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09/03/2008

Nouvelle loi sur la discrimination positive !


le Quota
envoyé par brackmardcorp

03/03/2008

L'ONU contre les droits de l'homme

d885aa1a854cd9369e838aa2ecaeba2a.jpgL'année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme par l'ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d'années, par ses dérives, l'ONU s'est caricaturée.

A Durban, en Afrique du Sud, s'est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l'initiative des Nations unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d'avocat. C'est au nom des droits des peuples que furent scandés des "mort à l'Amérique !" et "mort à Israël !" ; et c'est au nom du relativisme culturel qu'on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

 

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa Commission des droits de l'homme, l'ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l'homme (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd'hui, le constat est plus qu'amer : c'est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l'élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d'une nouvelle et très particulière "déclaration des droits de l'homme", la mise à mort de l'universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s'y constituent, les discours qui s'y tiennent, les textes qui s'y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d'expression, légitiment l'oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales.

Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l'encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l'acte et les violences de demain.

Une triple alliance composée de la Conférence des organisations islamiques (OCI), représentée jusqu'à ce jour par le Pakistan, du Mouvement des non-alignés, où Cuba, le Venezuela et l'Iran ont un rôle central, et de la Chine - avec la complaisance cynique de la Russie - oeuvre ainsi à la mise en place d'une véritable révolution prétendument146c7d11fbe088097e74122974de1ce3.jpg "multiculturelle". Ainsi, le rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, Doudou Diène, déclare d'ores et déjà qu'énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l'école participe du racisme antimusulman, renommé "islamophobie occidentale".

La confusion des esprits est à son comble quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion. C'est une menace radicale contre la liberté de penser qui est en train d'être cautionnée par l'ONU. En assimilant au racisme toute critique des dérives de ceux qui parlent au nom de l'islam, parce que supposée relever d'attitudes néocolonialistes, les porte-parole de cette nouvelle alliance serrent un peu plus le garrot qu'ils ont passé au cou de leurs propres peuples et sapent les fondements d'une civilité très chèrement acquise en Europe depuis les guerres de religion. En septembre 2007, la 02d4e1306f9fcffc88cd40bd9fd68024.jpghaut-commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux "droits de l'homme et (à) la diversité culturelle". Portant le voile, comme la loi de la République islamique l'exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l'énoncé des principes à venir, ainsi résumés : "offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste".

Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C'est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d'Israël, pays membre de l'ONU, créé par cette dernière. Interrogée sur son silence, la haut-commissaire a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne, auquel, en tant que juriste, elle s'estimait tenue, et par souci de "ne pas offenser ses hôtes". Charbonnier est maître chez soi... C'est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d'opportunité, à la40b86ed2673cf92a53504e024c6a9539.jpg tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d'une institution internationale impuissante, mais dont les principes n'étaient au moins pas dévoyés comme ceux de l'ONU aujourd'hui.

Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l'acte. De Mein Kampf à Radio Mille Collines, de Staline à Pol Pot, les exemples abondent pour confirmer la nécessaire extermination de l'ennemi du peuple au nom de la race, au nom de l'émancipation des masses laborieuses ou au nom d'un ordre supposé divin. Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non c9342ae0763c0e96a8cc8e01f192eff0.jpgtenues "d'avenir radieux" ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c'est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l'histoire fut commis.

Face à cette stratégie, les démocraties, d'abord soucieuses de leur balance commerciale, font preuve d'une extraordinaire passivité. Que pèse le sort du peuple tibétain face aux enjeux des exportations vers la Chine ? Quel est le prix de la liberté pour Ayaan Hirsi Ali, ex-députée néerlandaise, menacée de mort, après l'assassinat en 2004 de son ami le réalisateur Théo Van Gogh, accusé d'avoir blasphémé l'islam dans le film Soumission ? Les exemples s'additionnent qui, de Taslima Nasreen à Salman Rushdie, de Robert Redeker à Mohamed Sifaoui, apportent la preuve que l'intégrisme islamiste impose sa loi par la terreur. Combien d'Algériens, de femmes au Maghreb, au Proche-Orient, en Turquie, au Pakistan ont déjà payé du prix de leur vie le refus de se soumettre à l'obscurantisme religieux ?

Si, par malheur, l'ONU devait consacrer l'imposition de tels critères, si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s'inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n'a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue.

