Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18/02/2008

L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy

 

fc7f7248774e3ab17cce8ebc6053a18b.jpg L'insoutenable légèreté de Monsieur Sarkozy, roi de la politique gadget ! Ses initiatives politiques, mélange d'improvisation et d'amateurisme, ont de plus en plus de mal à cacher son absence de projet politique. Combien de temps  la politique marketing fera-t-elle illusion ? 

La shoah expliquée à nos petits enfants. Ou comment un petit garçon de 6 ans, arraché à sa mère , déshabillé de force,  mené dans une chambre confinée pour y être gazé au Zyclon B avant que son petit corps désarticulé ne finisse brulé dans un four crématoire, est devenu le correspondant de mon fils de 10 ans.

Quelle est cette nouvelle farce, grotesque et pathétique?

Rien ne nous sera donc épargné ?

Péricles 

                                                                           

 

 

 

ccd7b50d86235f583dc5deea9009e234.jpg"A la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. 

 

Interrogée par L'Express.fr, elle juge, vendredi 15 février, que cette proposition est"inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter." La suggestion de M. Sarkozy risque d'attiser les antagonismes religieux, dit-elle encore : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"Déportée à l'âge de 16 ans, elle témoigne : "Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants."

UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY

Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."

Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.

Article publié sur le Monde.fr (copié sur le site Le jeu de Gerri)

 

16/02/2008

Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne

On sait que les Parlements nationaux qui se sont empressés de ratifier le traité de Lisbonne l'ont fait, pour acdf316eacc2e4bb4f3734b73fcc0c51.jpgcertains, sans en avoir jamais reçu le texte (!), pour les autres y compris le Parlement français le 5 février dernier, sans en avoir jamais eu la version consolidée c'est à dire codifiée. Les traités "consolidés" sont, rappelons-le, le texte final et définitif des deux traités révisés : le "traité sur l'union européenne" d'une part, "le traité sur le fonctionnement de l'union européenne" d'autre part, tels qu'amendés par le traité de Lisbonne. Comment en effet comprendre et voter pour ou contre le traité de Lisbonne sans avoir au moins sous les yeux ce qu'il ajoute et modifie aux traités existants ? Cela n'a visiblement pas posé problème aux parlementaires, qui de toutes façons obéissent majoritairement aux consignes de vote, non du peuple (deux s'étaient tout de même exprimés clairement par référendum en 2005) mais des partis dont ils tiennent leur investiture. Cette absence de version officielle "consolidée" des traités européens posera-t-elle problème au seul peuple consulté par référendum, le peuple irlandais ? Peut-être bien que oui.
Vincent Browne, l'un des plus célèbres journalistes irlandais (directeur du magazine Village, chroniqueur à l'Irish Times et au Sunday Business Post, titulaire d'une émission de radio quotidienne jusqu'à l'année dernière) vient d'en faire personnellement l'amère expérience. La dernière chronique de ce journaliste, situé à gauche, publiée par le Sunday Business Post est d'autant plus intéressante lorsqu'on sait l'influence du personnage sur l'opinion publique irlandaise.



Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne

Vincent Browne raconte qu'il est allé aux bureaux de la Commission européenne à Dublin, pour demander un exemplaire du traité de Lisbonne, sur lequel les Irlandais vont devoir se prononcer par référendum. A la réception, on lui a donné une photocopie du texte (seule forme sous laquelle il était disponible).

Il découvre que l'article 1 dit ceci : « Le traité sur l'Union européenne est modifié conformément aux dispositions du présent article. » Et qu'en bas de la page est écrit : « Le troisième alinéa est remplacé par le texte suivant : L'Union est fondée sur le présent traité et sur le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (ci-après dénommés "les traités"). »

Il demande alors s'il peut avoir un exemplaire du « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne », puisqu'il n'est manifestement pas possible de comprendre le traité de Lisbonne sans avoir le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ».

Les personnes de l'accueil lui répondent qu'elles n'ont pas ce texte. Quelqu'un descend l'escalier, Vincent Browne lui expose son problème. Cette personne lui répond qu'il n'existe rien qui ressemble à un « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Elle pense que le conseil de l'Union européenne a décidé d'en publier une version en avril, mais elle n'en est pas sûre.

