrere völker, ein Europa, ein neues Reich

medium_cee.2.jpg

medium_allemand.jpg


Et si l'objectif implicite de la construction européenne était une Europe sous domination (douce) allemande ?
En effet, toutes les vieilles nations non homogènes se disloquent peu à peu sous l'effet des lois régionalistes et décentralisatrices européennes, sauf l'Allemagne qui, au contraire, se fortifie et s'agrandit de toutes les populations de langue allemande disséminées dans les pays alentours, de par sa position géographique centrale et de par son poids économique.
medium_otto.jpg

medium_adolf.jpg


Un hasard ? Et pourtant quelle constance, quelle continuité dans cette politique extérieure depuis Bismarck jusqu'à Hitler, en passant par les pangermanistes de 14/18.
Hitler ne s'est-t-il pas lui-même servi des minorités pour ramener les populations de langue allemande dans le giron germain ?
medium_kohl.jpg

medium_gerhard.jpg

Sa seule erreur : croire que la guerre et la violence serviraient ses fins. Alors qu'il suffisait de miser sur la bêtise, les illusions et le penchant à la division de ses voisins.
Machiavel a remplacé Clauzewitz; Helmut, Angela ou Gerhard auront remplacé Adolf ou Otto. Des moyens différents, mais des fins similaires.
medium_images.4.jpg


Mais pardon, j'évoque un sujet tabou. Rendormez-vous, tout va bien ; ne sommes-nous pas différents de nos prédécesseurs ? Plus pacifiques, plus cultivés, intelligents, tolérants et droits-de-l'hommistes...

23/08/2007

A quand remonte le dérèglement climatique lié à l'exploitation de la planète par l'homme ?

A quand remonte le dérèglement climatique lié à l'exploitation de la planète par l'homme ?
Autrefois les élites rendaient le peuple docile grâce à la religion. On utilisa ensuite les grandes idéologies: liberté, communisme, libéralisme... Tous ces procédés étant éventés, que leur reste-t-il ?
Les grandes peurs écologiques ont l'avantage, comme tous les grands mensonges, de reposer sur des parcelles de vérité; mais aussi de culpabiliser toute personne profitant du progrès technique, donc à peu près tous les occidentaux.
Quelques souvenirs de Lorraine :

medium_inondation_tableau.jpg




1312 La Meuse déborde à Verdun. On secoure les bourgeois de la ville basse en barque [11].
1314 On ressent un tremblement de terre en Lorraine; il est accompagné de pluies torrentielles, de tempêtes qui déracinent les arbres et renversent les maisons [11].
1316 "En laquelle année, et aussy l'année devant, furent les grandes pluyes par toutte France, lesquelles continuerent par l'espace de deux ans : pour laquelle chose fut si grant chier temps que, à celle cause, y eult grant peuple et grant bestial qui moururent" [16].
1399 Le 5 Avril, les eaux de la Moselle montent tant que "estoient si grandes, les yawes (eaux) au champ Naimmeray qu'elles montoient aux baisles des murs de la cité, par dessus les cresnaux". Les eaux entrent par la porte Mazelle [11].
1421 Innondation à Metz; Du 4 au 13 Décembre, l'eau entre dans la ville basse par dessus les murs de la ville [11].
medium_inondation_1910.jpg

1434 L'hivers commence le 4 décembre par quantité de neige. La gelée dure trois mois trois jours. L'eau qui découle des linges mouillés placés devant le feu pour sécher gèle en tombant; les charettes traversent la Moselle sur la glace près de Metz. Quantité d'oiseaux et de bêtes sauvages périrent [11].
1442 Du 25 Novembre au 5 janvier, la couche de neige atteind 3 pieds d'épaisseur à certains endroits, et 6 pieds d'épaisseur à d'autre endroits [11].
medium_neige_1.jpg