L'Assemblée générale de décembre 2007 a déjà entériné des textes condamnant des formes d'expression considérées comme diffamatoires de l'islam. L'enjeu est clair, il est mondial : c'est de la défense des libertés de l'individu qu'il est question.

Soit les démocraties se ressaisissent, à l'exemple du Canada, qui vient d'annoncer son refus de participer à la conférence de Durban 2, estimant qu'elle risquait d'être "marquée par des expressions d'intolérance et d'antisémitisme", et cessent de s'abstenir ou de voter des résolutions contraires à l'idéal universel de 1948, soit l'obscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront, sous les bons auspices des Nations unies. Et lorsque les paroles de haine seront transformées en actes, nul ne pourra dire : "Nous ne savions pas."


Premiers signataires : Elisabeth Badinter, Adrien Barrot, Patrice Billaud, Pascal Bruckner, Jean-Claude Buhrer, Chala Chafiq, Georges Charpak, Christian Charrière-Bournazel, Bernard Debré, Chahdortt Djavann, Jacques Dugowson, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay, Patrick Gaubert, Claude Goasguen, Thierry Jonquet, Liliane Kandel, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Claude Lanzmann, Michel Laval, Barbara Lefevbre, Corinne Lepage, Malka Marcovich, Albert Memmi, Jean-Philippe Moinet, Jean-Claude Pecker, Philippe Schmidt, Alain Seksig, Mohamed Sifaoui, Antoine Spire, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, Michèle Tribalat, Michèle Vianes,Elie Wiesel, Michel Zaoui.

Signatures de soutien à ce texte par e-mail à licra@licra.org. Liste complète des signataires sur www.licra.org.

 

Article du Monde paru dans l'édition du 28.02.08.

01/03/2008

Les mots de trop d'un président sans piedestal

 

Un président qui se livre aux altercations de bas étages, bien loin de faire rire, est le signe inquiétant d'une démocratie sans grandeur.


Les mots de trop d'un président sans piedestalb3dcf64d2d9ed83b44b8404a0d313aae.jpg
Le diable se niche dans les détails et il n'y a pas de quoi rire.
Il y a eu l'altercation avec le jeune pêcheur qui a menacé, il y a quelques semaines, de venir « porter un coup de boule » au président de la République. Puis, hier, au Salon de l'agriculture, cet homme qui n'a pas voulu être « touché » et « sali » par Nicolas Sarkozy et dont ce dernier s'est débarrassé en le traitant ainsi : « Casse-toi, pauvre con ! ».
On aurait tort de ne percevoir ces incidents à répétition que comme l'inévitable et presque bienfaisante décontraction d'une société et d'un Etat qui cesseraient de se contempler sur le mode de l'intimidation et de la révérence. Les citoyens parleraient à armes et grossièreté égales avec le président de la République et celui-ci, mu par un élan démocratique qui le conduirait à un mimétisme de mauvais aloi, leur répliquerait sur le même registre.
Il ne me semble pas qu'une telle analyse puisse être admise. Au demeurant, elle ferait déjà apparaître l'existence d'un univers préoccupant où la décrispation de part et d'autre serait poussée si loin qu'elle en deviendrait indécente et scandaleuse.

Un monde sans formes, mais plein d'illusions
Ce qui surgit de ces épisodes où un président s'abaisse à user d'un langage commun, pour ne pas dire plus, c'est d'abord le fait que le citoyen de rencontre, quel que soit son statut ou son métier, n'accepte plus de se cantonner dans une neutralité silencieuse même teintée d'hostilité, mais qu'il a décidé de prendre le président de la République au mot. Puisque ce dernier ne cesse de vanter son agitation en la qualifiant de dévouement à la cause publique, que sa familiarité, voire sa vulgarité ne seraient que la manifestation moderne d'une personnalité politique qui aurait compris que les Français n'attendent plus de l'efficacité élégante mais une proximité active et sans mystère, force est de constater que la société a parfaitement compris le message et qu'elle s'engouffre avec une inquiétante délectation dans ce monde d'où l'on a désiré faire disparaître les formes pour donner, et se donner, l'illusion d'une simplicité industrieuse. Alors qu'il est facile de constater quotidiennement comme l'absence de formalisme n'est pas contradictoire avec la pompe impériale d'un président enivré de soi. Au lieu que les choses de l'Etat dégagent une majesté naturelle – elles ne le peuvent plus, vidées qu'elles sont de leur substance digne -, c'est le titulaire du Pouvoir qui tente, tant bien que mal, par un narcissisme qui prétend s'habiller de conscience professionnelle, de donner le change et de faire croire qu'on n'a pas changé de République dans le domaine de la tenue.