Arrive une autre personne, qui lui explique que le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » est en réalité une compilation de tous les traités antérieurs. Elle ajoute qu'elle peut lui donner un résumé du traité de Lisbonne, ce qui suffit amplement à expliquer en quoi il consiste.

Non, répond-il. Je voudrais me faire ma propre opinion sur le traité, et je voudrais le comprendre, mais comment le pourrais-je si je n'ai pas un exemplaire du traité qu'il est censé amender ?

L'interlocuteur répond alors, comme le précédent, que le conseil des ministres de l'UE pourrait le publier en avril, mais que ce n'est pas certain.

Vincent Browne réplique : comment peut-on voter pour ce traité si l'on ne peut pas savoir ce qu'il signifie ?

Réponse : nos hommes politiques, démocratiquement élus, pourront dire aux citoyens ce que contient le traité, et sur cette base nous pourrons voter.

Cela ne me satisfait pas, insiste Vincent Browne, car je veux me faire ma propre idée.
Une autre personne lui dit alors que l'Institut des Affaires européennes a publié une version annotée du traité de Lisbonne, qui explique tout. Vincent Browne : « J'ai dit que je voulais me faire ma propre opinion, or l'Institut des Affaires européennes n'est qu'une pom-pom girl de l'Union européenne et ne peut pas m'offrir une analyse objective du traité. »

Quelqu'un de la réception a une autre idée : pourquoi ne pas traverser la rue et aller au Journal officiel ?

Vincent Browne traverse la rue, et demande au Journal Officiel s'ils ont le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Ils n'en ont jamais entendu parler. Ils regardent leur catalogue : rien. Ils consultent l'ordinateur : rien.
Il lui reste donc à essayer de lire le traité de Lisbonne. Mais il est totalement incompréhensible de bout en bout si l'on n'a pas en regard le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » pour s'y référer à chaque article.

Vincent Browne commente :
« Considérez seulement l'arrogance effarante de nos élites qui veulent que nous nous rendions aux urnes comme des moutons et que nous votions oui à un traité qu'il est impossible de comprendre à partir de la documentation mise à notre disposition. Si un directeur de banque ou un agent immobilier vous demande de signer un formulaire, est-ce que vous n'insistez pas pour savoir ce que c'est avant de le signer ? »

« Comment peut-on attendre de nous que nous approuvions un traité qui modifie notre Constitution, alors que nous ne pouvons pas comprendre de quoi il s'agit autrement qu'en croyant sur paroles ces arrogants artistes de la tromperie ? Je parierais mon premier dollar qu'aucun membre du gang suivant n'a la moindre notion de ce que dit le traité article par article, pour la bonne raison qu'il est littéralement incompréhensible » (suivent les noms des principaux ministres irlandais, et du président de l'Institut pour les affaires européennes).

Conclusion du journaliste : « La seule attitude responsable, sensée, raisonnable, intelligente, à adopter est de voter non à ce traité, au motif que nous ne savons pas, et que nous ne pouvons pas savoir, ce qu'il veut dire. »

 
   
Article publié sur Observatoire de l'Europe Mercredi 13 Février 2008 d'après l'article de Yves Daoudal publié le 12 février 2008 sur son site : Le blog d'Yves Daoudal

15/02/2008

La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne

Moins de trois ans après le "non" des Français au référendum sur le projet de Constitution européenne, la France est officiellement devenue, jeudi 14 février, le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité de Lisbonne, avec la publication, au Journal officiel de la ratification portant la signature du chef de l'Etat. Elle est le cinquième pays européen à dire oui, après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.


Signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 par les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne, le traité remplace le défunt projet de Constitution européenne, rejeté par les Français, à près de 55 %, lors du référendum du 29 mai 2005. Cette fois, le chef de l'Etat a décidé de faire ratifier le traité par la voie parlementaire, nettement moins risquée que la voie référendaire, comme il s'y était engagé pendant la campagne présidentielle. Réuni en congrès à Versailles, le Parlement français a donné son feu vert en révisant la Constitution de la Ve République le 4 février, puis en adoptant, dans la foulée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le projet de loi de ratification.