1458 Il ne pleut presque pas d'Avril à la mi-Octobre.
1469 "Moult grand hivers et moult froid qui dura 19 sepmaines, jusqu'à la première sepmaine de maye" [11].
1471 A la Madelaine, les raisins sont mûrs entre le 22 et le 31 Juillet [11].
1473 A la Saint Pierre, les raisins sont mûrs le 8 Juillet [11].
1476 "La chaleur fut si grande qu'on ne pouvait durer; certains prés ressemblaient à des terres labourables" [11].
medium_incendie.jpg

1480 L'eau gèle dans les puits, le vin dans les celliers, les arbres se fendent dans les vergers. Il a fallu couper les vignes sur pied.
1482 A la Saint Pierre, on vend des raisins mûrs le 2 Juillet sur la place de Metz [11].
1483 Des raisins mûrs sont vendus au marché le 21 Juin [11].
1490 La neige ne cesse de tomber de la Toussaint au 30 Janvier. Cet hivers porte le nom d'hivers des grandes neiges. Les loups et autres bêtes sauvages viennent jusque dans Metz. A la fonte des neiges, et à la déblacle des glaces, il y eut de nombreux sinistes; à Pont-à-Mousson, quantité de maisons écroulées [11].
1493 Chaleur extrème en Juillet et en Aout [11]. La sécheresse est telle qu'à Metz, la Moselle n'est plus qu'un ruisseau.
medium_incendie2.jpg

1498 Au 15 Mai, les raisons sont en fleurs. Des grappes sont même cueillis le 17 Juin [11].
1501 Des pluies presque continuelles, qui commencent à tomber en Novembre 1500, et se prolongent jusqu'à la fin 1501, produit une grande famine. Le resal de blé atteind la somme de 10 livres, et la queue de vin, d'ordinaire à douze sous onze deniers, se vend jusqu'à quatre livres cinq sols huit deniers [13].
1514 Il n'y eu ni pluie ni rosée du 12 Février au 12 Mai [11].
1516 Eté très chaud d'avril à Octobre : jamais on ne vit les rivières si basses [11].
1524 L'année du "Grand desluge". Au commencement de Janvier, les eaux passent par dessus les murs de Metz. Dégâts immenses à Pont-à-Mousson, Saint-Nicolas, Varangéville, Thionville et Sierck. Les rivières furent si grandes " qu'on ne les avoit jamais vues si hors des rives" [11].
medium_inondationn_19102.jpg