Une démocratie qui a oublié que les mots sont tout
Ainsi, Nicolas Sarkozy a libéré la parole, les paroles, celle du jeune pêcheur comme celle du visiteur dégoûté du Salon. La grossièreté de l'une et de l'autre n'est que la conséquence de la volonté théorisée et affichée de tourner en dérision l'apparat intime qui exige réserve, modération et contrôle de soi pour pouvoir tout permettre, et se permettre. Les répliques du président s'inscrivent dans un espace qu'il a « déconstruit » et qui lui ressemble. L'hostilité choquante du visiteur du Salon et le « pauvre con » de Nicolas Sarkozy révèlent, en dépit de leur contradiction apparente, la solidarité d'une société sans respect pour son chef et d'un chef sans considération pour ses concitoyens. Il y a là plus que l'amorce d'un processus qui risque de nous entraîner non plus vers la bienfaisante familiarité des pouvoirs scandinaves mais dans le cloaque d'une démocratie qui a oublié que les mots sont tout et d'abord le décor nécessaire à une relation républicaine, quoique antagoniste.
On aurait bien tort de rire de ces altercations dans la vie quotidienne et publique d'un chef d'Etat. C'est un peu de nous qui est insulté quand il est insulté. C'est un peu de nous qu'il insulte quand il insulte. On peut craindre le pire devant l'expression de ces tensions aujourd'hui encore minimes. Elles sont inquiétantes comme les signes glaçants de la colère ponctuelle d'un pays qui ne se contente plus de ses exutoires légitimes et réguliers.
La démocratie, aussi, se niche dans les détails.

Article de Frédéric Moreau publié le Mercredi 27 Février 2008 - 00:07 sur Marianne2fr

 

25/02/2008

Obama/Clinton/McCain ou la démocratie par procuration !

La France serait-elle devenue l'ombre d'elle-même ?

En effet, au moment précis où les députés français sabordent la Nation française, fondement même de notre démocratie, en capitulant à Versailles et mettant ainsi un terme à un peu plus de deux siècles de souveraineté populaire, on apprend que les français se passionnent pour les élections américaines (38% seraient pour Obama). Ces faits rappellent étrangement l'intérêt que portaient les peuples colonisés du XIXème siècle à l'égard des débats politiques secouant les Nations qui les assujettissaient!97012f09fa8f5dc1766764afc9f9e195.jpg

Y eut-il une différence, sur le traitement des indigènes, entre le Second Empire et la troisième République ?

Les bombardements des villages vietnamiens furent-ils si différents entre le règne de Kennedy et celui de Nixon ?

Les Français ont donc troqué leur liberté pour gagner quelques années de confort, de bonheur et d'illusions. Illusion de croire qu'un monde sans conflits est possible (est-ce seulement souhaitable ?) ; illusion de croire qu'on peut confier son destin et ses intérêts à des mains étrangères, sans les voir un jour menacés.

 

Cette politique française de servitude volontaire n'est pas nouvelle (1). Elle fut même l'une des marques de fabrique de la quatrième République. Ces abandons de souveraineté n'empéchèrent hélas pas les conflits, loin s'en faut (guerre civile de 1940/44 liée aux renoncements de la troisième République, guerre civile de 1955/62).

Seul De Gaulle, pourtant monarchiste de conviction, défendit les valeurs de la république et l'honneur de son peuple.

f0dfd23d9d79164a9afb465414d077fd.jpgHomme cultivé, il aimait citer les auteurs antiques comme cet aphorisme de Tite Live : "La servitude coûte plus cher que la guerre".

Formé aux humanités, ayant reçu une éducation classique, la rigueur, la précision mais aussi la profondeur de sa pensée avaient été acquises au contact des penseurs antiques. Ce qui peut, rétrospectivement, éclairer certaines de ses décisions.

Par exemple sa décision de doter la France de l'arme nucléaire contre la volonté farouche des USA s'éclaire d'un jour nouveau à la lumière de cette citation, tirée d'un ouvrage de Thucydide : "La jalousie ne refuse à personne de bien ménager ses intérêts lorsqu'il s'agit des plus grands risques".

