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16/03/2013

Petite leçon de Démocratie par Frédéric Taddeï

A l'attention des Maîtres censeurs

 


Clash entre Patrick Cohen et Frédéric Taddeï... par puremediasp>

12/09/2012

Mitterrand et l'Europe : 20 ans après !

 

 

Sur les grands enjeux concernant l'avenir de la France, Mitterrand se sera constamment trompé :de son pari sur le Maréchal Petain en 1940 à son choix d'orienter la France sur la voie du fédéralisme Européen.

Savourez la réplique du Président sur l'avenir radieux promis à ses petits enfants sous le soleil de l'Europe technocratique !

Hélas en 1992 comme en 1940, les hommes politiques lucides ne représentaient qu'une infime minorité.

Faudra t-il attendre la catastrophe, à l'instar de 1940, pour que les Français réagissent ?

10/08/2012

CERTITUDES ET INCERTITUDES DE LA GUERRE MEDIATIQUE

Il n’est pas nécessaire d’être un partisan du régime du président Assad, mais simplement un observateur aimant la vérité pour être perplexe devant les récits d’atrocités liées à ce qu’il faut bien appeler la  guerre civile de  Syrie.

Le nombre total de victimes : 10 000, 20 000 ? est très  incertain, comme il advient d’ailleurs dans  toutes les tragédies de ce genre où bienheureux est l’observateur ou l’historien qui peut déjà  avoir une idée du nombre de zéros.

L’autre question est de savoir qui est responsable de ces massacres ? Dès lors qu’il y a deux camps disposant d’armements létaux, on peut supposer, comme dans toutes les guerres,  que le bilan est partagé, sans doute inégalement mais partagé quand même, surtout si certains adversaires d’Assad se réclament d’Al Qaida, qui ne passe pas pour une organisation humanitaire.

Mais dès lors que sont annoncées  des atrocités, la presse « occidentale », c’est-à-dire  les journaux papiers à grand tirage et les grands médias audiovisuels (internet est à mettre à part) est quasi-unanime à en imputer immédiatement la responsabilité au régime.  Tel fut le cas de la récente tuerie  de Houla (108 mots dont 49 enfants, dit-on : mais qui a lancé ces chiffres si précis et qui peut les certifier ?) La presse occidentale a immédiatement accusé les forces du régime d’Assad  alors même que cette ville était, semble-t-il,  contrôlée par l’opposition.   Les pays occidentaux et arabes   ont aussitôt renvoyé les ambassadeurs de Syrie en  représailles contre le pouvoir en place. Or les informations reçues depuis renforcent l’hypothèse que  la responsabilité de ce massacre pourrait  plutôt  revenir  aux opposants (si tant est que tous les cadavres exposés aient été récoltés sur le champ de bataille  et non sortis de la morgue comme ce fut le cas à Timisoara). Les mêmes doutes existent pour la plupart des incidents les plus médiatisés de ces dernières semaines.

On relève par ailleurs que la principale source des organes de presse occidentaux, le prétendu Observatoire syrien des droits de l'homme, se résume à un homme, Rami Abdulrahman, opposant exilé depuis longtemps résidant  à Coventry. Quand on  annonce début juin 55 morts à Al Koubeir, 87 morts à Hama, il est  à l’origine de l’information.

En formulant ces observations, nous ne disons  ni que le régime d’Assad soit innocent, ni même qu’il ne  porte pas la part la plus lourde des responsabilités des massacres.  Mais qu’il en porte la  responsabilité exclusive, que chaque fois qu’une atrocité est connue, il faille systématiquement la lui imputer est pour le moins peu vraisemblable.

D’autant  que les vingt-cinq  dernières années ont vu se multiplier, sur le thème humanitaire, des opérations de manipulation de l’opinion  internationale de grande ampleur, chaque fois menées  avec le plus parfait professionnalisme : Timisoara, le Kosovo, les prétendues armes de destruction massive de l’Irak, le Rwanda (où certes l’opinion internationale a été informée des massacres mais pas de tous, ni même des plus graves). Admettons que la menace que le régime de Kadhafi faisait planer  sur une partie de ses compatriotes ait été bien réelle  et  pouvait justifier une intervention, il reste que  les dégâts causés par celle-ci  -   150 000 victimes, selon certaines sources -  ne sont pas encore connus.