1540 Année dite "chaude année", la moisson se fait le 15 Juin, et les vendanges en Aout.
1607 L'hivers est surnommé "Le Grand Hivers", qui dure 2 mois et pendant lesquels quantité de personnes et d'animaux périssent [11].
1615 Le 5 Juin, "grêlons prodigieusement gros, larges comme de petites assietes, ceps de vignes et grosses branches d'arbres coupés, toits de maisons enfoncés, porcs et autres animaux tués" [11].
1631 Le 24 Décembre, "En ceste saison la Mozelle estoit sy débordée qu'il falloit, grande brigée (bruit), prendre la royne et aussi son bagage a Longeville, et en chemin, l'eau estoit toute au large" (arrivée de la reine à Metz) [15].
1634 "Cest année fut aussy debordée la rivière de Muzelle (Moselle), le jour de la Madellaine, dont oultre le Pont au Loup (bâti en avant du Pont-des-Morts en 1445 et détruit en 1750) on ny sceut passé, deux deniers il fallait payer au bastelier. Trois jours et trois nuits il tomba sy grand pluye, que tous, grands et petits, se trouvoient bien esmenée. Cest oraige ny fit bien que tout grand arrieraige, tant en vignes comme en bledz et aussi en herbaige" [15].
1635 Le 8 Janvier "En la Muzelle un grand inondation deau y survint venant des neiges; les glaces descendant sy effroyable quen cen ans on n'en avoit vu la semblable. Drès la Vosges et aussy Liverdun tous glassons sestoient tout mis en ung, sen vindrent devallé comme une armée en fille (à la file) entre pont de Mollin et aussy de Longeville. (...) Ilecq ils s'assemblèrent tourtous en un monceaulx, par foy en vérité, bien cinq cent mil tumreaulx (tombereaux) estant tout lun sur lautre comme on Metz des gassons sans bord ny menty de la hauteur du pont (...) Alors enthièrement lespace de trois semaines chars ny haulte charette ny aussi leur domaine ny purent charier au Loup dessus le pont falloit prendre le detour proche maison Dorron." [15].
1644 Le 24 Avril "tomba du ciel du feu comme une comette à heure de neuf heures du soir. En sortant de l'air elle donna telle clairté aux gens qui estoient encoure assis devant leurs logis entre nuit et jour qu'ilz en prindrent telle épouvante qu'ils se retirèrent en leurs logis (...) Le monde disoit que c'estoit quelque présaige de malheur, ce qui fut vray (...)" [15].
Le 2 Mai, "il tomba de l'air un bruict de verglace au travers des montaignes et collines qui s'épencha sur les vignes d'alentour, de telle sorte que l'épaisseur de la glace estoit sur le feuillage qui estoit vert, la hauteur d'un dos de cousteau. Il gela en neige drès le 28 Avril jusqu'au 13 Mai (...) la neige estoit en aulcune contrée à la hauteur d'un pied, la glace qu'on ne la pouvoit briser (...) C'estoit la plus grande pitié que l'on vist jamais" [15].
Après la Saint Jean :"Il vint une telle véhémente chaleur qu'on ne pouvoit durer ès champs ny en vignes, et plusieurs gens moururent au milieu des champs et aultres lieux de ceste chaleur (...) Enfin il faisoit si extrêmenent chaud que l'ont ne sceut ouwrer que le matin et à vespres, sy ce nestoit les pauvres gens qui leur estoit force" [15].
1646 "En ceste année y fut peu de cerises, encore furent elles la moitié gastées de la chaleur qu'il y faisoit. On a commença la moisson quinze jours après la saint Jean, il se fist une telle chaleur et sy véhémente qu'il y avoit plus de vingt ant qu'il n'avoit faict. Fut neuf sepmaines enthières, sçans pleuvoir qu'une petite bruine qui survint une seule fois, tellement que plusieurs moururnt de ceste chaleur au moisonner et en la vigne, tesmoin un pauvre jeune homme, nommé de Molin, qui estoit soldatz, qui mourut à Tury ès champs et une filles de Lessy qui mourut en ouvré de la vigne nommé Briate Bouvier et bien d'aultres di costé du Sablon" [15].
1649 "Il sy fit un sy maulvais tempts que l'hyver commença dès la vendange 1648 l'an passé. Il ne cessa de geler et de faire froyd, jusqu'à la mitte du moys de may 1649, tellement que la trois partie des semences des bledz des champs furent déracinés et perdu. C'estoit grande pitié à voir cela, au moy de may on ne voyait rien de vert ès champs" [15].
1709 Un hivers terrible débute le 5 Janvier. Le 15, les rivières sont gelées sur 2 pieds et demi d'épaisseur. Arbres fendus, blés perdus. Sur le parvis de la cathédrale de Metz, on trouve plus de 200 chauves souris. Le froid dure 6 à 8 semaines. Les horloges ne fonctionnent plus, quantité de personnes furent gelées sur les routes, de cerfs et de sangliers dans les forêts, de pigeons dans les colombiers.
medium_neige3.jpg

1719 L'été est si chaud que la terre desséchée est comme de la cendre, les grains brûlent sur pied, le vent dessèche tout [11].
1740 Les 16 et 17 Octobre tous les cours d'eau montent à une hauteur extraordinaire. A Mirecourt, les eaux montent à plus de 10 pieds dans la rue Basse, à Neufchâteau, jusqu'aux chambres du 1er étage. Le 21 Décembre la moitié de la ville de Verdun est submergée. A Metz, la Moselle monte jusqu'à 15 ou 16 pieds dans la partie basse de la rue du Champé [11].
1757 Sécheresse extrème en Juillet, qui crevasse profondément la terre, fait tomber les feuilles des arbres comme en Automne, dessèche les raisins et ruine la vendange [11].
medium_incendie2.2.jpg