L'antiquité devrait donc redevenir l'un des piliers  de la formation intellectuelle de nos élites. Car n'est-ce pas sa redécouverte qui, à partir du  XVème siecle, fut à l'origine du mouvement intellectuel des Lumières, aboutissant au renouveau démocratique en Occident ?

Car c'est bien l'inculture et la pauvreté intellectuelle (2), conduisant au dogmatisme (3), lui-même à l'origine d'une interprétation erronée et fanatique des théories de la guerre totale de Clausewitz (4), qui ont débouché sur les boucheries stériles de 14/18 et de 39/45 (5).

N'en déplaise à Monsieur Camille de Toledo (lire à ce sujet), la Nation n'y est pour rien.

Mais comme disait Paul Valéry, "les leçons de l'Histoire n'ont jamais servi à rien". 

 

(1) Cette volonté de perdre sa souveraineté est liée, selon moi, à une peur presque mystique du conflit (Entre sociétés mais aussi dans la société ). Cette peur serait, elle-même, liée au choc occasionné par le premier conflit mondial, selon certains  historiens. 

(2) ...et non pas le nationalisme ou le patriotisme comme le suggéra subtilement la propagande communiste dès 1917.  Cliché qui est, depuis, rentré dans les moeurs.

(3) De Gaulle attribuait déjà, en son temps, certains excès de la première guerre mondiale à la pauvreté intellectuelle de nombre d'officiers de l'armée française. Il n'était d'ailleurs pas le seul, Lyautey le déplorait également.

(4) lire à ce sujet le remarquable ouvrage de Sir Basil Liddell Hart : "Stratégie"

(5) Hitler reste l'incarnation par excellence de cette inculture.

21/02/2008

Les sectes sont "un non-problème", selon Sarkozy

 Alors que les laïques craignent le retour d'un catholicisme pourtant moribond,  Mr Sarkozy tente d'imposer sa spiritualité personnelle : la scientologie.  Il est évident que, contrairement au christianisme, la scientologie ne voit pas d'inconvénients au "fric sans états d'âme". Signe des temps !

Péricles 

 

L'hebdomadaire a publié une interview dans laquelle Emmanuelle Mignon déclare que les sectes sont "un non-problème", que "la liste établie en 1995 est scandaleuse" et qu'"on peut s'interroger" sur la menace représentée par la Scientologie. La directrice de cabinet avait démenti avoir tenu de tels propos.

Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Sipa)

Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy (Sipa)

Interrogé par nouvelobs.com, Marc Dolisi, rédacteur en chef délégué de l'hebdomadaire VSD a maintenu, mercredi 20 février, les propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.
Dans un communiqué, cette dernière avait démenti les propos que lui avait fait tenir le magazine mercredi. Je "n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD, selon lesquels 'les sectes seraient un non-problème en France'", avait affirmé la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.
"Interrogée de manière informelle sur les positions du président de la République dans ce domaine, j'ai rappelé la position constante de Nicolas Sarkozy sur ce sujet", explique-t-elle.
"Soit ces mouvements et ces groupes troublent l'ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés -les moyens de rendre plus efficaces ces poursuites sont d'ailleurs à l'étude. Soit ils ne troublent pas l'ordre public et respectent les personnes, et ils doivent alors pouvoir exister normalement conformément au principe de la liberté de conscience", résume-t-elle.
"Il semblerait que l'on soit entré dans l'ère du démenti. Bientôt il faudra la présence d'un huissier à chaque interview, comme pour les mariages", commente Marc Dolisi à nouvelobs.com.

"Scandaleuse"

L'hebdomadaire a ensuite fait parvenir un communiqué dans lequel il confirme bien les propos d'Emmanuelle Mignon. "Emmanuel Fansten, journaliste à VSD, a rencontré Mme Emmanuelle Mignon a son bureau de l'Elysée le mercredi 6 février de 11h15 à 12h00", indique le magazine.
"La rédaction de VSD confirme que les propos cités dans l'entretien ont bien été tenus, dans le cadre de ce rendez-vous", précise le communiqué.
VSD est paru mercredi matin avec une interview de cette proche du chef de l'Etat. Elle affirme que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème". "La liste établie en 1995 est scandaleuse", ajoute-t-elle, évoquant la liste des "mouvements sectaires" mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la Scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s'interroger", poursuit-elle selon VSD. "Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix". Les rapports parlementaires français considèrent que l'Eglise de Scientologie est une secte. La scientologie bénéficie toutefois du statut de religion dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis.

