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22/10/2013

Finkielkraut vs Raouf Dafri : procès stalinien ?

Finkielkraut pique une grosse colère chez Taddeï par LeHuffPost

M. Raouf Dafri, parce qu'il se croit du bon côté, du côté des petits, des sans grades, des damnés de la terre..., se permet, tel un procureur stalinien, de simplifier, déformer, caricaturer voire même extrapoler la pensée de M. Finkielkraut.
Car M. Raouf Dafri a besoin d'un méchant, d'un raciste, d'un fasciste pour montrer au monde qu'il est du côté du bien comme les communistes naguère avaient besoin du nazisme pour faire croire aux benêts de tous bords qu'ils étaient les gentils.

La folie totalitaire communiste a disparue mais son mode de pensée semble bien encré dans la pensée française, mais comme disait Paul Valerie : " les leçons de l'Histoire n'ont jamais servi à rien."


Quant à CSOJ, C'est à peu près la seule émission où il y a une véritable pluralité d'opinions. Cela nous change des débats entre experts où tout le monde est d'accord.

Mais je sais que la Pravda française (soit 95 % des journalistes) aimerait bien voir M. Taddéi rentrer dans le rang et et le voir enfin débiter la ligne du parti ! 

Courage Frédéric !

10/09/2013

Un pavé dans la mare ?

Témoignage d'un enseignant  Belge qui assure que les attaques au gaz sarin ne sont pas le fait de Bachar al Assad mais des insurgés. Vu l'impartialité de nos journalistes, il semble incroyable que ce témoignage n'ait pas été censuré.

 

02/09/2013

Syrie, la grande propagande !

Comme toujours nos journalistes français, à la botte des états-majors occidentaux en général et de Washington en particulier, nous refont le coup du "crime contre l'humanité". Après les charniers de Timisoara (bidons), les épurations ethniques des kosovars par les Serbes (bidons), les armes de destruction massive en Irak (bidons), les liens entre les attentats du 11 septembre et Saddam Hussein (bidons), etc..., voici le gazage des Syriens par Bachar el-Assad. L'expérience devrait rendre nos journalistes prudents : que nenni ! A tous les coups, ils tombent dans le panneau ; on va finir par croire qu'ils sont achetés.

Mr Fabius nous dit : "il est évident que le pouvoir Syrien a gazé sa population !".

Le mot " évident " a comme origine le mot vidéo qui veut dire "voir". Mais où a-t-il vu cela ? Où sont les preuves ? Doit-on faire la guerre et tuer de nombreux civils (certainement plus que les mille pauvres diables qui ont péri par gazage en Syrie) sur de simples convictions et/ou préjugés, ou même sur la base d'une vidéo de mauvaise qualité et qui ne prouve rien ? Pourquoi ce régime utiliserait-il une arme, sachant pertinemment qu'en le faisant, il risque l'intervention des occidentaux qui n'attendent qu'un prétexte, et cela alors même qu'il semblait obtenir  une victoire militaire sur le terrain ?

A qui semble profiter le crime si ce n'est aux opposants Syriens ?

Doit-on faire une confiance aveugle aux services secrets après la supercherie des armes de destruction massive ?

Mais non, toutes ces questions n'effleurent jamais la cervelle de nos propagandistes ! Ils préfèrent répéter inlassablement leurs arguments bidons, comme si répétition était synonyme de vérité.

Attention messieurs les journalistes, un telle incompétence finit par devenir suspecte.

Contrairement à ce que l'on veut nous faire gober, l'objectif final de cette guerre n'est pas la Syrie mais l'Iran. Le but étant d'isoler l'Iran en l'entourant de pays hostiles afin de renforcer la pression sur ce pays. Cette guerre est en réalité en préparation depuis plusieurs dizaines de mois, le gazage n'étant qu'un vulgaire prétexte.

L'autre pays visé indirectement est la Russie, principale alliée de l'Iran et de la Syrie. Je vous rappelle que la politique guerrière américaine qui cherche à ceinturer la Russie de pays hostiles a commencée en 1992 (1) avec la guerre de Bosnie. Les USA ont cassé l'hégémonie Serbe (principal allié Russe) dans la région pour mettre à la tête de la Bosnie un Islamiste Alija Izetbegovic qui, déjà, prônait la Charia dans ses livres, et qui avait, à l'époque, offert le passeport d'honneur à un certain... Oussama Ben Laden. Cette politique a continué en 1999 avec la guerre du Kosovo créant, au coeur de l'Europe, le deuxième Etat musulman qui sera inévitablement hostile à la Russie (2).