Si l’on tente d’y  voir clair dans les mécanismes médiatiques à l’œuvre dans ces affaires, on pourrait les ramener à deux ressorts  sociologiques simples touchant les journalistes de profession, spécialement les plus jeunes : le premier est  la déformation moralisante  qui les pousse à chercher dans toute situation nécessairement complexe des bons et des méchants. Cette approche présente pour eux  plusieurs avantages : elle permet de comprendre vite ( ou d’avoir l’impression de comprendre) une situation compliquée ; elle  fait de chaque journaliste un missionnaire ou un justicier, non seulement rapporteur  de faits mais  agent  du bien et, ce faisant,  elle coïncide assez avec la psychologie de grand adolescent idéaliste qui est souvent celle du   correspondant de guerre ;   enfin, il est bien connu que présenter les choses, que ce soit dans un article ou dans un livre,  en blanc et noir, à  la manière d’un western,  attise l’attention du public , là où une  présentation toute en nuances  pourrait l’ennuyer.

Le second ressort est que le traitement particulier  dont bénéficie la profession  (existence de services de presse, de correspondants attitrés, d’hôtels réservés pas trop loin du front, conférences de presse) fait que les journalistes, de quelque pays qu’ils viennent et de quelque bord qu’ils soient,  vivent ensemble et que celui qui débarque sans savoir où sont les bons et les méchants le demandera aux autres et  aura  vite fait de se rallier  à l’opinion commune.

Manichéisme et grégarité semblent ainsi  les deux mamelles de l’information  de guerre.

Et si  les  mécanismes de travestissement des faits que nous venons de décrire  sont mis en place, l’enquête de terrain est à peine nécessaire : si on apprend qu’à tel endroit un massacre a été commis, il n’est plus nécessaire d’investiguer pour savoir qui en est responsable : ce ne peut être que le camp du  méchant. Le  correspondant de  presse qui se fonde sur   une idéologie manichéenne et  l’unanimité de sa corporation, n’a plus besoin de faits, il  peut se contenter de ce que Kant appelait  les  jugements synthétiques à priori.

Outre qu’elle déforme la vérité, on voit au passage à quel point une telle attitude est potentiellement criminelle. Prenons le cas de la Syrie : les opposants au régime de Assad, qui ne sont pas nés de la dernière pluie et possèdent à fond ces mécanismes, ont intérêt aujourd’hui  à perpétrer le maximum d’atrocités : puisque celles-ci  seront mises sans examen  sur le compte de leur adversaire, chacune d’elle sera une victoire psychologique de plus.

 

Toujours du côté des Etats-Unis

 

On pourrait arrêter là l’analyse et se contenter de mettre en cause  la sociologie d’une profession particulière. Ce serait un peu court.   Car, il faut bien le dire, ce mécanisme ne marche pas dans n’importe quel sens : il  joue aujourd’hui  toujours contre l’Etat, le régime ou la faction opposés aux  Etats-Unis ( sauf peut-être pour ce qui touche à la Palestine) .  L’Arabie saoudite, les émirats du Golfe sont tout sauf des Etats démocratiques : des femmes y sont lapidées régulièrement, les élections n’y sont pas truquées puisque il n’y en a pas, les tentatives de révolte y  sont réprimées dans le sang. Mais ce sont des alliés des États-Unis et si des faits de ce genre  sont à l’occasion rapportés, ils font au total peu de bruit, passant davantage pour des accidents de parcours  que pour l’expression de régimes  criminels.

Ce caractère unilatéral ne se résume donc pas à une simple donnée sociologique endogène aux milieux de l ‘information. L’information est devenue une arme de guerre. Et comme telle, elle fait appel aux techniques les plus sophistiquées : elle se trouve manipulée par des gens qui en possèdent tous les ressorts et jouent sans doute comme sur du velours sur la naïveté et l’idéalisme de jeunes journalistes. Le paradoxe est que la plupart de ces correspondants de presse sont orientés à gauche, c’est-à-dire que, pris un à un, ils  sont sans doute opposés à la suprématie américaine, critiques de la finance internationale qui la sous-tend, de la prison de Guantanamo ou de l’utilisation abusive de drones etc. Qu’ils  en arrivent à être de manière à peu près systématique les fantassins de la guerre médiatique menée par la grande puissance en dit long sur  la sophistication des mécanismes à l’œuvre. Sous réserve d’une étude approfondie du sujet qui ne pourra généralement  se faire qu’avec le recul de plusieurs années, voire dizaines d’années, quand tel ou tel  régime est  présenté comme le plus odieux de  de la terre, on n’est certain que d’une chose : il déplaît à la puissance dominante.