La Miviludes bientôt rattachée à l'Intérieur

Emmanuelle Mignon indique, selon VSD, que le gouvernement compte "transformer" la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), instituée auprès du Premier ministre, "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". "A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien", accuse-t-elle.
Selon la directrice de cabinet du président, "l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice".

"Assurer la liberté de croyance de tous"


Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes début février. Elle a notamment mis en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie.
Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et "assurer la liberté de croyance de tous".
Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées "émues et indignées" par ces déclarations.
L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de "violations de la loi de 1905" sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution.

"La croyance diffuse des valeurs"


La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril, a indiqué l'organisme samedi, précisant que c'est au chef du gouvernement qu'il revient de décider de rendre public ce rapport ou non.
Un document de travail, issu d'une réunion commune du conseil d'orientation et du comité exécutif de la Miviludes tenue le 7 février, a été transmis vendredi aux différents ministères concernés (Intérieur, Justice, Santé...).
Emmanuelle Mignon souligne par ailleurs que Nicolas Sarkozy est le premier président français à avoir dit que "la question spirituelle doit jouer un rôle dans la société".
"La quête de sens n'a sûrement jamais été aussi importante qu'aujourd'hui. La croyance diffuse des valeurs, et tout ce qui diffuse des valeurs est positif", assure-t-elle.
 
Publié Nouvel-Obs.com le 20 02 2008

18/02/2008

Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?

Devant nous l'an 2000. Quelques heures nous séparent.
N'en parlez pas m'a-t-on dit.
Et pourtant ce silence a comme un balancement maudit
Qui vous met la pendule à l'heure.
C'est le moment, c'est pas trop tôt
Pour parler des troisièmes couteaux.

Ils ne font rien, ils se situent.
Ils sont consultants ambigus
Des hydres multinationales.
Pas de nom, que des initiales.
Ils ont de grands ordinateurs.
Poules de luxe, hommes de paille.
Requins, banquiers, simples canailles.
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus compliqué est le réseau
Qui les relie à leurs affaires.

Il était grand, il était beau.
Il sentait bon son Lugano,
Mon gestionnaire.

Justement près de Lugano
Etait la banque Ambrosiano.
Là où les vierges vaticanes
Faisaient fructifier leur magot.
Loge P2 dans ses arcanes
A deux massifs cardinaux
Pour les consultations diaphanes
Avec de joyeux mafiosos.
Le fameux compte à numéro
Passe de Zurich à Lausanne,
De Bâle à Londres, près de Soho,
Rencontra le troisième couteau

Il était chauve, il était gros.
Il portait des fringues de chez Smalto,
Mon mercenaire.

Les politiques, drôles d'oiseaux,
Prennent toujours pour plan de vol
Les bulletins de la météo
Ils vont toujours où il fait beau.
Il fait beau dans les audimats,
Dans les sondages du Figaro.
Il fait très beau chez la misère
Et dans les oeuvres humanitaires.
Il fait beau sur les droits de l'homme.
Il fait beau sur l'intégration,
Le plein emploi, l'immigration.
On se les gèle dans le pognon.

Politiquement leurs idéaux
Sont très ciblés sur deux critères:
Entre Mad Max et l'abbé Pierre

Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus étonnant est le réseau
Qui les réunit entre frères.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils prennent, ils se gavent, ils se tuent,
Trivialité derrière les mots,
La réussite dans les crocs.
Ils sont là à tous les niveaux.
C'est le règne des troisièmes couteaux.
 
 
L'altérité existerait donc encore dans le monde "culturel" français ? Comment a-t-il pu résister au ravage du conformisme allié à l'inculture ? Lavilliers, nostalgie d'un monde révolu ou espoir pour le futur ?

L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy

 

fc7f7248774e3ab17cce8ebc6053a18b.jpg L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy, roi de la politique gadget ! Ses initiatives politiques, mélange d'improvisation et d'amateurisme, ont de plus en plus de mal à cacher son absence de projet politique. Combien de temps  la politique marketing fera-t-elle illusion ? 