1765 On relève +40°C [11].
1766 Le 10 Janvier, on relève 10°. La neige tombe jusqu'à fin Mars. Des innondations ont lieu en Juillet.
Température minimum : -10°C le 10 Janvier, Température maximum : +24°C le 9 Juillet [2].
1767 Du 6 au 22 Janvier, froid rigoureux et neige abondante. Plusieurs rivières sont gelées à fond, et la chaleur ne revient qu'en Mai; elle est extrême jusqu'en Septembre. Innondation en Juin, Octobre et Novembre [2].
On relève +39°C les 25 Juin, 20 Juillet, 9, 10, 14 Août. Certainement l'un des étés les plus chaud du siècle, car Mai et Septembre furent également chauds [11].
1771 "L'intempérie des saisons nuisit encore plus aux récoltes que l'année précédente; elle occasionna une grande misère et des maladies putrides" [2].
1772 "Il y eut de fréquentes innondations pendant l'hivers, les maladies putrides continuèrent leurs ravages. Récoltes précoces et abondantes" [2].
1773 Vignes gelées le 7 Mai, et de la neige et de la grêle quelques jours après [2].
On relève +39°C.
1775 La fin de l'hivers fut remarquable par des ouragans et des innondations très rare dans cette saison. Il neige le 20 Mai, d'une épaisseur d'un demi pied.
Température le 10 Juillet à 1 heure de l'après-midi : + 28,5°C [2].
1776 Froid et rigoureux pendant la dernière quinzaine de Janvier. La quantité énorme de souris et sauterelles dans les prairies empêche la "recrue de la deuxième herbe". On relève - 18 °C le 1er Février à 7h et demi du matin [2].
1778 Durant la nuit du 25 au 26 Octobre, une "innondation prodigieuse fit un dégât énorme dans toute la Lorraine" [2].
1779 "Le 30 Juillet il tomba à Nancy un grêle dont les moindres grains étoient de la grosseur d'une noix, et beaucoup de celle d'un oeuf. Le même jour, une trombe s'éleva près de la Moselle sous la forme d'une haute tour noire, du sommet de laquelle sortoit un feu sombre; elle passa la rivière à Bayon, emporta les toitures d'un village à deux lieues de là, déracina de gros arbres sur sa route, et disparut après avoir desséché une grosse mare" [2].
1782 "La température fut généralement très-mal-saine cette année". Un printemps très orageux et un été humide occasionnent beaucoup de maladies et firent périr les blés sur pied. Les autres grains, les pommes de terre et les fruits furent aussi très rares [2].
1783 "L'horizon, depuis le 11 Juin jusqu'à la fin Aout, parut constamment couvert d'un brouillard très sec, qui s'élevoit peu dans l'admosphère, mais que les grands vents ne dissipoient pas .Il ne permettoit pas de fixer le soleil, et lui donnoit une couleur de sang. Les fièvres intermittantes fut presque générales (...) La terre étoit si peu échauffée, que les gelées ont commencé dès le mois d'Octobre." On compte 67 jours de gelée [2].
1784 "Depuis le 27 Décembre jusqu'au 27 Février,La terre a été couverte de neige à une épaisseur de 15 pouces et demi (...) Les routes étoient impraticables, même pour les voitures (...) aussi l'hivers a été très rigoureux; et la gelée a duré sans intervalle depuis le 3 Janvier jusqu'au 22 février, s'est prolongée jusqu'à la fin mars et au commencement d'avril. Le printemps a été très froid pour la première partie et très chaud pour la seconde. Il n'y a presque pas eu de foin à cause de la sécheresse des vingts premiers jours de mai (...) Les pluies ont été si abondantes, qu'elles ont refroidient l'air au point qu'il a gelé les 10 et 11 Août (...) Les gelées du 16 et 17 Octobre dépouillèrent les arbres de leurs feuilles. La neige commença à tomber le 26 de ce mois, et elle couvrit la terre depuis le 11 Décembre jusqu'au 11 Janvier." On relève -18 °C le 31 Décembre. On compte 110 jours de gelée, et 127 jours de pluie ou de neige [2].
Dans les vosges, Mr Thiriat, de Gerarmer raconte : "Les rochers, les arbres et un grand nombre de maisons furent enfouis. On fut obligé de pratiquer des tunnels, des ouvertures vis-à-vis des portes et des fenètres. Les pauvres gens ne pouvait qu'élaguaient la cime des arbres dans les bois. On raconte qu'un bûcheron habitait au milieu du bois de Sapé. Ne retrouvant pas sa maison, tout à coup la neige lui manqua sous les pieds, et il tomba dans la cuisine par la cheminée, où sa femme était occupée à cuire des beignets". Il est évident que cette annecdote ne se raconte que pour illustrer la grande quantité de neige tombée cette année là [11].
1786 La neige recouvre le sol du 3 au 16 Mars, et réapparait du 27 au 30. Il aurait gelée les 6, 7 et 9 Juillet [2].
1788 Neige du 21 Novembre au 20 Janvier. On relève - 19°C le 31 Décembre [2].
1816 Année dite de "la Mauvaise année". L'été fut excessivement pluvieux : 90 jours de pluie sur 115 journées d'été. Du 21 au 26 Août, boruillard et gelées blanches. Le 2 septembre, arrive une giboulée de grésil et de neige. Le lendemain, les blés, qui n'avaient pu être moissonés, couchés et plein d'herbe, sont recouverts de neige. Le blé vieux se vend 80 francs/hl, et l'année suivante, 120 à 125 francs/resal. On se nourrit de pain d'orge, d'avoine, d'herbe, d'écorce. Quantité de gens meurent de faim [11].