Article de Roland Hureaux  Paru dans Marianne2 et sur 

son blog le 6 juillet 2012

20/05/2012

Le projet européen : du "nationalisme de vieillards apeurés"

 

Dans un billet précédent sur les sept familles européennes, j'avais mis en avant certaines composantes un peu nauséabondes du parti européen. Défenseurs d'une Europe catholique, ou blanche, ou blanche et catholique, plus ou moins violents, ils constituent la grande masse des supporters du projet européen. Il s'agit de préférer nos voisins à ceux qui sont plus lointains. Il n'y a qu'au Front de Gauche qu'on croit que l'Union européenne est un projet internationaliste. Donc conseillons aux internationalistes européens de visionner le clip ci-dessus. On y voit une nation isolée agressée par un noir, un arabe et un chinois. La faible femme est seule dans un hall de gare vide. Un instant de réflexion, la dame se démultiplie, comme autant de petits pains. Nous voilà avec douze dames. Et voici que s'évaporent le noir, l'arabe et le chinois. Message très subtilement transmis : les nations européennes sont entourées de gens agressifs et mal élevés. Unies elles peuvent vaporiser ces fâcheux, qui s'évanouissent devant notre sagesse. C'est à juste titre que François Asselineau estime que l'Union européenne ne fait là que se ranger à la thèse du choc des civilisations. L'occasion de relire les Penchants criminels de l'Europe démocratique...L'Europe n'est pas un projet internationaliste, c'est du nationalisme de vieillards apeurés, un projet de suprématistes blancs.

 

Source (Edgar, http://www.lalettrevolee.net )

07/04/2012

Mali, première victime « collatérale » de l’intervention occidentale en Libye

Depuis le début de cette erreur politique majeure que fut l’ingérence franco-otanienne dans la guerre civile libyenne, j’ai expliqué qu’avec l’élimination du colonel Kadhafi, l’arc de tension saharo-sahélien allait de nouveau être bandé. La raison en est simple, et il est proprement affligeant que les conseillers africains de l’Elysée, informés aux meilleures sources, n’aient pas réussi à freiner les ardeurs guerrières de certains.


Par Bernard Lugan (site : http://www.bernardlugan.blogspot.fr)

 

 

Après avoir longtemps déstabilisé la région, le colonel Kadhafi avait changé de politique depuis quelques années et au moment où nous lui avons déclaré la guerre, il la stabilisait. Il avait ainsi mis « sous cloche » les velléités des Toubou libyo-tchadiens et l’irrédentisme des Touaregs du Mali. Etrangement, nous l’avons supporté quand il nous combattait, et nous l’avons combattu dès lors qu’il était devenu notre allié…
L’intervention franco-onusienne s’étant produite avec les résultats que l’on sait, à savoir l’anarchie libyenne, les forces de déstabilisation saharo-sahéliennes qui avaient perdu leur mentor ont aussitôt repris leur autonomie.
Du côté des Toubou et apparentés, la situation est pour le moment sous contrôle en raison de la présence d’Idriss Deby Itno que la presse française, toujours prompte à déstabiliser les pouvoirs stabilisateurs, ne cesse d’attaquer. Son pouvoir est solide, mais la question de sa succession se posera un jour avec toutes les conséquences qui en découleront.
Aujourd’hui, le maillon le plus faible de l’arc saharo-sahélien est le Mali. Or, c’est très exactement là que se produisent actuellement des évènements dont les conséquences risquent d’être catastrophiques en raison de la proximité de ces trois autres foyers de déstabilisation que sont le nord du Nigeria avec la secte fondamentaliste Boko Haram, la région du Sahara nord occidental avec Aqmi et les confins algéro-maroco-mauritaniens avec le Polisario.