La shoah expliquée à nos petits enfants. Ou comment un petit garçon de 6 ans, arraché à sa mère , déshabillé de force,  mené dans une chambre confinée pour y être gazé au Zyclon B avant que son petit corps désarticulé ne finisse brulé dans un four crématoire, est devenu le correspondant de mon fils de 10 ans.

Quelle est cette nouvelle farce, grotesque et pathétique?

Rien ne nous sera donc épargné ?

Péricles 

                                                                           

 

 

 

ccd7b50d86235f583dc5deea9009e234.jpg"A la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. 

 

Interrogée par L'Express.fr, elle juge, vendredi 15 février, que cette proposition est"inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter." La suggestion de M. Sarkozy risque d'attiser les antagonismes religieux, dit-elle encore : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"Déportée à l'âge de 16 ans, elle témoigne : "Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants."

UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY

Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."

Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.

Article publié sur le Monde.fr (copié sur le site Le jeu de Gerri)

 

16/02/2008

Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne

On sait que les Parlements nationaux qui se sont empressés de ratifier le traité de Lisbonne l'ont fait, pour acdf316eacc2e4bb4f3734b73fcc0c51.jpgcertains, sans en avoir jamais reçu le texte (!), pour les autres y compris le Parlement français le 5 février dernier, sans en avoir jamais eu la version consolidée c'est à dire codifiée. Les traités "consolidés" sont, rappelons-le, le texte final et définitif des deux traités révisés : le "traité sur l'union européenne" d'une part, "le traité sur le fonctionnement de l'union européenne" d'autre part, tels qu'amendés par le traité de Lisbonne. Comment en effet comprendre et voter pour ou contre le traité de Lisbonne sans avoir au moins sous les yeux ce qu'il ajoute et modifie aux traités existants ? Cela n'a visiblement pas posé problème aux parlementaires, qui de toutes façons obéissent majoritairement aux consignes de vote, non du peuple (deux s'étaient tout de même exprimés clairement par référendum en 2005) mais des partis dont ils tiennent leur investiture. Cette absence de version officielle "consolidée" des traités européens posera-t-elle problème au seul peuple consulté par référendum, le peuple irlandais ? Peut-être bien que oui.
Vincent Browne, l'un des plus célèbres journalistes irlandais (directeur du magazine Village, chroniqueur à l'Irish Times et au Sunday Business Post, titulaire d'une émission de radio quotidienne jusqu'à l'année dernière) vient d'en faire personnellement l'amère expérience. La dernière chronique de ce journaliste, situé à gauche, publiée par le Sunday Business Post est d'autant plus intéressante lorsqu'on sait l'influence du personnage sur l'opinion publique irlandaise.



Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne

Vincent Browne raconte qu'il est allé aux bureaux de la Commission européenne à Dublin, pour demander un exemplaire du traité de Lisbonne, sur lequel les Irlandais vont devoir se prononcer par référendum. A la réception, on lui a donné une photocopie du texte (seule forme sous laquelle il était disponible).

Il découvre que l'article 1 dit ceci : « Le traité sur l'Union européenne est modifié conformément aux dispositions du présent article. » Et qu'en bas de la page est écrit : « Le troisième alinéa est remplacé par le texte suivant : L'Union est fondée sur le présent traité et sur le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (ci-après dénommés "les traités"). »

Il demande alors s'il peut avoir un exemplaire du « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne », puisqu'il n'est manifestement pas possible de comprendre le traité de Lisbonne sans avoir le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ».

Les personnes de l'accueil lui répondent qu'elles n'ont pas ce texte. Quelqu'un descend l'escalier, Vincent Browne lui expose son problème. Cette personne lui répond qu'il n'existe rien qui ressemble à un « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Elle pense que le conseil de l'Union européenne a décidé d'en publier une version en avril, mais elle n'en est pas sûre.

Arrive une autre personne, qui lui explique que le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » est en réalité une compilation de tous les traités antérieurs. Elle ajoute qu'elle peut lui donner un résumé du traité de Lisbonne, ce qui suffit amplement à expliquer en quoi il consiste.

Non, répond-il. Je voudrais me faire ma propre opinion sur le traité, et je voudrais le comprendre, mais comment le pourrais-je si je n'ai pas un exemplaire du traité qu'il est censé amender ?

L'interlocuteur répond alors, comme le précédent, que le conseil des ministres de l'UE pourrait le publier en avril, mais que ce n'est pas certain.