L'ouest étant sous contrôle, ils s'attaquent désormais au sud, avec la guerre d'Irak en 2003 (grâce à l'action d'un certain Ben Laden... encore ! Avec un ennemi comme Ben Laden, les USA n'ont vraiment pas besoin d'amis.), puis la Syrie et enfin l'Iran. Bref, tous les pays qui ont été à un moment ou un autre de leur histoire alliés à la Russie (ou qui ont joué sur les deux tableaux comme les non alignés) ont été attaqués par les USA.

Et qui met-on à la place ? Des Islamistes. La preuve en est que la soi-disant guerre contre le terrorisme n'est que du bidon. Les USA ont formé les islamistes (Ben Laden) et font tout pour les amener au pouvoir. La Syrie n'échappera pas à la règle.


Evidemment les USA défendent leurs intérêts (ou croient les défendre) mais nous qu'avons-nous à y gagner ?


(1) En fait, cette politique a commencé dès 1949 avec la stratégie de l'endiguement, suivant ainsi  les préceptes de Georges Kennan,

(2) En faisant fi du droit international, les USA et leurs alliés (notamment la France) ont attaqué la Serbie sur un prétexte inventé de toutes pièces (l'épuration ethnique à grande échelle des musulmans par les Serbes) sans passer par l'ONU . ils ont reconnu l'Etat Kosovar en se basant sur la règle du droit des peuples à l'autodétermination, mais en prenant soin de laisser les musulmans réaliser un véritable nettoyage ethnique à grande échelle. Puis, ils ont mis à la tête de cet état de véritables mafieux inféodés à leurs intérêts (voir les scandales du trafic d'organes).

Le droit international est redevenu la loi du plus fort, l'ONU n'est plus qu'un épouvantail auquel plus personne ne croit si ce ne sont les gouvernants français, toujours avides de mirages.

Lire à ce sujet : 

Les islamistes sont-ils des alliés de l'Amérique ?

03/06/2013

Stéphane Bern et la GPA

Interviewé par le magazine TV Grandes chaînes (1) (numéro de juin 2013) , l'animateur de télévision Stephane Bern explique benoîtement qu'il est un homme engagé et qu'il ne supporte pas les injustices.

C'est d'ailleurs pourquoi il se dit partisan de la Gestation pour autrui, parce qu'il "veut que la loi autorise ce que les plus riches se sont déjà octroyés en allant faire des enfants hors de nos frontières."

Ce que notre benêt national oublie de préciser  c'est que ceux qui seront obligés de vendre leurs corps pour vivre (ou parfois survivre), ce ne seront pas les riches...

Ce mélange de cynisme, d'esprit interessé et de bonne conscience a quelque chose d'écoeurant.

Il serait peut être également temps de demander la légalisation de la pédophilie, car il est injuste que les citoyens les plus pauvres ne puissent s'offrir les faveurs de mineurs alors que les plus riches vont "se faire " des enfants hors de nos frontières.

N'est-ce pas une question d'égalité et de justice sociale ? La loi ne se doit-elle pas de légiférer sur ces pratiques qui sont devenue banales et existent à bien plus  grande échelle que la GPA ?

On voit bien ou nous mêne ce monde du relativisme culturel et moral.

 

(1) le titre de l'interview : "je ne veux plus qu'on me prenne pour une quiche !"... on ne pouvait trouver mieux.

12/09/2012

Mitterrand et l'Europe : 20 ans après !

 

 

Sur les grands enjeux concernant l'avenir de la France, Mitterrand se sera constamment trompé :de son pari sur le Maréchal Petain en 1940 à son choix d'orienter la France sur la voie du fédéralisme Européen.

Savourez la réplique du Président sur l'avenir radieux promis à ses petits enfants sous le soleil de l'Europe technocratique !

Hélas en 1992 comme en 1940, les hommes politiques lucides ne représentaient qu'une infime minorité.

Faudra t-il attendre la catastrophe, à l'instar de 1940, pour que les Français réagissent ?

05/01/2012

Nazisme hier, libéralisme aujourd'hui !

Le 18 février 2008 le gouvernement français de M. Sarkozy a reconnu la province Serbe du Kosovo comme nation indépendante et ce, après avoir approuvé le démantèlement de la Nation Française par le traité de Lisbonne: comprenne qui pourra !