1838 Année douce et pluvieuse. (hormis le 1er Janvier ou la Meurthe gèle sur 8 à 13 centimètres d'épaisseur).
Le 29 Janvier, les lilas sont en boutons, en décembre, les roses et les violettes fleurissent, les abricotiers sont en feuilles [13].
1841 On compte 197 jours de pluie et 30 jours de neige [11].
1867 Période de froid entre le 18 et le 25 Mai. La neige tombe le 24 [11].
1879 L'hivers le plus longs et le plus rigoureux du siècle. Il débute le 4 Décembre par un ouragan de neige. Celle-ci continue de tomber les 5 et 6. Le 7, la température descend à - 24°C en moyenne en plaine, -29 °C près Toul, -35 °C dans les Vosges. Le froid dure encore un mois avec des température nocturnes à -15 °C.
1921 Un été caniculaire s'abat sur la Lorraine. Le thermomètre monte jusqu'à + 36,5° C le 28 août à Metz, tandis que le déficit de pluie atteint des records. La chaleur soutenue entraîne une maturité exceptionnelle de certains fruits tel les raisins, alors que les noisettes sont déjà bien mûres. Toutefois, début août, les mirabelles se font rares et, comme la terre des jardins des maraîchers est brûlée, les légumes « ont pour ainsi dire disparu. Un pied de salade très dure se paie à des prix inconnus. On n'arrive presque plus à obtenir le bouquet nécessaire au pot-au-feu », peut-on lire dans les comptes-rendus de l'époque. Et si les moissons sont en avance de « bien trois semaines », les récoltes s'annoncent faibles ; Les prés, pâturages et parcs sont « grillés » comme les arbres qui « se laissent déplumer » par le vent brûlant.
1929 En Février,la température descend à -19,7°C à Metz. On compte 28 jours de gelée.
1942 Nouveau record de froid à Metz avec à -21,6° C le 2 février à Metz. La Moselle, totalement gelée, charriait des blocs de glace.
1947 L'été exceptionnellement sec et chaud, le début de l'hiver est plutôt humide. Depuis le 20 décembre, des trombes d'eau s'abattent sur la Lorraine, les massifs vosgiens se couvrent d'une épaisse couche de neige. Le 28 décembre, redoux soudain (15° à Metz), accompagné de nouvelles pluies. La Meurthe sort de son lit, suivie de la Moselle et de la Meuse. La ligne de chemin de fer entre Nancy et Mirecourt s'affaisse, la gare de Nancy-Saint-Georges est submergée. Le canal de la Marne au Rhin et la Meurthe se rejoignent, entraînant tout sur leur passage. Le mardi 30, l'eau recouvre les marches de la cathédrale de Nancy. Tomblaine, Saint-Max, Malzéville, Maxéville ne sont plus que des îlots. De Xonrupt à Senones, tous les ponts sont emportés. A Metz l'île Saint-Symphorien est totalement inondée ; le théâtre et la préfecture sont isolés. On circule à bord de barques. Les deux grandes villes lorraines sont alors privées de toute communication avec l'extérieur. Les maisons et les ponts s'effondrent. La Moselle atteint 8,90 m au pont des Morts à Metz. Le 31 décembre, la décrue commence à Lunéville et à Nancy (le 1er janvier à Metz), mais dans le bassin thionvillois, l'eau noie encore les hauts-fourneaux. Le bilan se solde par une douzaine de victimes et par plusieurs milliards de francs de l'époque de dégâts divers.
1949 Le 7 avril, à Metz, le vent de nord-ouest atteint 144 km/h puis, Le 17 Décembre, le vent souffle toujours de la même direction, à 180 km/h.
1955 Le 16 Janvier, on enregistre des vents à 144 km/h à Metz.
1956 Au cours de 25 jours de gel consécutifs, la Lorraine a battu des records de froid : -23,2 ° à Metz, -24,8° à Nancy et -32° à Sarreguemines ! Le prix des choux et des poireaux a doublé et le 11 février au matin, par -14°, un seul maraîcher s'est risqué à installer son étal sur le marché de la place Saint-Jacques à Metz. Le ramassage et la distribution du lait sont perturbés, car le précieux liquide gèle dans les bidons. Quant aux épiciers, ils doivent renoncer à stocker les bouteilles d'eau et même de vin dans leur cave, car elles éclatent sous l'effet du gel ! Cet abominable hiver, qui se prolongea jusqu'à la fin du mois de février, eut aussi des conséquences sur les récoltes ultérieures : le début de la vague de froid ayant précédé les chutes de neige, toutes les céréales furent gelées.
1967 Le 25 Mai, le vent souffle à 158 km/h à Ochey.
1984 Le 11 Juillet, Durant 20 mn, des vents soufflent de 170 à 240 km/h sur 1 à 10 km de large. Le toit de 200 maisons et hangars sont arrachés, 1 millions de m3 de bois abattu dans les Vosges. Dans le pays-haut, 37 000 m3 de bois sont à terre. Un millier de personnes sont sans abri.
1964 Il a fait + 38° C le 17 juillet à Champenoux près de Nancy.
1998 Record absolu de chaleur en Lorraine. Le 11 août à Metz, il a fait + 38,7° C.