Vincent Browne réplique : comment peut-on voter pour ce traité si l'on ne peut pas savoir ce qu'il signifie ?

Réponse : nos hommes politiques, démocratiquement élus, pourront dire aux citoyens ce que contient le traité, et sur cette base nous pourrons voter.

Cela ne me satisfait pas, insiste Vincent Browne, car je veux me faire ma propre idée.
Une autre personne lui dit alors que l'Institut des Affaires européennes a publié une version annotée du traité de Lisbonne, qui explique tout. Vincent Browne : « J'ai dit que je voulais me faire ma propre opinion, or l'Institut des Affaires européennes n'est qu'une pom-pom girl de l'Union européenne et ne peut pas m'offrir une analyse objective du traité. »

Quelqu'un de la réception a une autre idée : pourquoi ne pas traverser la rue et aller au Journal officiel ?

Vincent Browne traverse la rue, et demande au Journal Officiel s'ils ont le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Ils n'en ont jamais entendu parler. Ils regardent leur catalogue : rien. Ils consultent l'ordinateur : rien.
Il lui reste donc à essayer de lire le traité de Lisbonne. Mais il est totalement incompréhensible de bout en bout si l'on n'a pas en regard le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » pour s'y référer à chaque article.

Vincent Browne commente :
« Considérez seulement l'arrogance effarante de nos élites qui veulent que nous nous rendions aux urnes comme des moutons et que nous votions oui à un traité qu'il est impossible de comprendre à partir de la documentation mise à notre disposition. Si un directeur de banque ou un agent immobilier vous demande de signer un formulaire, est-ce que vous n'insistez pas pour savoir ce que c'est avant de le signer ? »

« Comment peut-on attendre de nous que nous approuvions un traité qui modifie notre Constitution, alors que nous ne pouvons pas comprendre de quoi il s'agit autrement qu'en croyant sur paroles ces arrogants artistes de la tromperie ? Je parierais mon premier dollar qu'aucun membre du gang suivant n'a la moindre notion de ce que dit le traité article par article, pour la bonne raison qu'il est littéralement incompréhensible » (suivent les noms des principaux ministres irlandais, et du président de l'Institut pour les affaires européennes).

Conclusion du journaliste : « La seule attitude responsable, sensée, raisonnable, intelligente, à adopter est de voter non à ce traité, au motif que nous ne savons pas, et que nous ne pouvons pas savoir, ce qu'il veut dire. »

 
   
Article publié sur Observatoire de l'Europe Mercredi 13 Février 2008 d'après l'article de Yves Daoudal publié le 12 février 2008 sur son site : Le blog d'Yves Daoudal

15/02/2008

La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne

Moins de trois ans après le "non" des Français au référendum sur le projet de Constitution européenne, la France est officiellement devenue, jeudi 14 février, le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité de Lisbonne, avec la publication, au Journal officiel de la ratification portant la signature du chef de l'Etat. Elle est le cinquième pays européen à dire oui, après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.


Signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 par les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne, le traité remplace le défunt projet de Constitution européenne, rejeté par les Français, à près de 55 %, lors du référendum du 29 mai 2005. Cette fois, le chef de l'Etat a décidé de faire ratifier le traité par la voie parlementaire, nettement moins risquée que la voie référendaire, comme il s'y était engagé pendant la campagne présidentielle. Réuni en congrès à Versailles, le Parlement français a donné son feu vert en révisant la Constitution de la Ve République le 4 février, puis en adoptant, dans la foulée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le projet de loi de ratification.

ENTRÉE EN VIGUEUR EN 2009

Ce traité reste proche du projet de Constitution rejeté en 2005. Mais le terme de "Constitution" n'y figure plus, pas plus que les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) ou la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée". Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux ans et demi renouvelable. Parmi les nouveautés, un protocole sur les services publics, demandé par les Pays-Bas avec le soutien des Français, qui souligne l'importance des services d'intérêt général, et met l'accent sur les "valeurs communes" de l'Union, mentionne "le rôle essentiel et la grande marge de manœuvre des autorités nationales, régionales et locales".