A moins de décrypter ces évènements à la lueur des intérêts stratégiques des USA et l'Allemagne.

   * Pour les américains, l'objectif était d'affaiblir deux puissances mondiales et donc deux rivales potentielles : l'Europe et la Russie. La Russie, en la ceinturant d'états musulmans hostiles (la fameuse ceinture verte). L'Europe et la Russie, en donnant un signal d'encouragement puissant aux nombreuses minorités (basques, bretons, corses, Ossètes...). (1)

   * Pour l'Allemagne, l'objectif était également d'affaiblir les états européens car tout le monde peut aujourd'hui le constater : plus l'Europe se développe, plus les nations s'atomisent et plus l'Allemagne se renforce.

L'Allemagne et ses principaux ex-alliés de la seconde guerre mondiale, Croatie et Italie, furent les premiers à reconnaître l'indépendance du Kosovo, bafouant le droit international ; Allemagne qui fut pourtant la principale responsable de la dislocation de la Yougoslavie et donc de la guerre opposant les Serbes aux Croates au début des années 90, en reconnaissant l'indépendance de la Croatie de manière prématurée (2). Malgré l'Europe supra-nationale et contrairement à la France, l'Allemagne n'oublie pas ses intérêts nationaux en renouant avec son ancienne Ost-politik.

Cette reconnaissance du Kosovo s'éclaire d'ailleurs d'une lumière nouvelle, au regard des évènements de la crise de la dette. Il semble de plus en plus évident pour beaucoup de Français que le gouvernement de M. Sarkozy (3), à l'instar du gouvernement de Vichy, a décidé de défendre, coûte que coûte, les intérêts allemands. Car défendre cette politique d'austérité au prix du sacrifice des peuples d'Europe du sud (et bientôt des Français), c'est évidemment défendre les intérêts allemands.

Il est d'ailleurs amusant que cette allégeance à la puissance allemande se fasse, comme en 1940, sur des bases idéologiques. Pétain répugnait à voir le monde ouvrier accéder petit à petit, à force de luttes, à un statut d'autonomie politique dans la société française. Il préféra donc s'allier au nazisme, ruiner son pays, sacrifier son peuple et asservir son propre pays plutôt que de voir les humbles accéder à la Démocratie, et donc, par voie de conséquence, à un certain niveau de vie (4).

Et c'est pour les mêmes raisons que nos élites n'ont eu de cesse, et ce depuis le Général de Gaulle, de confisquer la Démocratie, de la vider peu à peu de son contenu (5), car elles n'ont jamais supporté de voir le peuple français accéder, dans les années 60, à un tel niveau de vie et à un tel statut d'autonomie politique.

Nazisme hier, libéralisme aujourd'hui.

Et demain, le peuple français se réveillera t-il ?

 

(1) Il n'est d'ailleurs pas exclu que certaines minorités d'origine étrangère comme les minorités musulmanes de France réclament une autonomie partielle dans certaines régions françaises et ce dans un avenir très proche.

(2) La Serbie paya très cher son opposition aux nazis dans les années 40.

(3) On pourrait en dire autant des divers gouvernements depuis Giscard.

(4) Car si vous perdez la Démocratie, vous perdrez rapidement votre niveau de vie.

(5) Grâce à cette fameuse (fumeuse) Europe !

Nous devons nous préparer aux elections

"La prostitution est grave parce qu'elle est l'avilissement de l'amour. La prostitution électorale est grave parce qu'elle est l'avilissement d'une institution qui fut aimée ; par des hommes généreux ; d'une institution pour qui ont pensé deux siècles de penseurs, pour qui ont travaillé deux siècles d'ouvriers, pour qui ont souffert, pour qui beaucoup d'homme des générations précédentes sont morts.

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25/05/2011

Eugénisme et libéralisme

« Vint enfin un temps où tout ce que les hommes avaient regardé comme inaliénable devint objet d'échange, de trafic et pouvait s'aliéner. C'est le temps où les choses mêmes qui jusqu'alors étaient communiquées mais jamais échangées ; données mais jamais vendues ; acquises mais jamais achetées - vertu, amour, opinion, science, conscience, etc. - où tout enfin passa dans le commerce. C'est le temps de la corruption générale, de la vénalité universelle, ou, pour parler en termes d'économie politique, le temps où toute chose, morale ou physique, devenue valeur vénale, est portée au marché. »

 

Karl Marx « Misère de la philosophie » 1847

 

Quel chemin parcouru depuis par cette idéologie totalitaire (1) que l'on nomme le libéralisme (2). De la Renaissance à aujourd'hui, ce cancer déshumanisant n'a cessé de croître au dépens de l'homme (3)...