Toutes ces informations proviennent du site http://www.villages-lorraine.com/Divers/climat.html

27/07/2007

Pourquoi le Président busch est-il si pressé de voir le Kosovo indépendant ?

Voici un article paru dans libération le lundi 11 juin 2007 :

 

"Cacophonie sur le futur statut du Kosovo. En visite en Bulgarie lundi, George Bush a de nouveau répété que le Kosovo devait être indépendant, tout en déclarant qu'il fallait offrir à la Serbie la perspective d'une intégration à l'Otan afin qu'elle accepte la perte de sa province à majorité albanaise.
«Le moment est venu de faire avancer le plan Ahtisaari», du nom médiateur de l’ONU accordant une quasi-indépendance au Kosovo, a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue bulgare Georgi Parvanov à Sofia. «L'Amérique croit que le Kosovo doit être indépendant», a-t-il dit malgré les résistances de Belgrade et de son alliée, la Russie.
medium_carte_kosovo.jpg

D'ailleurs, lundi après-midi, la Serbie s'est dit «dégoûtée» par la déclaration du président américain, a déclaré le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica. "Les Etats-Unis ont le droit de soutenir certains gouvernements et nations en accord avec leurs intérêts, mais ils ne peuvent sûrement pas leur faire cadeau de quelque chose qui ne leur appartient pas", a ajouté Kostunica.