L'objectif est que les vingt-sept pays membres l'aient entériné avant fin 2008 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2009. Beaucoup de pays n'ont pas encore fixé de calendrier précis. L'Allemagne s'est engagée à ratifier au premier semestre 2008, mais d'autres devraient attendre encore un peu, comme l'Espagne ou la Suède, qui ne prévoit un vote qu'en novembre. Aux Pays-Bas, qui avaient eux aussi dit "non" à la Constitution lors d'un référendum en 2005, le gouvernement "s'efforce de conclure le processus de ratification" en 2008. Seule l'Irlande doit organiser un référendum pour ratifier le texte.

Article publié sur LEMONDE.FR avec AFP le 14.02.08

14/02/2008

L'Esprit de Munich à l'heure de l'islamisation !



source You tube

" A Bruxelles, la Commission européenne a dit jeudi n'avoir aucune objection à l'adoption de cet amendement, l'UE n'ayant aucune
législation en la matière." et "U.E a toutefois contesté la version du gouvernement turc selon lequel il s'agirait d'une réforme demandée par l'UE dans le cadre du processus d'adhésion pour assurer la liberté de religion : il n'y a pas de législation européenne sur le port du voile", a-t-elle ajouté, précisant que les pratiques des Etats membres de l'UE étaient
très "disparates". "La Commission n'a jamais dit une telle chose." source Yahoo news

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Comme toujours, les fonctionnaires européens sont adeptes du double langage. Ils savent merveilleusement jouer sur le sens des mots pour tromper leur monde. Il n'y a, en effet, aucun texte européen qui approuve le port du voile, mais il existe des injonctions européennes favorables à une totale liberté religieuse, menaçant les fondements même de la laïcité Turque ou française.

Cette politique fondée sur une totale liberté religieuse serait de bon aloi si elle n'avait pas, face à elle, des groupements religieux politisés, organisés et déterminés, soutenus par des états puissants(Arabie Saoudite, Iran), disposant ainsi d'énormes moyens financiers et logistiques.
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Nos hommes politiques paraissent avoir oublié (problème de mémoire ? d'inculture ? d'aveuglement ?) les leçons de la seconde guerre mondiale et semblent vouloir refaire les même erreurs que leurs prédécesseurs. En effet, les évènements politiques des années 30 nous ont démontré que la tolérance et l'esprit d'équité ne peuvent rien contre le fanatisme et la volonté de domination. Blum, avec son pacifisme et sa politique d'apaisement, fut balayé en quelques semaines par un Hitler déterminé, qui ne s'embarrassa pas de pitié ou de tolérance.
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Il est évident que Mr Blum put revenir aux affaires, plein de bonne conscience après la guerre ; il n'en reste pas moins qu'il porte (avec d'autres) une lourde responsabilité dans les crimes commis en France par les nazis, pour avoir été l'un des artisans de la défaite militaire de 1940. Comment ? Mais en refusant, par exemple, la création d'unités blindées qui auraient pu faire contrepoids à la puissance allemande. Pour quel motif ?31da9a46b304e8232c1c0e7c1c6f91ab.jpg
Mr Blum ne voulait pas, face à Hitler, d'une armée belliqueuse mais d'une armée pacifique !!! Heureusement pour lui (et beaucoup d'autres) qu'il y a eu Pétain pour porter le chapeau et faire oublier leur insondable (je ne trouve pas de mots...) bêtise ? stupidité ? incompétence ? irresponsabilité ? Et tant pis pour les milliers de morts français dont ils avaient la responsabilité : on a les gouvernants qu'on mérite, après tout !a9c7e57bc743d1682f13e8e36ea0c90f.jpg


Hélas pour nous, et contrairement à de Gaulle, Blum semble avoir fait école !

Merci donc à nos représentants "du peuple" de nous avoir mis, contre notre volonté, pour notre bien, pour le bien de la Démocratie (à l'insu des peuples), pour l'Europe de la paix, de la tolérance et de la félicité universelle, sur la voie de la libanisation (balkanisation, irakisation, cachemirisation, darfourisation...).
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Puisqu'on ne peut plus compter sur les européens pour défendre leurs propres valeurs, espérons juste qu'un Islam dissociant le spirituel du politique (un islam virtuel en quelque sorte !) apparaisse un jour. Ou alors, que l'Islam modéré prenne le dessus, se contentant de voiler et de lapider modérément les femmes ; d'appliquer modérément la charia en coupant modérément la main des voleurs, en pendant modérément les homosexuels ou les femmes adultères et en égorgeant ou en coupant modérément la tête des apostats.