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05/12/2009

L'Europe, une Démocratie ?

Préoccupation concernant le référendum sur les minarets

Déclaration du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland

Strasbourg, 30.11.2009 - “Gardant à l’esprit que le droit de débattre et de voter sur des questions importantes pour la société est un droit fondamental des Etats démocratiques, le référendum qui s’est tenu hier sur la construction de nouveaux minarets en Suisse soulève néanmoins la question de savoir si les droits fondamentaux individuels, protégés par des traités internationaux, devraient être soumis à des référendums populaires.

L’interdiction de construire de nouveaux minarets touche à la liberté d’expression, à la liberté de religion et à l’interdiction de toute discrimination, qui sont garanties par la Convention européenne des droits de l’homme. C’est pourquoi, si la Cour européenne des droits de l’homme était saisie d’une requête, ce serait à elle de décider si l’interdiction de construire de nouveaux minarets est compatible avec la Convention.” source

 

minaret.jpg

 

Les suisses ont-ils votés contre les libertés religieuses d'une minorité ou bien contre les symboles (de plus en plus) visibles et ostensibles d'une religion dominatrice, et de plus en plus conquérante ?

Et pourquoi les élites européennes font-elles semblant de se méprendre sur les réelles intentions de leurs peuples ? Pourquoi font-elles toujours semblant de croire que les réactions populaires sont inévitablement empreintes d'intolérance et/ou de xénophobie, ? Alors même que l'Europe est le continent le plus tolérant au monde ! L'intolérance est-elle, aujourd'hui, le fait de la vieille Europe ou bien de l'Islam ? Est-ce la « minorité » musulmane en Europe qui est persécutée ou bien les minorités chrétiennes en terre d'Islam ?

Cynisme ou stupidité de la part de nos élites ? Les deux, peut-être ?


Le français vont enfin comprendre (du moins je l'espère) les liens étroits qui existent entre la souveraineté , la liberté, la prospérité et la paix civile d'une Nation.

17/03/2009

De la République au communautarisme.

images.jpegQuelle signification donner à l’obsession dont font preuve nos élites au sujet de la discrimination raciale ?

Selon Julien Landfried (1), la dérive idéologique de la "gauche" française (qui de la lutte des classes a abouti à la lutte des races) serait essentiellement liée à la chute des systèmes communistes et donc à l’effondrement de l’idéologie marxiste.

Cette explication n'est pas fausse, mais comment justifier le fait que la "gauche non totalitaire" ne soit pas revenue vers l'idéal républicain, seule idéologie qui ait permis d'approcher, dans les pratiques, l'humanisme universaliste des Lumières ?


Revenons en arrière : à partir de quel moment la gauche française a-t-elle décidé d'abandonner l'idéologie marxiste ? Ce n'est pas en 1989, date de la chute du mur de Berlin, mais bien en 1984 que notre gauche s'est caviardisée sans complexes. Après avoir conquis le pouvoir avec des discours révolutionnaires et subversifs, il ne lui restait plus qu'à se débarrasser d'une idéologie devenue un tantinet encombrante.

Mais alors pourquoi ne pas revenir à l'idéal républicain ? Tout simplement parce que  l'homme et la collectivité humaine sont les buts suprêmes de la République (l'argent et le profit y étant subordonnés). Mitterrand a très vite compris, en bon opportuniste, qu'il était risqué pour sa carrière de mordre la main qui l'avait financé, alors qu'il est si simple d'endormir le peuple à grand renfort de propagande et de slogans.
J'ajouterais que les principes républicains n'éludent pas les conflits internes à la société (contrairement aux idéologies totalitaires comme le fascisme, le communisme ou le communautarisme) ce qui peut sembler dangereux pour toute personne ou organisation désirant garder le pouvoir pour le pouvoir.