ENTRÉE EN VIGUEUR EN 2009

Ce traité reste proche du projet de Constitution rejeté en 2005. Mais le terme de "Constitution" n'y figure plus, pas plus que les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) ou la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée". Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux ans et demi renouvelable. Parmi les nouveautés, un protocole sur les services publics, demandé par les Pays-Bas avec le soutien des Français, qui souligne l'importance des services d'intérêt général, et met l'accent sur les "valeurs communes" de l'Union, mentionne "le rôle essentiel et la grande marge de manœuvre des autorités nationales, régionales et locales".

L'objectif est que les vingt-sept pays membres l'aient entériné avant fin 2008 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2009. Beaucoup de pays n'ont pas encore fixé de calendrier précis. L'Allemagne s'est engagée à ratifier au premier semestre 2008, mais d'autres devraient attendre encore un peu, comme l'Espagne ou la Suède, qui ne prévoit un vote qu'en novembre. Aux Pays-Bas, qui avaient eux aussi dit "non" à la Constitution lors d'un référendum en 2005, le gouvernement "s'efforce de conclure le processus de ratification" en 2008. Seule l'Irlande doit organiser un référendum pour ratifier le texte.

Article publié sur LEMONDE.FR avec AFP le 14.02.08

14/02/2008

L'Esprit de Munich à l'heure de l'islamisation !



source You tube

" A Bruxelles, la Commission européenne a dit jeudi n'avoir aucune objection à l'adoption de cet amendement, l'UE n'ayant aucune
législation en la matière." et "U.E a toutefois contesté la version du gouvernement turc selon lequel il s'agirait d'une réforme demandée par l'UE dans le cadre du processus d'adhésion pour assurer la liberté de religion : il n'y a pas de législation européenne sur le port du voile", a-t-elle ajouté, précisant que les pratiques des Etats membres de l'UE étaient
très "disparates". "La Commission n'a jamais dit une telle chose." source Yahoo news

6eec74f045ddac943f5b2fc348eb7525.jpg

Comme toujours, les fonctionnaires européens sont adeptes du double langage. Ils savent merveilleusement jouer sur le sens des mots pour tromper leur monde. Il n'y a, en effet, aucun texte européen qui approuve le port du voile, mais il existe des injonctions européennes favorables à une totale liberté religieuse, menaçant les fondements même de la laïcité Turque ou française.

Cette politique fondée sur une totale liberté religieuse serait de bon aloi si elle n'avait pas, face à elle, des groupements religieux politisés, organisés et déterminés, soutenus par des états puissants(Arabie Saoudite, Iran), disposant ainsi d'énormes moyens financiers et logistiques.
c18952d3b74e2205414c110468207b4b.jpg
Nos hommes politiques paraissent avoir oublié (problème de mémoire ? d'inculture ? d'aveuglement ?) les leçons de la seconde guerre mondiale et semblent vouloir refaire les même erreurs que leurs prédécesseurs. En effet, les évènements politiques des années 30 nous ont démontré que la tolérance et l'esprit d'équité ne peuvent rien contre le fanatisme et la volonté de domination. Blum, avec son pacifisme et sa politique d'apaisement, fut balayé en quelques semaines par un Hitler déterminé, qui ne s'embarrassa pas de pitié ou de tolérance.
0d126500f298ca409ceec7d0051d4005.jpg
Il est évident que Mr Blum put revenir aux affaires, plein de bonne conscience après la guerre ; il n'en reste pas moins qu'il porte (avec d'autres) une lourde responsabilité dans les crimes commis en France par les nazis, pour avoir été l'un des artisans de la défaite militaire de 1940. Comment ? Mais en refusant, par exemple, la création d'unités blindées qui auraient pu faire contrepoids à la puissance allemande. Pour quel motif ?31da9a46b304e8232c1c0e7c1c6f91ab.jpg
Mr Blum ne voulait pas, face à Hitler, d'une armée belliqueuse mais d'une armée pacifique !!! Heureusement pour lui (et beaucoup d'autres) qu'il y a eu Pétain pour porter le chapeau et faire oublier leur insondable (je ne trouve pas de mots...) bêtise ? stupidité ? incompétence ? irresponsabilité ? Et tant pis pour les milliers de morts français dont ils avaient la responsabilité : on a les gouvernants qu'on mérite, après tout !a9c7e57bc743d1682f13e8e36ea0c90f.jpg


Hélas pour nous, et contrairement à de Gaulle, Blum semble avoir fait école !