Au Mali où, depuis 1962, la guerre n’a jamais véritablement cessé entre les Touaregs et l’Etat contrôlé par les Noirs sudistes, les hostilités ont repris au mois de janvier 2012. Plusieurs milliers de Touaregs, dont nombre d’anciens militaires libyens, ont en effet pris le contrôle de l’Azawad, le nord nord est du Mali.
Leur chef militaire est Ag Mohammed Najem, de la tribu des Igforas. Cet ancien colonel de l’armée libyenne qui commandait une unité spécialisée dans le combat en zone désertique et qui était casernée à Sebha, a quitté la Libye avec armes et bagages quelques jours avant le lynchage du colonel Kadhafi par les fondamentalistes de Misrata. Son groupe dispose d’un matériel de pointe, y compris des missiles sol-air ; l’un d’entre eux a semble t-il abattu un avion de l’armée malienne.
Remarque importante : ces rebelles qui se réclament du MNLA (Mouvement national pour la Libération de l’Azawad) ne demandent plus une meilleure intégration des Touaregs dans l’Etat malien, comme lors des précédentes insurrections, mais la sécession pure et simple. Ils combattent ainsi pour la prise en compte de la réalité géographique et humaine régionale contre l’utopie consistant à vouloir faire vivre dans le même Etat les agriculteurs noirs sédentaires du Sud et les nomades berbères du Nord. Nous retrouvons là l’idée qui fut longtemps portée par le colonel Kadhafi qui prônait la création d’un Etat touareg au centre du Sahara.

Totalement dépassées par la situation, les autorités maliennes tentent d’obtenir une intervention directe des Occidentaux en affirmant que les insurgés ont des liens directs avec Aqmi. Ces derniers disent au contraire qu’étant Berbères, ils sont le meilleur rempart contre les fondamentalistes arabo-musulmans. Certes, mais un petit groupe touareg, très minoritaire toutefois, ayant participé à une récente opération menée par Aqmi, le risque de porosité n’est pas exclu.
La situation est donc à suivre[1].

 

 



Bernard Lugan
07/02/12

[1] Cette question sera développée dans le prochain numéro de l’Afrique réelle que les abonnés recevront par PDF le 15 février.


Par Bernard Lugan (site : http://www.bernardlugan.blogspot.fr)


Bernard Lugan : les deux guerres du Mali par realpolitiktv

09/01/2012

« L'oligarchie des incapables »

Ils monopolisent les postes les plus importants, cumulent les privilèges et font de l'argent leur principale passion. Ils se servent de l'Etat pour aider leurs amis, fabriquent des lois sur mesure pour leur bon plaisir et laissent le pays aux mains de bandes rivales. Patrons, hauts fonctionnaires, élus ou experts, ces oligarques nous gouvernent avec un mélange d'incompétence et de lâcheté. Après L'Omerta française, Sophie Coignard dont les enquêtes font trembler le monde politique et Romain Gubert, journalistes au Point, nous révèlent vingt ans de compromissions et d'affaires cachées, qui ont permis à une caste de maintenir son règne malgré ses échecs répétés. En toute impunité. 

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05/01/2012

Nazisme hier, libéralisme aujourd'hui !

Le 18 février 2008 le gouvernement français de M. Sarkozy a reconnu la province Serbe du Kosovo comme nation indépendante et ce, après avoir approuvé le démantèlement de la Nation Française par le traité de Lisbonne: comprenne qui pourra !

A moins de décrypter ces évènements à la lueur des intérêts stratégiques des USA et l'Allemagne.

   * Pour les américains, l'objectif était d'affaiblir deux puissances mondiales et donc deux rivales potentielles : l'Europe et la Russie. La Russie, en la ceinturant d'états musulmans hostiles (la fameuse ceinture verte). L'Europe et la Russie, en donnant un signal d'encouragement puissant aux nombreuses minorités (basques, bretons, corses, Ossètes...). (1)

   * Pour l'Allemagne, l'objectif était également d'affaiblir les états européens car tout le monde peut aujourd'hui le constater : plus l'Europe se développe, plus les nations s'atomisent et plus l'Allemagne se renforce.

L'Allemagne et ses principaux ex-alliés de la seconde guerre mondiale, Croatie et Italie, furent les premiers à reconnaître l'indépendance du Kosovo, bafouant le droit international ; Allemagne qui fut pourtant la principale responsable de la dislocation de la Yougoslavie et donc de la guerre opposant les Serbes aux Croates au début des années 90, en reconnaissant l'indépendance de la Croatie de manière prématurée (2). Malgré l'Europe supra-nationale et contrairement à la France, l'Allemagne n'oublie pas ses intérêts nationaux en renouant avec son ancienne Ost-politik.