Au moment même où elle accédait au pouvoir, et après avoir usé de toutes les ficelles de la démagogie, la gauche se voyait bien embarrassée avec ces deux idéologies qui pouvaient désormais se révéler à double tranchant. Face aux réalités du pouvoir, le temps des discours démagogiques était compté, la croisée des chemins était proche : il fallait désormais choisir entre l'éthique de la responsabilité avec tous les risques qu'elle implique, et l'éthique du mensonge, seule à même de garantir la conservation du pouvoir à moyen terme.

C'est en lorgnant du côté des USA que la gauche française a trouvé son nouveau crédo : la lutte contre les discriminations raciales et le retour aux communautés. Rien de tel pour diviser un peuple et occulter les problèmes économiques ; en effet, ces nouveaux dogmes présentaient l'immense avantage de limiter les conflits sociaux ascendants (revendications salariales pour n'en citer qu'un) et d'étendre les conflits transversaux (conflits inter-ethniques, religieux, sexuels...), tout ceci pour le plus grand profit des classes possédantes qui se voyaient libérées de toutes les pressions sociales que la République et le marxisme leur avaient imposées depuis 1944. Ce qui explique, en partie, pourquoi la droite française n'a, depuis, jamais vraiment contesté cette idéologie, se contentant de mimer la pantomime du conflit droite/gauche au grand théâtre des illusions cathodiques.

C'est donc dans la deuxième partie des années 80 qu'a commencé la propagande anti-raciste. Propagande digne de Staline ou de Goebbels, menée de main de maître par Mitterrand en personne. Goebbels était parvenu, en quelques mois, à faire croire aux Allemands qu'ils étaient antisémites ; Mr Mitterrand, quant à lui, a convaincu les français qu'ils étaient racistes tout en se faisant passer pour un humaniste : artiste diabolique..... mais artiste quand même.

Je vois poindre sur les lèvres de nos bien-pensants l'objection qui, depuis trente ans, clôt tout débat sur le sujet : "Monsieur, vous êtes un raciste qui voudrait occulter les problèmes de la discrimination raciale dans notre pays" ?

Mon propos n'est pas d'occulter ce problème ; le racisme existe sans nul doute dans notre pays (quel pays pourrait se targuer de n'avoir aucun citoyen raciste ?) et le combattre est une nécessité. Mais j'ai également l'intime conviction que l'intérêt récent de nos élites pour les problèmes raciaux cache des motivations moins avouables, disons plus sonnantes et trébuchantes !


Ainsi, il ne fait aucun doute dans mon esprit que le pseudo-combat contre la discrimination raciale n'est qu'une manipulation servant à masquer une autre discrimination tout aussi destructrice socialement et bien plus gênante pour les classes possédantes mais qui est pourtant passée totalement sous silence : la discrimination politique et syndicale dans les entreprises.

Pendant que les marionnettes de Mr Mitterrand criaient "Touche pas à mon pote", les entreprises licenciaient les syndicalistes à tour de bras et ce, dans un silence médiatique total.
Une coïncidence ? Un hasard ? Une contradiction à coup sûr pour un parti qui se disait socialiste.


Prenons l'exemple de la  grande distribution, grosse pourvoyeuse de fonds des partis politiques dans les années 80. Les méthodes utilisées, à l'époque,  par ces enseignes pour décourager leur personnel de jouir de leurs droits (sociaux, économiques et politiques) étaient pour le moins brutales, inhumaines et, la plupart du temps, illégales. Beaucoup d'extensions en CDEC (2) étaient liées à la corruption, le droit du travail était interprété à la sauce "ultra-libérale", le harcèlement moral était préconisé comme un mode de management normal dans la formation des cadres...

Combien d'employés du commerce sur le carreau, dépressifs ou suicidés ? Combien de "unes" dans les grands médias ? Comme si la couverture médiatique était inversement proportionnelle à la représentativité du phénomène. Un hasard ou bien une nécessité pour nos élites ?

L'anti-racisme, nouvelle invention des possédants pour escamoter le concept de lutte des classes et combattre la démocratie républicaine, deux derniers obstacles idéologiques à leur hégémonie économique et politique, à l'instar des élites américaines ! Car seules ces deux idéologies furent, dans notre Histoire récente, de puissants leviers qui permirent la remise en cause de l'ordre établi.

Notes :

(1) Julien Landfried, cofondateur et directeur de l’Observatoire du communautarisme (www.communautarisme.net)

(2) Permission d'extension de la surface commerciale autorisée à l'accès au public délivrée par la Commission Départementale d'Equipement Commercial.