Merci donc à nos représentants "du peuple" de nous avoir mis, contre notre volonté, pour notre bien, pour le bien de la Démocratie (à l'insu des peuples), pour l'Europe de la paix, de la tolérance et de la félicité universelle, sur la voie de la libanisation (balkanisation, irakisation, cachemirisation, darfourisation...).
52c78a1e7ef06fafd20585d917d9a794.jpg
Puisqu'on ne peut plus compter sur les européens pour défendre leurs propres valeurs, espérons juste qu'un Islam dissociant le spirituel du politique (un islam virtuel en quelque sorte !) apparaisse un jour. Ou alors, que l'Islam modéré prenne le dessus, se contentant de voiler et de lapider modérément les femmes ; d'appliquer modérément la charia en coupant modérément la main des voleurs, en pendant modérément les homosexuels ou les femmes adultères et en égorgeant ou en coupant modérément la tête des apostats.

11/02/2008

Le coup d’État de Versailles

80c37c6e58a04695da95aa0633f99f71.jpgLundi 4 février, jour de la réunion du Parlement en congrès, jour de deuil pour la démocratie, les opposants au coup d’État s’étaient rassemblés dans les avenues menant au château de Versailles. J’accompagnais un couple d’amis, elle habillée en Marianne à bonnet phrygien (mais la poitrine couverte, en février), et lui coiffé d’un casque d’Astérix. Comme il mesure un mètre nonante pieds nus, il était impressionnant avec les ailes du casque relevées. Un Astérix de deux mètres, cela ne passe pas inaperçu. J’étais vêtu en député du Tiers, tricorne à cocarde, gilet, cape noire, ceinture tricolore, et brandissant au manche de mon parapluie le drapeau cousu par une de mes grand-mères pendant la guerre (Que faut-il dire ? La dernière ? On l’a déjà cru de la précédente. La plus récente ? Mais il y en eut d’autres depuis. [Ce n’est pas de mes grand-mères que je parle]).ceaca60384282278a66782b925e7dd07.jpg

Peu de gens, et guère de caméras. Le temps est loin des cars de manifestants venus de la France entière. Les vieux communistes sont aux allichamps et les socialistes ont trahi. Evidemment, on ne se déplace pas volontiers un lundi -il faut exercer un métier aux horaires souples- ni en février. Louis-Philippe disait qu’on ne fait pas de révolution en hiver, ce qui ne l’empêcha pas d’être renversé en février. Dans les rues, d’aimables CRS, serviables comme des hôtesses d’accueil, orientaient les arrivants vers les diverses manifs (car on ne se mélange pas entre opposants, non mais !).

Un hippie schnouffé, hors d’âge, le fou de service, insultait les keufs dans l’indifférence générale.

Nous allâmes d’abord à la manif des souverainistes, porteurs de drapeaux tricolores en berne, puis à celle d’Attac, où les bannières arboraient le sigle à pourcentage. Une pasionaria y adjura les manifestants de rentrer chez eux par un chemin leur évitant de rencontrer les souverainistes, ces gens étriqués « avec qui nous n’avons rien en commun ». On y prônait l’amitié entre les peuples et l’abolition des frontières. Souriez, financiers ! Riez, européïstes ! Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles avec de tels adversaires.

Près des grandes écuries, un cordon de robots-cops bonnasses, déguisés en martiens de série télévisée, jouait le rôle des Gardes Françaises empêchant le peuple d’entrer au château. Et dans le château, les traîtres abolissant la République. Combien d’entre eux, soixante-huitards repentis, crièrent-ils dans leur jeunesse : « CRS-SS ! » ?