Cette reconnaissance du Kosovo s'éclaire d'ailleurs d'une lumière nouvelle, au regard des évènements de la crise de la dette. Il semble de plus en plus évident pour beaucoup de Français que le gouvernement de M. Sarkozy (3), à l'instar du gouvernement de Vichy, a décidé de défendre, coûte que coûte, les intérêts allemands. Car défendre cette politique d'austérité au prix du sacrifice des peuples d'Europe du sud (et bientôt des Français), c'est évidemment défendre les intérêts allemands.

Il est d'ailleurs amusant que cette allégeance à la puissance allemande se fasse, comme en 1940, sur des bases idéologiques. Pétain répugnait à voir le monde ouvrier accéder petit à petit, à force de luttes, à un statut d'autonomie politique dans la société française. Il préféra donc s'allier au nazisme, ruiner son pays, sacrifier son peuple et asservir son propre pays plutôt que de voir les humbles accéder à la Démocratie, et donc, par voie de conséquence, à un certain niveau de vie (4).

Et c'est pour les mêmes raisons que nos élites n'ont eu de cesse, et ce depuis le Général de Gaulle, de confisquer la Démocratie, de la vider peu à peu de son contenu (5), car elles n'ont jamais supporté de voir le peuple français accéder, dans les années 60, à un tel niveau de vie et à un tel statut d'autonomie politique.

Nazisme hier, libéralisme aujourd'hui.

Et demain, le peuple français se réveillera t-il ?

 

(1) Il n'est d'ailleurs pas exclu que certaines minorités d'origine étrangère comme les minorités musulmanes de France réclament une autonomie partielle dans certaines régions françaises et ce dans un avenir très proche.

(2) La Serbie paya très cher son opposition aux nazis dans les années 40.

(3) On pourrait en dire autant des divers gouvernements depuis Giscard.

(4) Car si vous perdez la Démocratie, vous perdrez rapidement votre niveau de vie.

(5) Grâce à cette fameuse (fumeuse) Europe !

Nous devons nous préparer aux elections

"La prostitution est grave parce qu'elle est l'avilissement de l'amour. La prostitution électorale est grave parce qu'elle est l'avilissement d'une institution qui fut aimée ; par des hommes généreux ; d'une institution pour qui ont pensé deux siècles de penseurs, pour qui ont travaillé deux siècles d'ouvriers, pour qui ont souffert, pour qui beaucoup d'homme des générations précédentes sont morts.

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26/07/2011

L’EURO NE S’EFFONDRERA PAS !

L’inculture économique française aidant (mais se serait-on lancé dans l’aventure de l’euro sans cette inculture ?), beaucoup voient la fin de l’euro comme l’effondrement d’une monnaie.  Les actifs libellés dans cette devise ne vaudraient plus rien, beaucoup de gens seraient ruinés ;  au mieux, la fin de l'euro signifierait une réduction drastique et durable du niveau de vie des Européens, singulièrement des Français.

Il va de soi que les partisans de l’euro ne manquent pas d’agiter  ce scénario  à la fois pour se donner raison et pour dramatiser le suspense au sujet de la Grèce, mais aussi parce qu’ils y croient.

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25/05/2011

Eugénisme et libéralisme

« Vint enfin un temps où tout ce que les hommes avaient regardé comme inaliénable devint objet d'échange, de trafic et pouvait s'aliéner. C'est le temps où les choses mêmes qui jusqu'alors étaient communiquées mais jamais échangées ; données mais jamais vendues ; acquises mais jamais achetées - vertu, amour, opinion, science, conscience, etc. - où tout enfin passa dans le commerce. C'est le temps de la corruption générale, de la vénalité universelle, ou, pour parler en termes d'économie politique, le temps où toute chose, morale ou physique, devenue valeur vénale, est portée au marché. »

 

Karl Marx « Misère de la philosophie » 1847

 

Quel chemin parcouru depuis par cette idéologie totalitaire (1) que l'on nomme le libéralisme (2). De la Renaissance à aujourd'hui, ce cancer déshumanisant n'a cessé de croître au dépens de l'homme (3)...

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