Dimanche, à Tirana (Albanie) où il a été accueilli en héros, Bush a été explicite et a rejeté l’hypothèse d’un «dialogue sans fin» sur le Kosovo. En pleine crise des relations avec la Russie, il a même menacé de passer outre à l'opposition de celle-ci pour établir l'indépendance de la province placée sous contrôle international depuis 1999.

Si Américains et Européens, favorables à l'indépendance du Kosovo, ne parviennent pas rapidement à un accord avec les Russes et les Serbes, qui y sont hostiles, «vous devez dire: ça suffit, le Kosovo est indépendant», a déclaré M. Bush, au cours d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre albanais Sali Berisha à Tirana. S'il apparaît qu'un terrain d'entente ne peut être trouvé «dans un délai relativement rapide (...) nous devons déposer (au Conseil de sécurité de l'ONU, ndlr) la résolution» conduisant le Kosovo à une quasi-indépendance. «C'est ce que date-butoir veut dire», a affirmé le président américain.
medium_kosovo.jpg


A Belgrade, l’entourage de Vojislav Kostunica, avait immédiatement indiqué que le gouvernement serbe proclamerait «immédiatement nulle et non avenue» toute déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo.

La fermeté américaine rajoute à la cacophonie sur le futur statut du Kosovo. Jeudi, au G8 de Heiligendamm en Allemagne, Nicolas Sarkozy avait surpris diplomates et chefs d’Etat en proposant d'instaurer un délai de six mois avant tout vote d'une résolution au Conseil de sécurité, mais avec, pour préalable, une reconnaissance par Moscou du caractère inéluctable de l'indépendance. En vain.
medium_drapeau_kosovo_pont.jpg

La Russie avait insisté sur la nécessité de  respecter l’intégrité du territoire de la Serbie. De son côté, Angela Merkel, la chancelière allemande, avait indiqué que le «temps pressait» et qu'elle n'était pas favorable à un report d'une décision sur le statut futur du Kosovo.

Mardi, à Paris, des hauts fonctionnaires des pays membres du groupe de contact sur le Kosovo, à l'exception de la Russie, se réuniront pour évoquer le futur statut de la province, Cette réunion «s'inscrit dans la continuité des efforts menés au sein de la communauté internationale pour parvenir à une solution sur le futur statut du Kosovo», a déclaré le porte-parole adjoint du ministère, Denis Simonneau.


Dans les prochains jours, le débat ne devrait pas manquer de rebondir au Conseil de sécurité des Nations unies qui doit décider du statut de la province serbe, administrée par l'ONU depuis 1999."
 
article paru dans libération 
 
Cette insistance n'est-elle pas étonnante, quand on sait que la Palestine attend son indépendance depuis un demi siècle ?
Lors du conflit en 1999, Bill Clinton n'avait-il pas affirmé que l'indépendance du kosovo n'était pas l'objectif de la guerre ? 
Pour ceux qui semblent croire qu'il y a une différence de politique entre républicains et démocrates, voici la preuve du contraire !
medium_clinton-couple_1df288.jpg
 
 
Pourquoi l'Allemagne, après avoir soutenu la Croatie (son ancienne alliée dans les années 40) en 1992, ce qui fut l'une des causes principales de la guerre au début de la décennie 90, s'acharne t'elle sur la Serbie (son ancienne ennemie dans les années 40) ?
Pour comprendre les véritables motivations de nos amis US cliquez ici 

 

Quant à l'Allemagne, elle ne fait que reprendre son ancienne Ostpolitik d'avant la deuxième guerre mondiale.

Péricles 

medium_collabo21_small.jpg