Versailles dans toute sa splendeur. Cette bâtisse prétentieuse n’a jamais été, depuis trois siècles, que l’antre de la tyrannie et le théâtre de la trahison. A chaque génération, des classes dominantes sans cesse renouvelées reprennent le même pli : vanité, fermeture en caste, mépris de leurs concitoyens, platitude devant l’éphémère Permanent du Spectacle qui les domine pour un temps, rouerie et naïveté, lâcheté et ragusade, entraînant chaque fois un peu plus bas dans le déclin notre si beau pays. La Grande Révolution et ses suites, qui coûtèrent, hélas, maintes vies, ont fait disparaître des centaines de monuments magnifiques. Mais ce monstrueux palais reste inchangé, tendant ses tentacules au bout de sa longue avenue. Monument au malheur de la France et de l’Europe. Il paraît avoir été bâti pour cela.f4448595921e8251b0ad2fb9ab433bd9.jpg

En voyant rejouer pour la dixième fois la même sinistre pièce, l’abus de pouvoir rendant illégitime le pouvoir légitime, le peuple bafoué, les gardes protégeant les traîtres, je songeais à ce que Marc Bloch écrivit pendant l’Occupation : « Les faits l’ont aujourd’hui prouvé : l’indépendance nationale à l’égard de l’étranger et la liberté intérieure sont indissolublement liées, elles sont l’effet d’un seul et même mouvement. Ceux qui veulent à tout prix donner au peuple un maître accepteront bientôt de prendre ce maître à l’étranger. Pas de liberté du peuple sans souveraineté du peuple, c’est-à-dire sans République. »
Restaurons notre République !32c517a49194a6b86b24e4cd7a95d861.jpg

Christian Darlot 7 février 2008 publié sur le site Decap'actu

09/02/2008

Ceux qui ne nous ont pas trahis !

Listes des parlementaires qui ont dit NON au congrès de Versailles le 4 février 2008

Députés :

Groupe UMP (3 / 318) : MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard.


Groupe SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (91 / 204) : Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean-Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean-Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie-Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Pérat, Jean-Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies et Jean-Michel Villaumé.

Groupe GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (21 / 24) : Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Alfred Marie-Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Groupe NOUVEAU CENTRE (2 / 22) : MM. Philippe Folliot et Jean-Christophe Lagarde.

Non inscrits (4 / 9)
: Mme Véronique Besse (MPF), MM. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Jean Lassalle (Modem) et François-Xavier Villain (divers droite).

Sénateurs :

Groupe UMP (4 / 159) : MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux-Chevry et M. Charles Pasqua.

Groupe SOCIALISTE (30 / 96) : MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Jean-Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus-Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean-Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud-Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean-Pierre Masseret, Marc Massion, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean-Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.

Groupe COMMUNISTE REPUBLICAIN ET CITOYEN (23 / 23) : Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie-France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, MM. Robert Bret, Jean-Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier-Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean-François Voguet.


Groupe RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE ET SOCIAL EUROPEEN (1 / 16)
: M. Bernard Seillier (MPF)

Non-inscrits (2 / 6) : MM. Philippe Darniche (MPF) et Bruno Retailleau (MPF).

source gaullisme.fr

Les élites françaises : cyniques ou stupides ?

d0314450788c4d62149385c5e8499212.jpg


J'ai été stupéfait en écoutant le débat (Rispostes sur France 5) dimanche soir au sujet du mini-traité européen.

Abasourdi de voir des hommes politiques, qui se définissent pourtant comme des modérés, nous expliquer que le « non » du référundum de mai 2005 était nul et non avenu (référendum qui n'aurait donc jamais dû avoir lieu), que les citoyens français n'étaient pas capables de juger du bien-fondé de cette Europe.
0a9d3eaed0d74dd52e462c645c0ce7cd.jpg
Mon sang se glace lorsque j'entends un député du PS dire doctement que les citoyens de sa circonscription était à 66% contre la constitution de 2005, mais qu'il va voter pour, considérant qu'il est plus démocratique de suivre les consignes de son parti.

Je suis sidéré d'entendre un "représentant du peuple" centriste nous expliquer que la politique est une chose trop sérieuse pour la confier au peuple français, et que seuls des experts et des technocrates sont habilités à diriger un pays.

3a526eeea6c588a58887bd50bdd2e1d6.jpgJe suis consterné d'entendre un écrivain, se déclarant idéologiquement entre le PS et la LCR (sic), affirmer que cette Europe confiscatoire est nécessaire car elle serait la conséquence des charniers du vingtième siècle. J'avais pourtant cru comprendre que les horreurs des années 30, comme celles de 14/18 étaient dûes à l'emprise des idéologies et du dogmatisme sur les cerveaux occidentaux.

