18.12.2007

Un seul objectif : un référendum !

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J'ai plaisir à visiter le site " L'Observatoire de l'Europe après le Non " pour la qualité de ses articles. Je fus donc fort surpris en lisant l'article de Monsieur Christophe Beaudouin intitulé " Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient " et publié récemment sur son site. Dans cet article, l'auteur retrace toutes les péripéties de la fameuse constitution de 2005, rejetée par le suffrage direct, et qui semble prendre le chemin de la ratification parlementaire ; en bref, la petite histoire d'un véritable déni de démocratie, manigancé par Mr Sarkozy et soutenu par l'ensemble de l'oligarchie politico-médiatique.909c6a8a59cf811a4d7658dc11d719d7.jpg


Mon désaccord ne porte pas sur cette partie de l'article mais sur le paragraphe " L'élection européenne tiendra lieu de référendum".En effet, Mr Beaudoin semble penser que le combat est perdu d'avance et se place dans la perspective des élections européennes de 2009 qui permettraient, selon lui, l'expression d'un débat sur le sujet.
Je pense quant à moi que laisser croire à un report possible du combat n'est pas le meilleur moyen de rassembler les volontés. Toutes les énergies doivent être actuellement dirigées vers un seul objectif : obtenir un référendum sur le traité de Lisbonne.f49e9140d59d85629d09fbb6cc56deb9.jpg

Pourquoi ?
D'abord, je rappelle que la demande d'un référendum est déjà, en soi, une humiliation et une défaite puisque l'on voterait à nouveau sur un sujet qui a été tranché précédemment.a9a0c8cb552c83f60547ff848a8c5e5f.jpg
De plus, dans le cas d'une deuxième victoire du non, rien n'empêcherait les oligarques de proposer ultérieurement le même texte en misant sur la propagande jusqu'à obtenir satisfaction. N'est-ce pas ce qui s'est déjà passé dans certains pays pour leur entrée dans l'union ?
Cependant, malgré ces méthodes dignes d'une république bananière, nous n'avons pas d'autre choix que de réclamer la tenue d'une nouvelle consultation populaire.

Il me semble évident que nos dirigeants ne se soucient plus du peuple. La deuxième moitié du vingtième siècle a été l'âge d'or de la démocratie parce que les puissants craignaient que le petit peuple ne s'allie aux communistes.La puissante URSS ayant disparue, les élites reprennent leurs habitudes séculaires. Par conséquent, céder sur la ratification du mini-traité, c'est se lier un peu plus les mains et perdre une marge de manoeuvre supplémentaire. 41df960bac56782f3fcf3f6749ff047b.jpg
La loi peut être une arme redoutable car elle apparait toujours comme transcendante quelque soit sa légitimité : il sera donc très difficile de revenir en arrière.
Une fois le traité entériné, les oligarchies n'hésiteront pas à se servir des opinions publiques européennes comme moyen de pression psychologique contre le peuple français, en s'appuyant sur le semblant de légitimité que peut avoir un traité qui a force de loi (éléments qui s'ajouteront aux immenses moyens de propagande dont ils disposent déjà).
J'ai même l'intime conviction qu'ils n'hésiteraient pas à user de la coercition physique pour imposer leurs vues si cela s'avérait nécessaire.
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Notre combat est un combat de partisans sans moyens, acculés à la mer, et qui ont, face à eux, une "armée ultra-moderne et suréquipée". Chaque pouce de terrain doit donc être défendu avec acharnement car chaque repli augmente de façon exponentielle la puissance de l'adversaire.
Quand on se lance dans une bataille qui pourrait se révéler décisive, il y a donc quelques règles à respecter : mettre toutes ses forces dans la balance et ne pas laisser croire que la victoire peut être atteinte par d'autres moyens, sous peine de voir les désertions se multiplier.

Je me suis permis cette digression pour illustrer mon propos car je suis convaincu que le temps joue contre nous. Chaque minute qui passe permet à nos adversaires politiques d'acquérir une position plus avantageuse et donc de resserrer un peu plus leur étreinte.

Nous devons donc utiliser tous les moyens démocratiques disponibles pour obtenir ce référendum : susciter le débat démocratique, informer et éclairer les citoyens sans manipulation (notre force résidant dans notre cohésion idéologique), mettre à jour les erreurs et les contradictions de nos adversaires, et enfin, argumenter sans relâche pour gagner les coeurs et les esprits.