Je reste pétrifié lorsque j'entends ces individus avouer et approuver le fait que le mini-traité soit la copie conforme du texte de 2005, qu'il a été volontairement et inutilement complexifié dans le seul but d'éviter la consultation populaire, et affirmer dans le même temps, la main sur le coeur, qu'ils sont d'authentiques démocrates parce qu'ils favorisent la ratification parlementaire. Ratification parlementaire qui serait, selon eux, plus conforme aux traditions françaises alors qu'elle foule au pied toutes les valeurs issues de la Révolution Française. Même le Maréchal Pétain n'aurait pu imaginer, dans ses rêves les plus fous, une victoire aussi éclatante sur l'héritage révolutionnaire, sans coup férir.2adc86209a02f8dde064e093070057d6.jpg

Je suis effaré de voir que les castes au pouvoir ne prennent même plus la peine de cacher leur arrogance et leur mépris du peuple.

Il va donc falloir remplacer le terme « machiavélisme » pour désigner le cynisme en politique car même Nicolas Machiavel pensait, qu'étant donné l'incertitude liée à toute action politique, la décision d'un million d'individus était plus sûre et plus fiable que la décision d'un seul, fût-il plus éclairé en la matière.8397ce6c06d16fbed5c69f7c6cef938d.jpg
En effet, l'Histoire récente nous a montré que les élites de tous poils étaient plus souvent sujettes à l'idéologie et au dogmatisme, voire à l'aveuglement, que le peuple lui-même (quelques exemples : Alexandre Adler, Kouchner, Cohn-Bendit..., bref tous ceux qui affichent leur soi-disant lucidité actuelle après avoir été admirateurs inconditionnels des dictatures communistes pendant de longues années ; l'admiration et le soutien du grand patronat français à Hitler pendant les années 30 ; l'admiration de toute l'intelligentsia française pour Staline, pourtant responsable de la mort et de la déportation de millions d'individus, dans les années 50 et 60 ; l'intelligentsia parisienne applaudissant la prise de pouvoir de Pol Pot, responsable du génocide de son propre peuple...).c22e53e23859e28c3001b85e1d34684c.jpg

Je me suis longtemps demandé si nos gouvernants étaient cyniques ou stupides, et laquelle de ces probabilités était la plus inquiétante pour notre avenir. La réponse m'est apparue clairement dimanche soir, me laissant comme un goût amer dans la bouche et une étrange sensation de malaise : nos élites seraient donc cyniques et stupides.

01/02/2008

L'Europe selon Sarkozy : une démocratie ! La preuve par l'image.

40d1ef68188253300e91e68603d84157.jpg


Cliquez sur la photo pour voir la vidéo

"Si l'Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l'Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l'échec.

Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.

Si nous croyons au projet Européen comme j'y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.

Si nous n'expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s'étonner du fossé qui risque de s'amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté nationale ?

Je le dis comme je le pense, simplement : je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français."


... C'était en 2004, alors Président de l'UMP

6983bf289bb34736a21994148498bf95.jpg

Cliquez sur la photo pour voir la video

Article publié sur le site gaullisme.fr le 17 janvier 2008 sous le titre "Le Président Sarkozy veut un référendum sur l'Europe..."

28/01/2008

Henri Emmanuelli sauve l'honneur d'un parti moribond.

(...) Henri Emmanuelli fustige les divisions de son camp sur le traité et le Congrès de Versailles :

9cbeb679135b44d00920904834811e3a.jpgDéputé (PS) des Landes, Henri Emmanuelli s’oppose farouchement au boycott du Congrès. Il a réuni le 15 janvier des parlementaires socialistes pour exiger un référendum.

Comment jugez-vous l’annonce faite par Jean-Marc Ayrault d’un boycott du Congrès ?


Je la juge incompréhensible. Je comprends que le parti soit divisé sur l’adoption du traité, puisqu’il l’était déjà. Mais on ne peut remplacer un référendum qui a déjà eu lieu par un vote parlementaire. Le PS ne peut donc renoncer à exiger la tenue de ce référendum. Et le seul moyen de l’obtenir, comme nous nous y étions engagés lors des campagnes présidentielle et législative, c’est d’aller à Versailles voter contre la révision. Je ne comprends pas qu’on laisse les mains libres au Président dès lors qu’il s’agit du respect d’un principe fondamental, le suffrage universel.

Alors, pourquoi cette annonce ?

Je ne me l’explique pas. Et c’est là qu’on retombe sur le problème d’une cohérence minimum. La liberté de conscience sur le traité lui-même, c’est-à-dire sur le oui et le non, difficile de faire autrement. En revanche, s’agissant du référendum, je ne vois pas pourquoi il y aurait finalement liberté de conscience. Si des socialistes ne situent plus la légitimité politique dans le suffrage universel, qu’ils le disent et l’assument ouvertement. Mais je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’ambiguïté sur ce sujet.

Comment réagissez-vous aux propos de François Hollande qui a fustigé le «jeu» des opposants au boycott ?

C’est grave. S’il considère que la défense de la souveraineté populaire est une affaire de posture ou de tactique, c’est le signe d’une légèreté inquiétante. En politique, il faut avoir un minimum de cohérence. Et je parle bien d’un minimum. En 2005, j’ai fait campagne pour le non. Et je sais que ceux qui l’ont menée pour le oui n’ont jamais admis le vote du peuple français. Mais qu’ils aient le courage de le dire, et qu’ils arrêtent d’expliquer que ceux qui veulent le faire respecter sont des tacticiens.

Que pensez-vous de la position de Ségolène Royal qui, après avoir défendu le référendum, estime désormais qu’il faut adopter le traité ?

Si l’on explique "Nicolas Sarkozy a été élu, l’affaire est réglée", je ne vois pas alors ce qu’on fait à l’Assemblée nationale. Et ce, d’ailleurs, sur tous les sujets. Pourquoi s’opposer, alors ? On en arrive à des raisonnements ahurissants pour justifier l’injustifiable. J’ai envie de dire : "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent…".

Concrètement, les socialistes pourront-ils se doter d’une position commune ?

Je crois que non. Mais on peut élargir : y a-t-il une position du PS sur la politique internationale ? La mondialisation ? La croissance ? Ce n’est pas le seul sujet sur lequel le parti n’a pas de position. Le PS ne manque pas de propositions, mais de cohérence.

Quel est l’impact de cette affaire dans l’opinion publique ?

Une fois de plus, nous donnons un spectacle affligeant. Entre l’improvisation, les avancées et les reculs, le manque de lucidité, on donne l’impression de subir les événements politiques. Cela commence à faire beaucoup.

Quel remède, alors ?

Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…

Article publié sur le site gaullisme.fr le 17 janvier 2008 sous le titre "Le PS donne un spectacle affligeant ... et vient en aide à Sarkozy"

25/01/2008

Sarkozy, l'anti-Périclès !

7bb548dc3a4045c6ad51e0d673d8b5bb.jpg" Devant le peuple également, Périclès voulait éviter d'être constamment présent et de saturer les gens de sa vue. Il ne se montrait à ses concitoyens que de manière intermittente, pourrait-on dire; il ne s'adressait pas à eux à tout propos et ne se présentait pas sans cesse devant eux (...) Il se réservait pour les grandes occasions. Le reste du temps, il traitait les affaires par l'intermédiaire de ses amis et d'orateurs de son parti." (Vie de Périclès Plutarque Quarto p. 329)

4bf643c7f4a4c6fd4638c28b3ddac7c5.jpg

Ou bien:

" Un jour, par exemple, un individu particulièrement vulgaire et grossier l'insulta et l'accabla d'outrages. Périclès le supporta en silence, toute la journée, en pleine agora, en continuant à régler les affaires urgentes. Le soir, il s'en alla tranquillement tandis que l'autre le suivait et lui lançait toutes les injures possibles. Avant d'entrer chez lui, comme il faisait déjà nuit, il ordonna à l'un de ses serviteurs de prendre une lampe pour raccompagner l'homme et le 7b2ff6150c6211fe84098e94c81d8023.jpgreconduire chez lui." (ibid.)

Tiré du site Les philosophes antiques à notre secours